« Mon corps est déposé à la hâte dans le sépulcre… Quelle douleur pour ma Mère qui doit consentir à une autre séparation avec moi… Toute sa vie, elle n’a vécu que pour moi et la voilà qui doit renoncer encore une fois à moi… Elle se rappelle mon escapade à Jérusalem alors que j’avais 12 ans… Elle avait alors déjà souffert sans commune mesure d’être séparée de moi… Je la préparais alors à ma mort et à mon ensevelissement par ma disparition de trois jours… Il fallait qu’elle sache que je me dois à mon Père et qu’elle-même doit devenir plus que ma Mère… elle doit devenir la « Femme » à laquelle je me suis adressée sur le Calvaire quand je lui ai remis toute l’humanité… Elle doit devenir la croyante, la nouvelle Eve, celle qui est née de mon côté ouvert sur la Croix comme la première Eve est née du côté d’Adam… Et contrairement à la première Eve, elle ne doit pas naitre dans le sommeil d’Adam mais dans le plus douloureux des enfantements sur le sommet du Calvaire… Marie est grande par sa foi… Si vous saviez à quel point… Elle, la femme forte préfigurée par Judith et toutes les saintes femmes de l’Ancien Testament, le modèle de toutes les femmes fortes que j’ai suscitées dans mon Église au long des âges… Pendant tout le Samedi saint, elle lutte contre Satan et les doutes qu’il murmure à son Cœur pour l’amener à la désespérance… Elle prie… Elle jeûne… Elle attend mon retour dans la gloire que j’avais annoncé et promis… Elle rassemble les Apôtres, les console et les prépare à mon retour… Comme toujours, elle n’écoute pas sa douleur mais repasse encore et encore mes paroles qu’elle a gardées dans son Cœur pour se fortifier et être prête lors de ma venue… Oui, Marie est grande parce qu’elle a cru… Elle est grande en raison de tout ce que je lui ai accordé mais plus grande encore par tout ce qu’elle a concédé en retour… Je lui ai donné de nombreux talents et des plus beaux, et des plus précieux… Elle n’en a enterré aucun mais les a fait fructifier au-delà de ce que vous pouvez imaginer… Aussi, l’ai-je établie ma Reine, ma Corédemptrice, la Médiatrice de toutes les grâces qu’il me plait de vous accorder et votre avocate toute puissante… Écoutez-la, honorez-la, implorez-la… ainsi vous me réjouirez, accomplirez toute justice et obtiendrez ma miséricorde infinie… »
Prions
Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)
O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Père Éternel, par le Cœur très chaste de Joseph, le Coeur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,
le Corps, le Sang, l’Âme, la divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,
en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,
les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,
de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,
les saints Rosaires et autres prières,
et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,
pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Église catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.
Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

