« Que faites-vous ? »

Contemplons

Maison natale de Lucie (vue arrière)

Méditons

Les enfants s’adonnent à des jeux de leur âge au moment où l’ange apparait pour les reprendre. Ils avaient déjà dit leur chapelet et répété plusieurs fois la prière que l’ange leur avait enseignée lors de l’apparition précédente. Occupés par leurs brebis, ils ne passaient certainement que peu de temps à jouer et ces jeux devaient être bien innocents. Pourtant, l’ange va les reprendre et leur dire clairement qu’ils ne doivent pas perdre leur temps en activités dérisoires. Encore une fois, cette attitude peut nous étonner, nous qui vivons dans une société de loisirs, de confort où le choix de la destination des prochaines vacances accapare l’attention de toute la famille et pour une bonne partie de l’année.

L’ange recentre leur attention sur la seule chose qui importe vraiment, même pour nous hommes et femmes de ce IIIème millénaire c’est-à-dire le salut de notre âme, le salut de toutes les âmes. Rien n’est plus important que cela et toute activité doit céder le pas à cette préoccupation majeure et même être orientée de façon à atteindre cet ultime objectif : sauver son âme, contribuer au salut de toutes les âmes.

On peut s’étonner à juste titre que l’ange demande à de si jeunes enfants « d’offrir constamment des prières et des sacrifices au Très-Haut. » Après tout, ils sont si jeunes : Lucie a 10 ans, François a 9 ans et Jacinthe a 7 ans. L’Eglise dispense les enfants de moins de 14 ans des obligations du jeune ; Dieu serait-il moins miséricordieux que l’Eglise ? En étant aussi exigeant avec de si jeunes enfants, l’ange nous renseigne, d’une part sur l’urgence de la situation, d’autre part sur la gravité  des thèmes abordés pendant les apparitions, enfin sur puissance de la grâce divine qui agit en tous ceux qui lui donnent de l’espace.

En effet, la guerre est mondiale, particulièrement cruelle et meurtrière : chaque jour, des milliers de soldats meurent sur les champs de bataille. Et, le conflit menace encore de s’enliser avec l’entrée en guerre des Etats-Unis. En mai, Marie va insister sur la prière persévérante du chapelet pour obtenir la paix.

En juillet, Marie va montrer l’enfer aux enfants avec les tourments réservés aux damnés. Oui, l’enfer n’est pas une invention du passé mais une réalité. Lucie écrira qu’ils seraient morts de frayeur si Marie ne leur pas auparavant promis de les emmener au Ciel. Marie dira : « beaucoup vont en enfer parce que personne ne prie et se sacrifie pour eux. »

En octobre, Marie dira : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. » Elle met l’accent sur la gloire, l’adoration, l’amour dus à Dieu et qu’on Lui refuse. Et, c’est là le plus grand péché, celui de refuser de rendre à Dieu ce qui lui revient de droit, blessant ainsi, par froide ingratitude, toutes les prévenances de son amour.

Aussi, l’ange reprend t-il les enfants les invitant à poursuivre leurs prières et même à les multiplier en raison de la gravité de la situation. Et, les enfants, ne seront pas avares ni de prières (François par exemple, disait le chapelet 9 fois par jour, sans compter les autres prières) ni de sacrifices (Marie sera même amenée à les limiter). Mais, la grâce de Dieu était avec eux. Comme toujours, c’est ce qu’il y a de plus faible que Dieu s’est choisi comme instrument afin de confondre les sages et les intelligents : « Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits. » (Matthieu 11, 25)

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de l’Ange

Contemplons

Les enfants en prière avec l’ange.

Ecoutons

La seconde apparition de l’ange eut lieu, non pas à l’endroit de la première, mais sur le puits du jardin potager de la famille de Lucia, où les trois pastoureaux jouaient, à l’abri des ardeurs du soleil.

Lucia raconte :

« Soudain, nous avons vu près de nous la figure de l’Ange :

Que faites-vous ? Priez ! Priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.

Comment devons-nous faire des sacrifices ? demandai-je.

De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice en guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission la souffrance que le Seigneur vous envoie.

Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans notre esprit, comme une lumière qui nous faisait comprendre qui était Dieu, comment il nous aimait et désirait être aimé, la valeur du sacrifice et comment il Lui était agréable ; comment, par ce biais, Il convertissait les pécheurs. De fait, à partir de ce moment, nous commençâmes à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange dit aux enfants : « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à vos supplications. » Cette étonnante expression pose à nouveau, à notre sidération, la question de ce que nous représentons aux yeux de Dieu.

L’ange dit que ce sont « les Cœurs de Jésus et de Marie » qui sont attentifs et non simplement « Jésus et Marie. » Le cœur est le siège de l’amour, et Jésus, Marie attendent de ces enfants une réponse à leur demande de réparation donnée dans l’amour et non dans la soumission, voire dans la crainte. C’est l’amour de Dieu et des hommes qui a poussé Jésus, et Marie en union avec lui, à vivre sa Passion pour le salut de toutes les âmes. C’est l’amour de Jésus, et de Marie en union avec lui, qui Le pousse à fournir à l’humanité des moyens pour sauver les âmes et la tirer des mauvais pas dans lesquels elle se met à s’obstiner à ne pas vouloir reconnaitre la royauté d’amour du Christ. C’est donc une réponse d’amour, de compassion même (mot que Jésus emploiera lui-même), que les Cœurs de Jésus et de Marie attendent de la part des enfants, comme de nous tous et de toutes les âmes, objets de leur dilection.

