LA PENTECÔTE

La première manifestation de l’Esprit-Saint au cénacle fut un vent impétueux. Les événements de Lourdes commencent le 11 février 1858 par deux « violents coups de vent. » Bernadette se sent prise dans le souffle du vent mais observe que les branches des arbres sont immobiles, que les feuilles ne tremblent absolument pas. L’Esprit-Saint se manifeste et s’apprête à parler par son épouse, Marie, l’Immaculée Conception.

Au temps de la Pentecôte, l’Esprit-Saint a donné aux apôtres de s’exprimer en d’autres langues et les a investis d’une sagesse capable de confondre les plus intelligents.

L’Esprit-Saint a fait de même pour Bernadette. Pendant les différents interrogatoires, ses réponses jaillissent d’elle sans aucune réflexion et sa sagesse stupéfie tout le monde. Rappelons-nous le témoignage de Monseigneur Fourcade venu à Lourdes en 1863 pour voir Bernadette : « s’exprimant dans un français correct, clair, précis, sans chercher un instant ses mots, elle est imperturbable et rien ne l’embarrasse. On dirait que des réponses toujours satisfaisantes jaillissent de ses lèvres, en quelque sorte à son insu, comme par inspiration… ». C’est la réalisation de la promesse du Sauveur : « Je vous donnerai une sagesse à laquelle personne ne pourra ni répondre ni résister » (Matthieu 21, 15).

Que Notre-Dame de Lourdes nous obtienne les sept dons qui transformeront nos âmes. Que Bernadette nous obtienne d’être docile à l’action de l’Esprit-Saint.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

L’ASCENSION

Le soir du Jeudi-saint, Jésus dit à ses disciples : « Je m’en vais vous préparer une place au ciel » (Jean 14, 3). La Rédemption n’a d’autre but que celui de nous ouvrir le Royaume des cieux et la vie éternelle avec Dieu.

A la troisième apparition, la « belle Dame » dit à Bernadette : « Je ne vous promets pas d’être heureuse en ce monde mais dans l’autre. » Par ces mots, Marie ne donne pas à sa messagère un « laissez-passer » pour l’au-delà, qui la dispenserait de tout effort de conversion. Au contraire ! Ce ne sont pas les apparitions, qui ont fait de Bernadette une sainte mais bel et bien le profit qu’elle a su en tirer. » La promesse de Marie, qui vaut pour chacun d’entre nous, constitue l’engagement que tous les efforts de conversion sont récompensés par la vie éternelle avec elle, avec Dieu. Beaucoup interprèteront mal les mots de Marie et envieront Bernadette, pensant qu’elle sera sauvée à moindre effort de sa part. Ils seront vite détrompés par son humilité et tout ce qu’elle mettra en œuvre pour se montrer digne de l’engagement de Marie.

Durant sa vie, Marie a connu la solitude, la pauvreté, l’exil, les heures de tristesse, les contradictions de la vie publique de Jésus, sa Passion, la séparation après l’Ascension, les premières persécutions de l’Eglise. La vie de Bernadette sera comparable à celle de Marie en bien des points et ira crescendo au niveau de la souffrance physique et de la détresse morale (qui bien souvent accompagne l’épreuve de la maladie). Pour encourager sa confidente, Marie fait entrevoir à Bernadette la splendeur des cieux, qui devient réalité dans sa beauté surnaturelle, et l’assure que la promesse de Jésus « je m’en vais vous préparer une place au ciel » (Jean 14, 3) se réalisera pour elle (et pour nous).

