9ème jour : Marie et le don de crainte

Méditons
Le don de crainte nous donne de tout mettre en œuvre pour ne pas offenser Dieu, même par le moindre péché.
À la femme adultère, Jésus dit : « Va, et désormais ne pèche plus » (Jn 8, 11). Si Jésus remet les péchés aux cœurs repentants, il demande cependant de ne pas abuser de sa miséricorde et de s’efforcer d’éviter de retomber dans le péché. Lui-même a préféré mourir dans d’atroces souffrances plutôt que de désobéir au Père. Le Jeudi saint, il prie ainsi : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; cependant, que ta volonté soit faite et non la mienne » (Lc 22, 42). Dans son sillage, Marie demeure silencieuse au pied de la Croix, dans l’acceptation et l’offrande d’elle-même, unie à Jésus pour que s’accomplisse la volonté du Père. Jamais elle ne cherchera, pour épargner sa douleur de mère, à détourner Jésus de son offrande pour notre salut.
Le don de crainte est étroitement lié à la vertu de prudence. En effet, pour ne pas offenser Dieu, il faut savoir se préserver des occasions de pécher. Marie est la Vierge prudente par excellence. Afin de correspondre pleinement à la volonté de Dieu sur elle, elle a persévéré dans la prière, pratiqué la pénitence, à l’exemple de Jésus qui jeûna quarante jours au désert, et médité les Écritures. Les paroles de son Magnificat, tissées de références à l’Ancien Testament, témoignent de sa profonde connaissance de la parole de Dieu.
Lorsque, à l’Annonciation, elle répond à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur » (Lc, 1 38), elle nous donne l’exemple de l’obéissance qui préserve du péché. Celui qui obéit aux commandements de Dieu et cherche sincèrement à accomplir sa volonté s’éloigne du mal. Marie est née sans péché par pure grâce, mais elle a aussi correspondu parfaitement à cette grâce par sa fidélité constante à Dieu.
Lorsque, à Lourdes, à Fatima ou dans tant d’autres lieux, elle appelle le peuple de Dieu à la pénitence, c’est parce qu’elle sait combien celle-ci est nécessaire pour ne pas entrer en tentation et ne pas céder au démon, qui cherche, par jalousie, à entraîner l’homme à offenser Dieu.
Que par toutes les larmes qu’elle a versées pour l’amour de Dieu durant la Passion de Jésus, elle nous obtienne le don de crainte et nous aide à le laisser se déployer en nous dans toute sa plénitude.
Marie, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.
Prions
Une dizaine du chapelet (Notre père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés. Préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Ô Saint-Esprit, amour éternel du Père et du Fils, venez en mon cœur et renouvelez-le par votre grâce.
Par l’intercession de la Vierge Marie, votre Épouse très fidèle, disposez mon âme à accueillir vos dons.
Comme vous avez trouvé en elle une demeure pure et docile, faites de moi un temple vivant de votre présence.
Esprit de lumière, éclairez mon intelligence.
Esprit de force, soutenez ma faiblesse.
Esprit de sagesse, conduisez-moi dans la volonté de Dieu.
Esprit d’amour, embrasez mon cœur du feu divin.
Marie, vous qui avez vécu pleinement sous l’action de l’Esprit-Saint, apprenez-moi à écouter sa voix, à lui obéir avec confiance et à me laisser transformer par lui chaque jour.
Ô Saint-Esprit, par les mains maternelles de Marie, répandez en mon âme vos sept dons afin que je vive en enfant de Dieu et que je rende gloire au Père par toute ma vie. Amen.
Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.
Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.
Venez Esprit-Saint, venez, par la puissante intercession du Cœur Immaculé de Marie votre épouse bien-aimée.
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.