Et, c’est dans une attente pressante que se trouvent les Cœurs de Jésus et de Marie : ils sont attentifs c’est-à-dire que leur attention est sans cesse portée sur les enfants, qu’ils ne les quittent pas d’un regard. Qui sommes-nous, que représentons-nous pour que Dieu condescende à quémander notre amour, pour que malgré nos péchés, il veuille ne pas nous abandonner au triste sort que nous nous construisons nous-mêmes ? Le psalmiste, à son habitude, l’exprime mieux que nous : « qu’est donc l’homme pour que tu penses à lui, l’être humain pour que tu t’en soucies ? » Oui, qui sommes-nous pour que Dieu se soucie de nous qui nous soucions si peu de Lui ? A cette question il n’y a qu’une réponse : nous, nous ne sommes rien mais notre Dieu est un dieu d’amour, et cet amour est à sa mesure, c’est-à-dire infini ! A sainte Brigitte, Jésus dit : « l’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers ; elle est égale aux anges, et créée pour la gloire éternelle. Elle est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu… Cette âme immortelle, éternelle, me plait plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée… S’il était possible que je mourusse autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, je souffrirais pour chacune d’elles comme je souffris pour toutes ; mon corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche volonté et un parfait amour. »

Parce que Dieu est infini, parce qu’Il nous aime infiniment, parce que nous, nous sommes tout l’inverse et donc infiniment pauvres, nous ne pouvons offrir à Dieu que notre pauvre amour qui n’a aucune commune mesure avec le sien. Mais c’est notre amour qu’il veut parce que c’est la seule chose qui nous appartienne vraiment et que nous puissions lui donner librement.

Aussi, quoi que nous fassions, n’oublions pas que « les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à nos supplications. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Pour ceux qui ne croient pas, qui n’espèrent pas, qui n’adorent pas et qui ne vous aiment pas… »

Contemplons

Statue de l’ange de la paix apparaissant aux enfants à Fatima.

Méditons

L’ange apprend aux trois bergers à prier ainsi, le front courbé jusqu’à terre : « mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne vous aiment pas. » Les enfants, retiendront son enseignement et imiteront son exemple ; pendant des heures entières, ils répèteront cette prière, le front courbé jusqu’à terre.

Si cette prière peut heurter notre sensibilité d’hommes et de femmes de ce début du IIIème millénaire, elle nous rappelle pourtant d’une manière aussi épurée qu’efficace, qui est Dieu et quels sont nos devoirs envers Lui à qui nous devons tout, qui ne nous doit rien et envers lequel nous ne cessons de nous comporter comme si le rapport était inversé.

Cette prière enseignée par l’ange, nous renvoie au mystère de la Communion des Saints et rappelle que nous ne formons qu’un seul corps en Jésus-Christ, que les péchés des uns nuisent à l’ensemble des membres de ce corps, que les bonnes actions des autres profitent aussi à tous. Elle nous rappelle que les péchés que nous avons commis appellent non seulement une juste réparation de notre part mais aussi que nous avons le devoir d’amour de suppléer pour tous ceux qui refusent à Dieu l’adoration qui Lui revient de droit. Comme la Vierge Marie et tous les saints intercèdent sans cesse pour nous dans la gloire du Ciel, nous nous devons de prier instamment pour la conversion de nos frères qui sont les plus éloignés de Dieu.

Cette prière nous fait entrer dans l’ardente prière de Jésus pour les pécheurs. En effet, en disant « je demande pardon » nous imitons Jésus qui sur la croix demande pardon à son Père pour nous tous qui ne savons ce que nous faisons : si nous savions vraiment ce qu’est le péché, nous ferions tout pour l’éviter. En disant « pour tous ceux », nous intercédons, tout en étant nous-mêmes de pauvres pécheurs, pour la conversion de tous ceux qui offensent Dieu et se jouent, dans leur inconscience, de leur salut éternel. En prononçant ces mots, nous faisons appel à la miséricorde sans faille du Très-Haut qui accepte qu’on bâillonne sa justice pour donner libre court à sa miséricorde. En disant « je crois, j’adore, j’espère et je vous aime », l’ange nous indique les moyens par lesquels réparer le plus efficacement les péchés des hommes ingrats : vivre en enfants de lumière remplis de foi, d’espérance, de charité et qui rendent à Dieu la gloire et l’adoration qui lui sont dues.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je demande pardon »

Contemplons

Le lieu des apparitions de l’ange, photographié au temps des apparitions de Notre-Dame.

Méditons

Lors de sa première apparition l’ange se prosterne et, le front courbé à terre, dit « je demande pardon… » Ces trois mots constituent un parfait résumé du message de Fatima. En effet, tant les trois apparitions de l’ange que les six apparitions de Notre Dame à la Cova da Iria, comme celles, plus tard à Tuy, se rapportent à la nécessaire réparation des péchés, à la vertu de pénitence, au retour à Dieu. D’ailleurs, la phrase culminante de tout le message de Fatima et que Marie prononcera avec autant de gravité que de tristesse lors de sa dernière apparition, le 13 octobre, sera : « qu’on cesse d’offenser Notre-Seigneur qui est déjà trop offensé. »