Que Notre-Dame de Lourdes nous aide à élever souvent nos pensées vers le Ciel de gloire où, avec Jésus, elle nous attend. Que Bernadette nous donne l’espérance de la rejoindre.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

LA RÉSURRECTION

La porte du tombeau est scellée. Des gardes sont postés à son entrée et veillent nuit et jour. Cependant, toutes les précautions prises tant par les pharisiens que par les Romains, ne pourront rien contre Dieu et sa puissance de vie. C’est un corps affreusement torturé, qui est déposé dans le sépulcre le soir du vendredi. C’est un corps restauré dans sa chair, débordant de vie, qui sort du tombeau le matin du dimanche, le premier jour de la semaine. L’humanité de Jésus possède maintenant la vie nouvelle des corps glorieux. Dans le Credo, nous disons : « Je crois en la résurrection de la chair. » Nous aussi, à la fin du monde, nous entrerons, avec nos corps, dans cette vie qui ne finira jamais. Le corps de Bernadette, resté intact, nous rappelle cette réalité future de la résurrection de notre corps.

Chaque fois que Bernadette voyait « la belle Dame », elle avait comme un avant-goût de cette vie future. Dès que Marie se présentait à elle, « comme si un éclair l’avait frappée », déclare un témoin, Bernadette « faisait un soubresaut d’admiration et paraissait naître à une seconde vie » et tout son être n’était plus que frémissement de joie. Sa mère, Louise Soubirous, voit Bernadette en extase pour la première fois lors de la quatrième apparition ; elle assiste à sa transformation et s’écrie avec angoisse : « Oh, mon Dieu, ne m’enlevez pas mon enfant. » D’autres témoins déclarent : « Oh. Comme elle est belle ! » Un monsieur, à qui l’on demande avec ironie : « Vous n’avez rien vu ? », réplique : « Si, j’ai vu Bernadette. » Jeanne Abadie, sa camarade, déclare : « Elle semblait un Ange ! » Si la vue de l’Immaculée, dans toute sa splendeur de créature pleinement rachetée, suffit pour transfigurer Bernadette, quel sera notre bonheur quand nous verrons Dieu, face à face. Préparons cette vie nouvelle, faite de beauté et de joie en Dieu, par une sincère conversion.

Que Notre-Dame de Lourdes nous aide et nous encourage par son lumineux exemple, à renaitre à une vie toute nouvelle d’enfant de Dieu. Que Bernadette nous accompagne sur notre chemin de conversion.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

INTRODUCTION AUX MYSTERES GLORIEUX

En se présentant dans la grotte de Lourdes dans toute sa splendeur immaculée, Marie montre à Bernadette ce qui l’attend au Ciel si, comme Elle, elle se laisse sauver par Jésus. Marie a écouté la parole de Dieu et l’a mise en pratique ; c’est ce qui fait sa gloire au Ciel, ce pourquoi toutes les générations la disent bienheureuse.

La beauté de Marie est telle, que pour Bernadette, il est inenvisageable de ne pas répondre à son invitation à la conversion. Elle dira : « elle est si belle qu’on voudrait mourir pour la revoir. »

Dans sa châsse de Nevers, le corps de Bernadette est demeuré incorrompu. Bernadette ne participe pas au privilège unique de Marie en son assomption d’entrer corps et âme au Ciel. Cependant son corps demeuré intacte témoigne de la véracité du message qu’elle a transmis et de la récompense qui attend au Ciel ceux qui l’entendent et y répondent.

Dans la dépouille de Bernadette demeurée incorrompue, nous voyons la réalisation, et de la promesse de la belle Dame de la rendre heureuse dans l’autre monde, et des paroles du Credo : « je crois en la résurrection de la chair et en la vie éternelle. Amen. »

Oui, nous avons une âme à sauver. C’est là le message de Marie transmis par Bernadette. Ne l’oublions jamais !

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

LE CRUCIFIEMENT

Contemplons Jésus mourant sur la Croix. Il a soif. Pour l’étancher, on lui tend une éponge fixée au bout d’un roseau et imbibée de vinaigre. A cause de ses plaies aux lèvres, ce qui devait être un soulagement s’avère un nouveau supplice. Jésus ne se plaint pas : plus que d’eau, Il a soif du salut des âmes. Plus d’un mystique a perçu dans la soif du Sauveur un appel à œuvrer pour que son sacrifice sur la Croix ne soit inutile pour personne.

