Nous aimons Marie parce qu’elle réalise tout le plan du Salut

Méditons

En Marie, nous voyons tout le déroulement du plan de salut de Dieu, depuis sa genèse jusqu’à son accomplissement. Marie est la « pleinement-sauvée ». Elle est l’image de ce que nous sommes appelés à devenir si nous suivons son exemple.

Marie est la « comblée-de-grâce », mais aussi la « pleinement-sauvée ». Dans l’ordre de la grâce, elle dépasse à ce point l’ordinaire qu’il faut recourir à des expressions nouvelles pour aborder son mystère.

Elle est déjà au Ciel, corps et âme, d’où elle brille pour nous comme un signe d’espérance. Si elle est placée au-dessus des Anges et des Saints, c’est d’abord parce qu’elle a été préservée de la faute originelle dès le premier instant de son existence dans le sein de sainte Anne : elle est l’Immaculée Conception.

C’est ensuite parce qu’elle a traversé cette vallée de larmes sans jamais céder aux suggestions du démon, qui pourtant s’est acharné contre elle ; si le Tentateur a osé s’attaquer au Christ au désert, pourquoi se serait-il abstenu à l’égard de Marie ?

Enfin, selon les mots-mêmes de Jésus, elle a écouté la parole de Dieu et l’a gardée : elle a accueilli tous les enseignements de son Fils et, en humble servante, les a médités dans son cœur pour les mettre en pratique.

Chacun de nous connaîtra deux jugements : le jugement particulier, au moment de la mort, qui scellera notre destin éternel (paradis, purgatoire ou enfer), et le jugement dernier, au cours duquel les corps ressusciteront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la mort éternelle.

Nous deviendrons ce que Marie est déjà, si nous sommes trouvés dignes de la gloire promise. Nous irons la rejoindre au Ciel dès après notre jugement particulier ou, le cas échéant, après le purgatoire. Mais notre corps ne ressuscitera qu’au jour du jugement dernier. Nous proclamons d’ailleurs chaque dimanche à la messe : « Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle » (Credo). Tel est le but ultime fixé par Dieu pour chacun de nous : vivre corps et âme avec lui pour l’éternité. Marie, la « pleinement-sauvée », nous précède déjà dans cette gloire et en est pour nous le témoignage vivant.

Pour y parvenir, gardons les yeux fixés sur cette étoile qu’est Marie, et pour obtenir son intercession maintenant et à l’heure de notre mort, ne négligeons pas d’imiter ses exemples (saint Bernard).

Marie, vous la « pleinement-sauvée », priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Laisser un commentaire