Les apparitions de Fatima revêtent un caractère exceptionnel tant elles se distinguent des autres épiphanies mariales, autant par les moyens employés que par le message délivré. Si, l’ange, si Marie, quittent leur ciel de gloire, si Notre-Dame accomplit un miracle aussi retentissant que celui du 13 octobre 1917, annoncé plusieurs mois à l’avance et réalisé en présence de plus de 30 000 personnes, c’est que pour l’humanité l’heure est grave et que le sujet dont ils vont traiter ne l’est pas moins. Et ce sujet, c’est la multiplication des péchés qui offensent Dieu sans que les hommes ne cherchent à se corriger, sans qu’ils fassent le moindre geste de réparation. En somme Marie, va parler de choses que nous chrétiens du 21ème siècle avons tendance à balayer d’un revers de main et à ranger dans les choses du passé. Or, Marie nous confirme dans tout l’éclat de sa splendeur immaculée, que la doctrine millénaire de l’Eglise catholique en matière de péché est toujours d’actualité et même d’une actualité plus que brûlante.

Le péché, comme le définit le catéchisme de l’Eglise catholique, est une offense faite à Dieu dans son amour personnel pour chacune de ses créatures. Parce que nous Lui appartenons par création, par rédemption et par sanctification, le péché constitue même une dette personnelle que nous contractons à son égard. Cette dette demande à être acquittée par une juste réparation en cette vie ou dans l’autre. Aussi, dès la première apparition, Marie va-t-elle évoquer, succinctement, mais avec o combien d’éloquence, et le paradis et le purgatoire (où on peut avoir à expier ses péchés jusqu’à la fin du monde !!!) pour rappeler la doctrine de l’Eglise sur les fins dernières.

En disant « je demande pardon », l’ange nous rappelle que notre Dieu est un Dieu d’amour, que nous avons le redoutable pouvoir de blesser dans son amour pour nous. Il nous rappelle qu’il nous faut revenir à Dieu, notre Père, comme le fils prodigue, le cœur contrit, en nous humiliant devant Lui. Et, si l’ange dit « je demande pardon » en courbant le front jusqu’à terre, c’est pour mettre l’accent tant sur l’infinie sainteté de Dieu, sur l’adoration qui lui est due, que sur la  distance infinie qu’il y a entre sa nature divine et la nôtre, que dans son abyssale miséricorde, Il consent à abolir en nous adoptant comme ses véritables fils et filles.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Première apparition de l’ange

Contemplons

Francisco, Lucia et Jacinta en prière à l’invitation de l’ange.

Ecoutons

Au printemps 1916, alors que les trois pastoureaux, Lucia, Francisco et Jacinta, étaient en train de jouer à la Loca do Cabeço, ils virent venir vers eux, passant au-dessus de l’oliveraie, un jeune garçon d’environ 14 ou 15 ans, d’une grande beauté, plus blanc que neige et que le soleil rendait transparent comme s’il était en cristal. Lucia raconte :

« En arrivant près de nous, il dit :

N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la paix. Priez avec moi.

Et, s’agenouillant à terre, il courba la tête jusqu’au sol, et il nous fit répéter trois fois ces paroles :

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n’adorent pas, n’espèrent pas et ne Vous aiment pas.

Puis, se relevant, il dit :

Priez ainsi. Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos suppliques.

Et il disparut. L’atmosphère de surnaturel qui nous enveloppa était si intense que pendant un long moment, nous n’eûmes pratiquement plus conscience de notre propre existence, restant dans la position dans laquelle l’Ange nous avait laissés, répétant toujours la même prière.

Ses paroles se gravèrent d’une manière telle dans notre esprit, que jamais nous ne les avons oubliées. Et à partir de là, nous avons continué longtemps à les répéter, prosternés, jusqu’à tomber de fatigue. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jacinta (4)

Contemplons

Jacinta, Lucia et Francisco au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

L’héroïcité des vertus de Jacinta est une preuve évidente des merveilles de la grâce que Dieu nous donne si on prie le Cœur Immaculé de Marie. Les paroles que Jacinta confiait à sa marraine ne peuvent s’expliquer sans une sagesse infuse. Une enfant de dix ans, sans aucune instruction, n’ayant que des connaissances religieuses rudimentaires, ne pouvait certainement inventer des sentences comme celles-ci, que Mère Godinho a eu soin de noter.

Sur le péché, par exemple :

« Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer, ce sont les péchés de la chair. »

« Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L’Eglise n’a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même. »

« Les péchés du monde sont bien grands. »

« Si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »

« Les hommes se perdent, parce qu’ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur et ne font pas pénitence. »

« Beaucoup de mariages ne sont pas bons ; ils ne plaisent pas à Notre Seigneur et ne sont pas de Dieu. »

Au sujet des guerres :

« Notre Dame a dit que, dans le monde, il y a trop de guerres et de discordes. Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. »

« Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde. »

« Il faut faire pénitence. Si les gens se corrigent, Notre Seigneur viendra encore secourir le monde ; mais s’ils ne se corrigent pas, le châtiment viendra. »

« Pauvre Notre Dame ! Ah ! J’ai tant de peine de Notre Dame ! tant de peine ! »

Au sujet des prêtres et des gouvernants :

« Marraine, priez beaucoup pour les pécheurs ! Priez beaucoup pour les prêtres ! Priez beaucoup pour les religieux ! Les prêtres devraient s’occuper seulement des choses de l’Eglise. Les prêtres doivent être purs, très purs. »

« La désobéissance des prêtres et des religieux à leurs supérieurs et au Saint-Père offense beaucoup Notre Seigneur. »