La mort de Bernadette ressemble à celle de Jésus. Dans les derniers moments de sa vie, elle parle très peu car écrasée par la douleur notamment au niveau de la poitrine. Elle dit : « je suis moulue comme un grain de blé. » On l’entend dire : « Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces. » Puis elle s’écrie : « J’ai soif. » On lui humecte les lèvres. Une sœur lui souffle à l’oreille : « vous êtes à présent sur la Croix. » Elle fait une dernière fois son admirable signe de croix. Son adieu à ce monde plein d’orgueil va être un acte de profonde humilité : « Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi… pauvre pécheresse… pauvre pécheresse… » Puis, elle incline la tête et expire. Les derniers mots de ses notes intimes avaient été : « Plus je serai crucifiée, plus je me réjouirai. »

Que Notre-Dame de Lourdes, qui n’ignore rien de la manière dont chacun d’entre nous passera de ce monde à l’autre, nous assiste à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires au Salut. Que Bernadette nous aide à nous y préparer dès maintenant.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

LE PORTEMENT DE CROIX

Contemplons le Sauveur, à bout de forces, montant péniblement au Calvaire, écrasé par le poids de la croix, tombant à terre, relevé à coups de pieds et de fouets.

Dans ses notes intimes, Bernadette écrit : « Me rappeler la tentation de ce religieux, hésitant un jour, à cause de la fatigue, à continuer sa route pour aller dire sa messe. Notre-Seigneur lui apparut et lui montra la plaie de son Cœur en lui rappelant que la fatigue ne l’avait pas empêché d’aller jusqu’au sommet du Calvaire. »

« Courage – Savoir me faire violence – Après tout, s’il y a fatigue, s’il y a épuisement, me reposer sur le Cœur de Jésus. »

Notre-Dame de Lourdes aidez-nous à porter vaillamment notre petite croix de tous les jours. Sainte Bernadette obtenez-nous le même courage que vous, la même détermination à réaliser notre Salut.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

LE COURONNEMENT D’ÉPINES

Jésus est le Fils de Dieu et on le condamne pour blasphème. Il est le Roi des rois et on se joue de Lui. Aucune couronne n’est digne de Lui et la seule qu’on Lui impose, c’est un casque d’épines. Pour être sûr qu’elle ne tombe pas, on la lui enfonce dans la tête à coups de bâtons. Outre la douleur physique extrême due aux épines qui s’enfoncent dans son crâne, Jésus est moqué, ridiculisé, humilié. Notre Sauveur expie, de la manière la plus douloureuse, la plus humiliante qui soit, notre orgueil, notre vanité, notre égoïsme, notre amour-propre.

Marie a promis le bonheur éternel à Bernadette, lui disant : « Je ne vous promets pas d’être heureuse en ce monde mais dans l’autre. » Beaucoup de personnes ont envié Bernadette pour ces paroles et surtout pour le fait, pensaient-ils, que cela la dispensait de tout effort de conversion : « quoi qu’il advienne tu iras au paradis » lui disait-on. Elles oubliaient la première partie de la promesse de Marie… Bernadette, elle, avait bien compris qu’il lui fallait atteindre la perfection chrétienne pour être rendue digne d’une telle élection. Dans ses notes intimes, elle écrit :

« Dans les mépris et les humiliations de la part de mes supérieures ou de mes compagnes, remercier tout de suite Notre Seigneur comme d’une grande grâce. »

« O mon âme, soyez fidèle imitatrice de Jésus. Lui, doux et humble de cœur. Une personne qui aura été humble de cœur doit être glorifiée. Quelle sera la couronne de ceux qui, humbles au dedans et humiliés au dehors, auront suivi l’humilité du Sauveur dans toute son étendue. »

« Mes désirs étaient que l’on n’eût de souvenir de moi que pour me mépriser, m’humilier et me dire des injures puisque rien, en effet, ne m’était dû que cela. »

« Travailler énergiquement à détruire l’amour et l’estime de moi-même. »

Bernadette a été la messagère choisie par la Reine du Ciel. Jamais, la grâce insigne des apparitions n’a suscité chez elle le moindre orgueil. Toute sa vie, elle se tiendra pour une grande pécheresse et travaillera énergiquement à sa conversion. L’une de ses dernières paroles fut : « sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi pauvre pécheresse… pauvre pécheresse… »

Que Notre Dame de Lourdes nous donne de pénétrer le mystère du Sauveur humilié pour apprendre de lui la « douceur et l’humilité de cœur. » Que Bernadette, nous obtienne de travailler sincèrement à notre conversion.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

LA FLAGELLATION

Regardons Jésus supporter les coups de la flagellation dont l’intensité augmente avec la hargne des bourreaux, frustrés de ne pas réussir à Lui arracher la moindre plainte.

