Méditons
Nous aimons Marie parce que rien ne la préoccupe davantage que notre salut.
Si nous croyons en Jésus, alors nous devons le croire lorsqu’il affirme qu’en ce monde rien n’est plus important que de travailler au salut de son âme : « Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ? » (Mt 16, 26).
Si Jésus est venu dans le monde, s’il a pris chair en Marie et s’est offert pour nous sur la Croix, c’est parce que, sans son sacrifice, nos âmes seraient perdues. Lorsque nous nous tiendrons devant la Trinité bénie dans l’autre vie, nous comprendrons toute la malice du péché et à quel point il offense Dieu. Nous comprendrons alors ce que la rédemption représente de miséricorde de la part de Dieu. Nous ne pourrons alors que nous perdre en louange et en action de grâce, sans jamais pouvoir exprimer pleinement la gratitude que nous aurons dans le cœur.
Marie connaît déjà tout cela. Elle en a une conscience lumineuse dès cette vie, elle qui est immaculée et qui a vécu dans l’intimité du Sauveur pendant trente-trois ans. Elle connaît la béatitude des élus, mais aussi le malheur de ceux qui se détournent librement de Dieu.
Parce qu’elle est notre Mère, la meilleure des mères, elle se soucie de notre destin éternel et ne cesse d’agir pour nous conduire à une vie chrétienne authentique.
Dans ses apparitions, Marie rappelle sans cesse l’urgence de la conversion. À Fátima (1917), elle montre l’enfer à ses trois petits confidents et affirme que « beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’il n’y a personne pour prier et se sacrifier pour elles ». Elle appelle alors à la dévotion à son Cœur Immaculé pour le salut des âmes. À Lourdes (1858), elle invite à la pénitence et à la prière pour les pécheurs. À La Salette (1846), elle pleure sur les péchés du monde et appelle à la conversion. Elle dit à Mélanie et Maximin : « Si je veux que Dieu ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. » Partout, son message est le même : revenir à Dieu pour ne pas se perdre.
Après Dieu, personne ne se soucie davantage que Marie de notre salut éternel. Après Dieu, personne ne s’emploie davantage qu’elle à nous ramener sur le chemin qui conduit à lui.
Marie, refuge des pécheurs, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.
Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

