Nous aimons Marie parce qu’elle nous conduit à Jésus

Méditons

Marie n’est pas une destination, mais un chemin qui conduit à Jésus, l’unique Sauveur des hommes. Si elle nous attire et nous rassemble autour d’elle, c’est pour nous tourner, avec elle, vers son Fils. Elle chemine avec nous vers le Royaume des cieux à la manière dont les Hébreux marchaient dans le désert avec l’arche de l’Alliance : signe de la présence de Dieu au milieu d’eux, elle leur assurait la victoire dans les combats qu’ils devaient livrer.

Lorsqu’Élisabeth lui adresse la plus haute louange : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1, 45), Marie répond par le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur… Le Puissant fit pour moi des merveilles ; saint est son nom » (Lc 1, 48-49). Marie ne s’attribue rien : elle se reconnaît humble servante en qui Dieu accomplit ses merveilles. Elle s’est présentée comme telle à l’Annonciation et le redit à la Visitation. Elle n’est grande aux yeux de Dieu que parce qu’elle reconnaît que tout vient de lui. Aussi fait-elle remonter vers lui toute louange qui lui est adressée.

Aux noces de Cana, elle se tourne vers Jésus pour lui présenter une difficulté concrète : « ils n’ont pas de vin » (Jn 2 3). Contrairement à nous, elle ne cherche pas à lui indiquer comment agir. Elle expose simplement le besoin, puis dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2, 5). Elle nous révèle ainsi qui est Jésus et nous enseigne en même temps la confiance, l’humilité et l’abandon à la volonté de Dieu. Son exhortation nous entraîne à toujours nous tourner vers lui et à tout attendre de sa miséricorde.

Les Évangiles ne rapportent que peu de paroles de Marie, mais chacune est d’une grande densité spirituelle. Jamais elle n’attire l’attention sur elle-même : toutes ses paroles orientent vers Jésus. Lorsqu’elle est présente dans le silence, c’est pour lui laisser toute la place tout en lui demeurant fidèle. Quand la parenté de Jésus vient le chercher, elle reste discrète mais indéfectiblement unie à lui, prête à le suivre en tout. On peut penser qu’elle a ensuite rejoint le groupe des disciples qui accompagnaient Jésus dans son ministère. Et sous la Croix, par sa simple présence silencieuse, elle proclame jusqu’au bout que Jésus est le seul Sauveur et le Messie attendu.

Dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, Louis-Marie Grignion de Montfort écrit : « Marie est le chemin le plus sûr, le plus facile, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ » et encore : « Plus on trouve Marie, plus on trouve Jésus-Christ parfaitement. »

Marie, étoile du matin, priez pour nous.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux, qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre Cœur, devant votre divin Fils. Un cœur grand et indomptable, qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au Ciel. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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