Les instruments de la Passion

Sur l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours, nous voyons les archanges Michel et Gabriel présenter à Jésus les instruments de la Passion. Saint Michel exhibe la lance avec laquelle le côté de Jésus sera ouvert, le roseau surmonté de l’éponge ainsi que le récipient de vinaigre qui servira à étancher sa soif. Saint Gabriel porte la croix et les clous du crucifiement.

Chaque archange se sert d’un linge pour porter les instruments de la Passion, en signe de respect car notre Salut a été accompli au moyen de ses instruments. Parce que Jésus est victorieux de la mort et du péché, tout ce qui touche à sa personne est digne de vénération, source de bénédiction, et doit être manipulé avec respect, surtout ce qui est en lien avec sa Passion.

Les archanges présentent ces instruments à Jésus enfant pour signifier qu’il est vainqueur de la mort et du péché dès le premier instant où notre Salut a été décrété par Dieu c’est-à-dire dès la chute d’Adam et Eve : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3, 15).

Enfin, les linges suggèrent le respect dû à Dieu pour ce qu’il est, pour ce que nous lui devons. Le Père a livré son Fils unique pour notre Salut, le Fils s’est livré pour nous arracher à la mort éternelle au prix d’indicibles souffrances. Dans ce sens, Jésus dit à sainte Angèle de Foligno : « ce n’est pas pour rire que je t’ai aimé. »

Les archanges, et les linges dont ils se servent, sont revêtus de rouge et de vert. Ces deux couleurs suggèrent, pour la première, l’amour poussé jusqu’au martyre et, pour la seconde, l’espérance du Salut.

Son amour pour nous a fait le martyre de Jésus. Parce qu’il nous « a aimés jusqu’au bout » (Jean 13, 1), il est la raison de toute notre espérance. S’il nous a sauvés à si haut prix, il ne peut pas être insensible à nos détresses, aux demandes que nous lui présentons par sa Mère.

Le respect que les archanges témoignent à Jésus, nous enseigne que Jésus est infiniment digne de nos hommages. « Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : « À celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles ! » (Apocalypse 5, 12-13).

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Ô sainte Vierge Marie, qui pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, nous vous supplions de nous secourir en tout temps et en tout lieu, dans nos tentations, après nos chutes, dans nos difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de notre mort.

Donnez-nous, ô charitable Mère, la pensée et l’habitude de recourir toujours à vous, car nous sommes sûrs que si nous vous invoquons fidèlement, vous serez fidèle à nous secourir. Procurez-nous donc cette grâce des grâces, la grâce de vous prier sans cesse et avec la confiance d’un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, nous obtenions votre perpétuel secours et la persévérance finale.

Bénissez-nous, ô tendre et secourable Mère, priez pour nous, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde

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