« Marraine, priez beaucoup pour les gouvernements ! Malheur à ceux qui persécutent la religion de Notre Seigneur ! Si le gouvernement laissait en paix l’Eglise, et s’il donnait la liberté à la sainte religion, il serait béni de Dieu. »

Sur les vertus chrétiennes :

« Marraine, n’allez pas au milieu du luxe ! Fuyez les richesses ! Soyez amie de la sainte pauvreté et du silence. Ayez beaucoup de charité, même avec ceux qui sont mauvais. Ne dites du mal de personne, et fuyez ceux qui en disent. »

« Ayez beaucoup de patience, parce que la patience nous conduit au Ciel. »

« La Confession est un sacrement de miséricorde. Aussi faut-il s’approcher du confessionnal avec confiance et joie. Sans confession il n’y a pas de salut. »

« La Mère de Dieu voudrait qu’il y ait plus de vierges qui s’attachent à elle par le vœu de chasteté. »

« J’aimerais bien, moi, aller au couvent ; mais j’aime encore mieux aller au Ciel. »

« Ceux qui n’accomplissent pas les promesses faites à Notre Dame ne seront jamais heureux dans leur vie. »

« Pour être religieuse, il faut être très pure d’âme et de corps. »

A cette dernière réflexion, Mère Godinho interrogea Jacinthe :

« Et sais-tu ce que veut dire être pure ? », lui demanda-t-elle.

« Je le sais, je le sais. Être pure de corps, c’est garder la chasteté ; être pure d’âme, c’est ne pas faire de péchés : ne pas regarder ce qu’il ne faut pas voir, ne pas voler, ne jamais mentir, dire toujours la vérité, même si cela coûte. »

« Mais qui donc t’a appris tant de choses ? », lui demandait encore Mère Godinho.

« C’est Notre Dame. Mais il y en a aussi que je pense toute seule. J’aime beaucoup penser. »

La Très Sainte Vierge ne se contentait pas d’inspirer à Jacinthe ces profondes pensées. Quelquefois elle lui découvrait l’avenir.

Mère Godinho, un jour, posa cette question à Olimpia, qui se trouvait auprès de sa fille :

« N’aimeriez-vous pas que vos filles Florinda et Teresa, entrent dans la vie religieuse ? »

« Dieu m’en garde ! » répondit la bonne dame.

Quelques instants après, Jacinta, qui avait suivi la conversation, disait, avec gravité, à la supérieure de l’orphelinat : « Notre Seigneur aimerait beaucoup que mes sœurs se fassent religieuses. Maman ne veut pas ; mais, pour cela, Notre Dame ne tardera pas à les emmener au Ciel. »

C’est ce qui arriva. Peu de temps après la mort de Jacinta, ses deux sœurs, Florinda et Teresa, moururent, l’une à 17 ans, l’autre à 16 ans.

Citons un autre fait : Mère Godinho désirait depuis longtemps aller à la Cova da Iria ; mais elle n’avait jamais pu en trouver l’occasion. « Soyez tranquille, Marraine ! lui assura un jour Jacinta. Après ma mort vous irez là-bas. » C’est ce qui arriva en effet. A cause de circonstances imprévues, il ne fut pas possible d’ensevelir le corps de Jacinta dans le caveau offert par Mme Angelina da Conceiçâo Lopes, à Lisbonne, au cimetière dos Prazeres. Au dernier moment, le Baron de Alvaiâzere offrit son caveau de famille, à Vila Nova de Ourém, pour la sépulture de l’enfant. Mère Godinho accompagna jusque-là le corps de sa petite protégée. Le même jour, elle se rendit à Fatima, où elle eut le bonheur de faire la connaissance de Lucia, qui l’accompagna jusqu’à la Cova da Iria.

Dans une autre occasion, un des deux médecins qui la soignaient lui demanda de prier pour lui lorsqu’elle sera au Ciel. La petite lui répondit qu’elle le ferait ; mais, aussitôt après, le fixant de son regard qui paraissait découvrir l’avenir, elle ajouta : « Écoutez, vous irez bientôt là-haut, vous aussi ; cela ne tardera pas ! » Une scène analogue eut lieu avec un autre médecin, à qui elle prédit aussi son rappel à Dieu et celui de sa fille.

Au sujet d’un prêtre, dont elle avait entendu un beau sermon, et qui était, jusqu’alors, considéré comme un homme exemplaire, la petite exprimait avec décision un jugement défavorable :

« Marraine, quand on y pensera le moins, vous verrez comme ce prêtre est mauvais ! »

Jacinta avait raison. Peu après, le malheureux abandonna complètement ses devoirs de prêtre et se mit à vivre d’une manière ouvertement scandaleuse.

A propos de l’opération qu’on voulait lui faire, et qui eut lieu en effet, Jacinta faisait remarquer :

« Tout cela est inutile. Notre Dame est venue me dire que j’allais mourir bientôt. »

Elle fit même écrire à Lucie pour lui dire que la Vierge lui était apparue et lui avait fait savoir le jour et l’heure de sa mort.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jacinta (3)

Contemplons

Le docteur Luis Fischer examine le corps de Jacinta Marto resté intact, lors de la première exhumation le 12 septembre 1935.

