Méditons
Nous aimons Marie parce qu’avec elle, nous sommes assurés du triomphe final sur le mal.
Au vieux serpent qui causa la chute d’Adam et Ève, nos premiers parents, Dieu dit : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15). Dès le début, Dieu a promis la victoire finale sur le mal figuré par le serpent, même si cette victoire se fera dans la douleur. Le talon que mordra le serpent, c’est la descendance de la femme, c’est-à-dire nous tous qui sommes les enfants de Marie par la grâce.
Marie est l’arche de la nouvelle alliance, car c’est en son sein qu’elle porta Jésus, le Sauveur de tout homme. L’arche d’alliance des Hébreux, qui contenait les tables de la loi, un peu de manne et le bâton d’Aaron qui avait fleuri, préfigurait Marie. Les Hébreux la portaient toujours avec eux afin qu’elle les protège et leur donne la victoire dans les combats. Pour nous chrétiens, la présence de Marie, l’arche de la nouvelle alliance, nous assure de la présence à nos côtés de Jésus et, par conséquent, de toute la Sainte Trinité. Et si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ?
En nous donnant Jésus, le vainqueur de la mort et du péché, et en nous gardant toujours proches de lui par la grâce, Marie nous donne de participer à la victoire de Jésus sur la mort et le péché.
À Fatima, après avoir montré l’enfer à ses trois confidents et révélé la dévotion à son Cœur Immaculé que Dieu veut instaurer dans le monde pour sauver les pécheurs, elle dit : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera » (13 octobre 1917). Si elle fait cette promesse, c’est qu’elle peut la tenir et que, par sa voix, c’est Dieu lui-même qui s’engage à la réaliser.
Nous aimons Marie parce qu’avec elle, la désespérance ne peut pas nous gagner. Si nous lui demeurons fidèles, nous sommes assurés que Dieu combattra pour nous comme il le fit en son temps pour les Hébreux. Si nous répondons à ses appels, notamment de réciter le chapelet chaque jour, comme elle le demande avec une particulière insistance à Fatima, nous contribuons au triomphe de son Cœur Immaculé. Toutes les clés de notre avenir sont à notre disposition, mais il nous faut vouloir les utiliser pour déverrouiller les portes du Ciel.
Marie, Notre Dame du Très Saint Rosaire, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