Jésus ne se complait pas dans la douleur ; Il rebute à la souffrance autant que nous ! Cependant, Il l’accepte, pour nous, pour son Père, pour réparer toutes nos sensualités. Il n’est pas un péché de la chair que Jésus n’a pas réparé dans par sa flagellation.

Le 21 février 1858, la « belle Dame » de Massabielle regarde au loin, le visage empreint d’une grande tristesse. Puis, elle s’adresse à Bernadette : « priez Dieu pour les pécheurs. » Le 24 février, pendant l’extase, soudain une immense tristesse paraît sur le visage de Bernadette. Des larmes coulent sur ses joues. Elle se tourne vers la foule et crie : « Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! » Le 25 février, Bernadette s’avance à genoux jusqu’au centre de la grotte où « la Dame » l’a précédée : on l’y voit baiser la terre, manger de l’herbe amère, gratter la terre et boire de l’eau vaseuse. Lorsqu’on lui demande pourquoi elle fait cela, elle répond que la Dame le lui a demandé pour la conversion des pécheurs.

Bernadette ne s’est pas contentée de transmettre la consigne de Marie : « Pénitence ! Priez pour la conversion des pécheurs. » Elle en a appliqué tout le programme. Au couvent des sœurs de la charité de Nevers, on l’affectera à l’infirmerie Sainte Croix, mais elle y sera bien plus souvent patiente que soignante. Ses proches décrivent combien les souffrances de sa dernière maladie étaient atroces. La poitrine, épuisée, était tout en feu. Les os du genou rongés par une carie dévorante. Les semaines passées à l’infirmerie sont pour Bernadette un temps d’épreuve aussi bien physique que morale. Outre les douleurs lancinantes liées à ses maladies, elle se sent inutile et même un poids pour ses consœurs. « Ma seule arme est la prière » dira-t-elle. Sa force, sa confiance, elle les demande à Dieu, les puise en Jésus sur la Croix. Voyant un jour Bernadette accablée de souffrances, Mère Eléonore Cassagne lui dit : « Nous allons prier pour que Dieu vous soulage. » Bernadette répond avec vigueur : « Non, non, pas le soulagement mais la force et la patience. »

Que Notre-Dame de Lourdes nous obtienne force et courage dans les épreuves. Que Bernadette nous obtienne de ne pas ménager notre peine au service de Dieu.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

L’AGONIE AU JARDIN DES OLIVIERS

C’est une heure de grande solitude pour Jésus. Il sait, dans les moindres détails, tout ce qui va se passer depuis cet instant jusqu’au dernier cri qu’il poussera du haut de la croix dans l’après-midi du Vendredi-saint, juste avant de remettre son esprit entre les mains du Père. Il sait tout ! Il accepte tout ! Malgré la fermeté de sa volonté, malgré son désir de se donner pour la gloire du Père et notre salut, il est ébranlé par les sentiments propres à notre nature humaine : il a peur. Afin de conjurer son angoisse, si intense qu’elle se traduit par une sueur de sang, Il prie et demande à ses disciples, notamment à ses Apôtres les plus proches (ceux-là mêmes qui l’ont vu transfiguré sur le Thabor), de prier avec Lui et de Lui tenir compagnie. Mais, vaincus par la fatigue, ces derniers s’endorment et ne se rendent pas compte de l’extrême détresse de Jésus. La seule consolation du Sauveur vient d’un ange, que le Père Lui envoie pour le fortifier.