Méditons

Le départ pour la capitale effrayait beaucoup la petite Jacinta car elle savait de la Sainte Vierge même, que ce voyage serait le dernier avant d’aller au Ciel ; et l’idée de ne plus revoir ceux qu’elle aimait tant, lui fendait le cœur. Notre-Seigneur, au jardin des oliviers, avait senti la même peine de souffrir seul. Par trois fois, il avait interrompu sa prière, pour demander à ses Apôtres de veiller avec Lui. Comment s’étonner donc de rencontrer le même sentiment dans l’âme si affectueuse de la petite Jacinta ? Mais, malgré cette peine, elle accepta avec joie d’aller à l’hôpital, pour montrer son amour à Marie en y souffrant plus qu’à la maison.

A Lisbonne, personne ne voulait recevoir cette voyageuse fatiguée avec sa petite fille pâle et décharnée. Pour finir, ce 21 janvier 1920, la malade et sa mère furent reçues avec beaucoup de bonté par la Directrice de l’orphelinat Notre-Dame des Miracles, à Lisbonne, sœur Marie de la Purification Godinho, en attendant que le médecin puisse faire les démarches administratives d’admission à l’hôpital. Mais il rencontra un obstacle imprévu : la mère de Jacinta refusait que sa fille soit opérée, sans doute par peur de la perdre… mais face à l’insistance et aux bons conseils du médecin, elle accepta.

Dans cet orphelinat, il y avait une tribune avec vue sur la chapelle. Tous les moments qui lui restaient durant les jours qu’elle y a vécu, Jacinta les passait dans la tribune assise dans une petite chaise avec les yeux fixés sur le tabernacle. C’était sa mère qui la portait dans ses bras à la table de la communion.

Le 2 février, jour de la Présentation, Jacinta entrait au Service n° 1 de l’hôpital Doña Estefania, où elle occupait le lit n° 38, et était traitée sous la direction du Dr. Castro-Freire, l’un des meilleurs médecins d’enfants du Portugal. Elle y recevait la visite quotidienne de sœur Purification, sa « marraine », comme elle appelait sa bienfaitrice. Monsieur Marto, son papa, put venir voir une fois son enfant, mais ce fut une visite bien brève. Le pauvre homme devait revenir promptement à Fatima, où d’autres de ses enfants étaient au lit et réclamaient sa présence. Lucia, qui était venue lui rendre visite durant deux jours, confie : « Je la trouvai avec la même allégresse de souffrir pour l’amour de Dieu, pour l’amour du Cœur Immaculé de Marie, pour les pécheurs et pour le Saint Père. C’était là tout son idéal et les thèmes de ses conversations. » « J’aime tant souffrir pour l’amour de Jésus et Marie et eux Ils aiment tant tous ceux qui souffrent pour la conversion des pécheurs » disait Jacinta, affirmant que Notre Dame lui était apparue de nouveau et lui avait encore répété que « le péché qui mène le plus de monde en enfer est le péché de la chair, qu’il faut s’éloigner du luxe, qu’il ne faut pas s’obstiner dans le péché et qu’il faut faire pénitence. »

Le diagnostic du chirurgien révéla une pleurésie purulente de la grande cavité gauche, avec fistule, et ostéite des septième et huitième côtes du même côté. Ce jour-là, la maman de Jacinta reçut des nouvelles d’Aljustrel : elle devait absolument rentrer chez elle car d’autres enfants de la famille étaient malades et avaient besoin de sa présence.

L’opération chirurgicale ayant été retardée de quelques jours, elle décida de prendre le train pour Fatima, le 5 février. Ce fut un grand déchirement pour elle comme pour sa petite fille qui tout au long de sa maladie, ne cessa de souffrir héroïquement pour la conversion des pécheurs. Sur son lit d’hôpital, on l’entendra dire : « Il se commet beaucoup et de trop grands péchés dans le monde. Si les hommes savaient ce que c’est que l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie… Les hommes se perdent parce qu’ils ne pensent pas assez à la mort de Notre Seigneur et qu’ils ne font pas pénitence. »

Le 10 février, Jacinta fut opérée par le docteur Castro-Freire. A cette époque, les anesthésies étaient très imparfaites, ce qui causait beaucoup de souffrance aux malades. Le chirurgien lui ouvrit une fissure pour le drainage du pus et on lui retira deux côtes du côté gauche. Jacinta souffrait beaucoup, et la douleur se ravivait chaque fois qu’il fallait panser la plaie large comme la main. Cependant son seul gémissement était : « Aïe ! aïe !… ô Notre Dame ! » Elle ajoutait : « Patience ! nous devons tous souffrir pour aller au Ciel ! » Personne ne l’entendait se plaindre. Elle disait plus que jamais à Jésus, dans un héroïsme tranquille : « Maintenant Vous pouvez convertir beaucoup de pécheurs, parce que je souffre beaucoup ! »

Quelques jours après, la Vierge Marie vint au pied du lit d’hôpital consoler la petite fille, lui annonçant que bientôt Elle viendrait la chercher pour aller au Ciel ; mais dès cet instant Jacinta ne manifesta plus aucune souffrance. Elle confiait à Mère Godinho : « Maintenant je ne me plains plus ! Notre Dame m’a dit qu’elle viendra me chercher, et qu’elle m’enlève déjà toutes mes souffrances. » Le Docteur Eurico-Lisboa confirma qu’effectivement toutes les douleurs de sa petite patiente disparurent et qu’elle put se distraire en regardant des images pieuses, dont une de Notre Dame du Sameiro, célèbre sanctuaire de l’Immaculée Conception, près de Braga. L’enfant disait que c’était celle qui lui rappelait le plus la Vierge qui lui était apparue.