Chacun d’entre nous traverse la même solitude dans les grandes épreuves de sa vie, notamment la maladie. Même en étant entouré d’une famille dévouée, d’amis empressés, chacun reste pourtant seul face à sa propre souffrance. Personne ne saurait la vivre à notre place, personne ne peut l’adoucir. Afin de nous fortifier dans l’épreuve, il n’y a qu’un seul recours et nous ne l’envisageons que quand tous les autres moyens ont échoué : la prière. Dieu est là, intimement uni à chacun d’entre nous dans la souffrance, même si notre prière semble alors sans réponse immédiate. Il ne supprime pas la souffrance d’un coup de baguette magique mais, comme pour son Fils, il nous fortifie et nous soutient pour traverser l’épreuve de la maladie dans la foi, l’espérance, la charité.

Marie dit à Bernadette qu’elle ne lui « promet pas de la rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre. » En effet, Bernadette traversera de nombreux jours de souffrances morales et de maladie. Elle dira plusieurs fois que les bienfaits, qui coulent de la source de Massabielle, ne sont pas pour elle. Marie n’a pas épargné la souffrance à Bernadette mais lui a fait la grâce insigne d’une union intime, profonde à la Passion de Jésus. En effet, le jour de Pâques, qui précéda sa mort (16 avril 1879), Bernadette confie à une religieuse du couvent de Nevers : « Ce matin, après la communion, j’ai demandé cinq minutes de répit à Jésus pour pouvoir lui parler à mon aise mais il n’a pas voulu me les donner. » Dans la nuit du 14 au 15 avril, on l’entend crier, avec des accents de la plus profonde détresse : « Va-t’en Satan. Va-t’en Satan. » Dans la nuit du 15 au 16 avril, elle agrippe la main de Sœur Nathalie qui la veille et dit d’une voix basse, crispée, pleine de terreur : « J’ai peur ! J’ai peur ! » Bernadette meurt cependant avec un sourire et, dit-on, en ayant vu une dernière fois en ce monde la belle Dame de Massabielle.

Nos péchés ont coûté cher au Sauveur, à sa Mère Immaculée, à toutes les âmes victimes, qui se sont associées à la Passion de Jésus pour contribuer au salut de tous. Entendons l’appel à la conversion de Notre-Dame de Lourdes, imitons l’exemple de Bernadette et demandons une véritable contrition de nos péchés.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

INTRODUCTION AUX MYSTERES DOULOUREUX

Le message de Notre-Dame de Lourdes ne se limite pas à ses apparitions dans la grotte de Massabielle. En effet, toute la vie de Bernadette, surtout au couvent saint Gildard de Nevers, en est le prolongement et l’illustration.

Toute sa vie, Bernadette a pratiqué la pénitence et prié pour la conversion des pécheurs. Elle a tout mis en œuvre pour avoir le bonheur de revoir la belle Dame dans l’autre vie.

Comme Marie qui, durant sa vie, a joint l’exemple à la parole, Bernadette a mis l’Evangile en pratique. Elle ne s’est pas reposée sur la promesse de Marie de la rendre heureuse dans l’autre monde, sans plus s’inquiéter de rien. Au contraire, elle a tout mis en œuvre pour se montrer digne de la promesse de Marie.

Marie n’a pas promis à Bernadette de la rendre heureuse en cette vie. En effet, elle n’a pas épargné à sa confidente de traverser de grandes épreuves. Même si elles répugnent à notre nature, les souffrances sont les plus grands dons de Dieu car elles nous configurent à Jésus, le serviteur souffrant. Et, Bernadette a été gâtée sur ce plan.  Sa vie a été un long chemin de croix.

Cependant, si on demandait à Bernadette si elle a été heureuse pendant sa vie terrestre, elle répondrait certainement que oui car, même au plus fort de la douleur, elle est reste unie à Jésus, qui est seul à pourvoir combler un cœur humain même dans l’adversité.

Prions

Une Dizaine du chapelet (Pater, 10 Ave, Gloria)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (ter)

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

Sainte Bernadette, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.