Sœur Lucia rapporte dans ses « Mémoires » que sa cousine lui confia que Notre Dame lui avait dit lors de cette apparition la date et l’heure de son entrée dans la vie éternelle.

Le 20 février 1920, vers 18 heures, la petite malade dit qu’elle se sentait mal et qu’elle désirait recevoir les derniers sacrements. On appela donc le curé de la paroisse des Anges, M. l’abbé Pereira dos Reis, qui l’entendit en confession vers 20 heures. La voyant apparemment bien, il ne voulut pas lui donner les derniers sacrements et lui promit seulement de lui apporter Notre Seigneur le jour suivant. De nouveau la petite insista pour recevoir la communion disant qu’elle allait bientôt mourir. De fait, vers 22h30, la petite Jacinta s’éteignit tranquillement, toute seule, en odeur de sainteté, mais sans avoir pu communier, à l’hôpital Doña Estefânia. Seule une jeune infirmière, Aurora Gomes, assista à son décès.

La Vierge était donc venue, une dernière fois, auprès de la petite malade du lit n° 60 (où on l’avait transportée après l’opération) et avait emmené au Ciel l’âme de Jacinta, laissant seulement à la terre sa dépouille mortelle. La nouvelle se répandit très vite dans les milieux catholiques de Lisbonne. Sœur Godinho la revêtit d’une belle robe blanche avec ceinture bleu ciel, puis, le 24 février, à 11 heures, le corps fut placé dans un cercueil afin de procéder à l’office funèbre, en l’église des Saints Anges. Un défilé de personnes qui croyaient aux évènements de Fatima, ne tarda pas à se former. On venait avec des chapelets et des images, pour toucher les vêtements de la petite fille et prier auprès de son corps.

Couchée dans son cercueil, Jacinta paraissait vivante, avec les lèvres et les joues d’une belle couleur rosée. Le parfum agréable qu’exhalait le corps, décédé depuis trois jours et demi, ne peut expliquer naturellement cette odeur de fleurs variées, fait très singulier, étant donné le caractère purulent de la maladie et le temps prolongé pendant lequel le corps était resté à l’air libre.

L’après-midi, le corps fut accompagné à pied jusqu’à la gare, sous la pluie, par beaucoup de monde, et déposé à Vila Nova de Ourem, dans le caveau de la famille du baron de Alvaiazere.

Le 12 septembre 1935, Mgr. da Silva fit transférer le corps de la petite Jacinta dans le cimetière de Fatima. Lorsqu’on ouvrit le cercueil, l’assistance put constater que le visage de la voyante était resté intact. Ce fut le cas également, lors de l’exhumation définitive dans la basilique, le 1er mai 1951.

Lors de la première exhumation, on photographia le visage de la petite bergère et l’Évêque de Leiria envoya cette photo à Lucia. Dans la lettre où elle remerciait le prélat et lui disait toute sa joie, la religieuse écrivait entre autres choses : « J’espère que Notre Seigneur voudra lui donner l’auréole des saints, pour la plus grande gloire de la Sainte Vierge. Malgré son jeune âge, (elle n’était qu’une enfant) elle excella dans la pratique de la vertu et sut prouver son amour de Dieu et de la Sainte Vierge, par la mortification. Pour ma part, je dois à son amitié d’avoir conservé mon innocence. Elle avait admirablement compris cet esprit de prière et de sacrifice que la Sainte Vierge nous avait recommandé. »

Le procès en vue de la béatification de Jacinta Marto a été ouvert à Leira le 21 décembre 1949 en même temps que celui de son frère Francisco. Il a été transmis au Saint-Siège le 2 juillet 1979, et c’est le 13 mai 1989 qu’ils ont été déclarés vénérables.

Le 16 avril 1999, la Congrégation pour la Cause des Saints a approuvé un miracle attribué à leur intercession. L’assemblée plénière de la Congrégation a entériné cette décision le 24 juin 1999. C’est alors que le Pape Jean-Paul II a publié, le 28, le décret de béatification. Francisco et Jacinta sont désormais les plus jeunes Bienheureux de l’Eglise (respectivement, 11 et 9 ans).

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jacinta (2)

Contemplons

Notre Dame de San Sameiro : Jacinta disait qu’elle ressemblait le plus à l’apparition de Fatima.

Méditons

En décembre 1918, Jacinta tomba gravement malade, presque au même moment que Francisco. Au cours de cette année-là, la très sainte Vierge apparut trois fois à la fillette, mais sans lui apporter de messages :

– La première fois, dans l’église de Fatima, durant la messe, le jour de l’Ascension. Elle lui apprit à bien réciter le chapelet.

– La seconde fois, ce fut la nuit, à la porte de la cave, alors que la famille dormait.

– La troisième fois, dans la maison, au-dessus d’une table. La Vierge était immobile et silencieuse. Jacinta s’écria : « Oh, maman !… Vous ne voyez pas là Notre Dame de la Cova da Iria ? »

Un jour, elle confia tout émue à sa cousine Lucia : « Notre Dame est venue nous voir, et elle a dit qu’elle viendrait, dans très peu de temps, chercher Francisco pour l’emmener au Ciel. A moi, elle m’a demandé si je voulais encore convertir davantage de pécheurs. Je lui ai dit que oui. Notre Dame veut que j’aille dans deux hôpitaux, mais pas pour guérir. Ce sera pour souffrir davantage, pour l’amour de Dieu, pour la conversion des pécheurs et en réparation des offenses commises envers le Cœur Immaculé de Marie. Elle m’a dit que tu n’y viendras pas, que ma mère m’y conduira et qu’ensuite je resterai là toute seule ; mais que je n’aie pas peur car elle viendra me chercher pour aller au Ciel. »

Après le départ de Francisco pour le Ciel, les parents installèrent la petite fille dans la chambre de son frère, car plus proche de la porte d’entrée. En effet, Jacinta était très affaiblie par la maladie.

La présence de sa cousine Lucia était pour elle un soutient indispensable car depuis le départ de Francisco, elle ne cessait de penser à lui en pleurant.

Sa consolation était de souffrir pour Notre Seigneur afin de réparer les péchés du monde. Les souffrances des damnés et l’éternité de leur peine la préoccupaient sans cesse et l’encourageaient à supporter sans plainte et même avec joie les souffrances de la maladie. Elle avait demandé à Francisco mourant, de dire, au Ciel, à Notre Seigneur et à sa Mère qu’elle souffrirait « tout ce qu’ils voudraient » pour la conversion des pécheurs. La vision de l’enfer l’avait tellement impressionnée, qu’elle ne pouvait cesser d’y penser. Parfois, pensive, elle répétait tout haut : « Coïtadinhos !… » (Pauvres malheureux !). « Dis, Lucia, ces flammes ne s’éteignent jamais ? Et ces gens ne se consument pas comme le bois qui devient de la cendre ? »

Et, après les explications de sa cousine, elle reprenait :

« L’enfer !… l’enfer !… Quelle peine me font les âmes qui y tombent !… nous prierons beaucoup et nous ferons des sacrifices pour que les pécheurs se convertissent. » Et à moitié tremblante, elle s’agenouillait, joignait les mains et récitait les prières que Notre Dame lui avait enseignées : « Oh mon Jésus ! pardonnez-nous nos péchés… » Jacinta restait comme ça, très longtemps agenouillée, répétant la même prière pour convertir les pécheurs et ainsi sauver les âmes de l’enfer.

La maladie la faisait souffrir beaucoup. Après une broncho-pneumonie, se déclara une pleurésie purulente, qui lui causait de grandes souffrances. Elle s’efforçait toutefois de ne jamais se plaindre malgré les douleurs qu’elle supportait avec résignation, une joie même, qui surprenait d’autant plus qu’elle trouvait encore la force de se lever pour réciter la prière de l’Ange.

Quand sa mère se montrait triste de la voir souffrir, elle lui disait : « Ne vous faites pas de souci, mère, je vais au ciel, et là, je prierai beaucoup pour vous. Ne pleurez pas, je me sens bien. »

Jacinta disait à Lucia : « Je ne veux pas que tu dises à personne que je souffre, même pas à ma mère, parce que je ne veux pas qu’elle s’afflige. »

La petite malade se confiait volontiers à Lucia. Ensemble elles parlaient de leurs mortifications, de leurs sacrifices, qui leur semblaient peu de chose pour consoler les Cœurs de Jésus et de Marie. « Ecoute, tu sais, disait Jacinta, Notre Seigneur est triste, parce que Notre Dame nous a dit de ne plus l’offenser davantage, qu’Il était déjà trop offensé, mais on n’en fait aucun cas ; on continue à faire les mêmes péchés. » Elle lui énumérait alors toutes les occasions dont elle avait profité, le jour et la nuit précédente, pour réparer tant d’outrages faits à Dieu : « J’avais très soif, et je n’ai pas voulu boire. Je l’ai offert à Jésus pour les pécheurs. Cette nuit, je souffrais beaucoup, et j’ai voulu offrir à Notre Seigneur le sacrifice de ne pas me retourner dans mon lit. Aussi je n’ai pas dormi du tout… Et toi, Lucia, as-tu fait aujourd’hui quelque sacrifice ? »

Bien qu’elle ne pouvait plus rien avaler sans un certain dégoût, elle prenait les aliments que sa mère lui présentait sans montrer la plus légère répugnance pour offrir ce sacrifice à Notre Seigneur. Elle confia à Lucia : « Je bois la tasse de lait que ma mère me donne ; si tu savais combien cela m’a coûté de la prendre. Mais je ne dis rien. Je prends tout par amour de Notre Seigneur et du Cœur Immaculé de Marie, notre Maman du Ciel. »

Quand sa mère lui apportait, avec une tasse de lait, une belle grappe de raisin, et lui laissait le choix, elle prenait de préférence le lait. « Non Maman, je ne prendrai pas les raisins ; vous pouvez les emporter. Donnez-moi plutôt le lait ; je vais le prendre. » Et lorsque sa mère se retirait, elle disait à Lucia : « J’avais tellement envie de ces raisins, et cela m’a tant coûté de prendre le lait ! Mais j’ai voulu offrir ce sacrifice à Notre Seigneur. »

Au cours du mois de juin 1919, le médecin conseilla aux parents de l’envoyer à l’hôpital saint Augustin, à quinze kilomètres de la maison. Là, la petite fille fut soumise à un traitement rigoureux, mais qui ne donna aucun résultat. Alors, à la fin du mois d’août, il fut décidé que la petite revienne à la maison, d’autant plus que ses parents n’avaient pas les moyens de payer plus longtemps le prix de la pension à l’hôpital.

Sa santé s’affaiblissait de jour en jour. La maladie minait son pauvre petit corps. Atteinte de tuberculose, il lui était tout à fait impossible de quitter son lit.

Lorsqu’elle eut appris, par Notre Dame elle-même la visitant dans sa chambre d’Aljustrel, qu’elle irait à Lisbonne dans un hôpital pour y mourir seule, son cœur fut bouleversé par cette perspective de mourir loin de ses parents et de sa cousine bien-aimée. Un jour, Lucia la trouva, tenant une image de Notre Dame, qu’elle embrassait en disant : « O ma Maman du Ciel ! Alors il me faut mourir toute seule ? » C’était là une épreuve bien amère que lui imposait la Vierge, et elle la suppliait presque d’écarter ce calice. Jésus Lui-même, avant sa Passion, disait : « Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ! » ; mais, elle acceptait de souffrir avec amour pour Jésus et Marie, ainsi que pour les pécheurs en disant dans sa prière : « O mon Jésus ! ce sacrifice est si grand ! vous pouvez sauver beaucoup de pécheurs ! »

A la mi-janvier 1920, arriva à Aljustrel un prêtre, ami de la famille, avec un médecin renommé à Lisbonne pour voir la petite malade, le Dr  Eurico-Lisboa. Ce médecin décida de l’hospitaliser d’urgence à Lisbonne. La petite fille se gardait bien de soutenir l’opinion de ses parents qui voulaient la garder à la maison, car elle savait qu’à Aljustrel, elle ne pourrait pas offrir le « si grand sacrifice » de mourir « toute seule » que la Vierge lui avait proposé, sacrifice qui pouvait préserver des flammes quelques âmes pécheresses. « Tu iras à deux hôpitaux, lui avait dit Notre Dame, mais ce ne sera pas pour guérir. Ce sera pour souffrir davantage, pour l’amour de Dieu, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des offenses commises contre mon Cœur Immaculé. »

Le Cœur Immaculé de Marie ! C’était la passion de Jacinta !

« Il ne s’en faut plus beaucoup pour que j’aille au Ciel, confiait-elle à Lucia. Toi, tu resteras ici pour dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie… Quand tu auras à le dire, ne te cache pas !… Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; qu’il faut les lui demander à Elle ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère, à côté de lui, le Cœur Immaculé de Marie. Que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, parce que Dieu la lui a confiée à Elle ! Ah ! Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j’ai là dans la poitrine, qui me brûle, et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie ! »

Parfois avec sa simplicité naturelle elle disait aussi : « J’aime tant le Cœur Immaculé de Marie, c’est le Cœur de notre petite Maman du Ciel. N’aimes-tu pas répéter souvent ? « Doux Cœur de Marie, Cœur Immaculé de Marie ». J’aime tellement cela… »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Jacinta (1)

Contemplons

Jacinta Marto (7ans) au moment des apparitions de Notre Dame de Fatima

Méditons

Jacinta avait deux ans de moins que son frère Francisco. C’était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucia disait d’elle : « ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot ! Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer. »

Cependant, c’était une petite fille aimable, attirante et d’une nature extraordinairement sensible. Son maintien toujours sérieux, modeste et affable, paraissait traduire la présence de Dieu dans toutes ses actions, maintien qu’on ne trouve d’ordinaire que chez des personnes déjà avancées en âge et de grande vertu. Une de ses qualités particulières était l’amour de la vérité, au point d’être capable de reprendre une personne qui aurait dit un mensonge.

A cinq ans environ, en entendant parler des souffrances de Jésus, elle s’attendrissait et pleurait : « pauvre Notre Seigneur ! » répétait-elle. « Je ne veux faire aucun péché, pour que Jésus ne souffre pas davantage. »

Les vilaines paroles étaient un péché et faisaient souffrir le petit Jésus. Aussi Jacinta évitera-t-elle tout le long de sa courte vie la compagnie de ceux parmi lesquels il y avait danger de prendre cette mauvaise habitude.

Elle avait une attirance particulière pour sa cousine Lucia, avec qui elle aimait jouer. Lorsque la famille Marto allait prendre un repas chez les Dos Santos, la plus heureuse était Jacinta qui aimait se placer à table tout près de Lucia.

Le soir, elle faisait tout pour rester avec sa cousine, si bien que sa tante proposait de la laisser dormir à la maison.

Plus tard, et après de nombreuses insistances, Jacinta (et Francisco) purent obtenir de leurs parents la garde des brebis afin de pouvoir aller avec Lucia à la Cova da Iria pour être en sa compagnie.

Elle aimait courir derrière les papillons, mais elle aimait encore mieux cueillir les fleurs pour en faire des guirlandes. La danse était sa distraction favorite. Comme son frère Francisco, elle aimait la musique et durant les longues heures qu’elle passait à faire paître le troupeau, elle faisait retentir de sa jolie voix la solitude de la campagne. Assise sur le sommet d’une colline, ou sur un rocher, elle ne se lassait pas d’entendre l’écho de sa voix se répercuter au fond des vallées.

Le nom qui résonnait le mieux était le nom de « Marie », et Jacinta récitait quelquefois l’Ave Maria tout entier, en prononçant seulement la parole suivante lorsque celle qui précédait avait cessé d’être répercutée par l’écho.

La première communion de Lucia exalta chez Jacinta et son frère le désir de recevoir comme elle la sainte Hostie. Au printemps 1918, Olimpia les présenta à l’abbé Ferreira afin qu’ils reçoivent la première communion s’il les trouvait assez instruits. Jacinta fut acceptée ; elle n’avait pas encore huit ans.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Bienheureux Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.