Jeunes témoins de la foi : sainte Jacinta Marto

Naissance / Mort : 5 mars 1910 – 20 février 1920

Age : 10 ans

Fête : 20 février

Patronage : elle obtient la patience et la persévérance dans les épreuves, la fidélité au chapelet et une ardente dévotion au Cœur Immaculé de Marie

Vie : Jacinta Marto est née le 5 mars 1910 au Portugal à Aljustrel, près de Fátima, et baptisée le 19 mars. Jacinthe, comme son frère aîné François et sa cousine Lucie dos Santos, sont des petits campagnards typiques du Portugal de l’époque. Comme eux et avec eux, elle ne fréquente pas l’école, qui n’est pas obligatoire, et travaille comme bergère pour garder les moutons de la famille aux alentours de leur hameau, en particulier au lieu-dit Cova da Iria.

Là, en 1915, ils reçoivent la vision de l’Ange du Portugal qui leur demande de prier pour la conversion des pêcheurs et, en 1917, c’est une Belle Dame qui leur apparaît. Ensemble, ils vont assister à six apparitions de la Vierge Marie leur demandant de prier pour les pécheurs. A la dernière apparition, le 13 octobre, le miracle du soleil se produit à la demande de Lucie « afin que les gens les croient » car les enfants sont bien malmenés par leur entourage.

Après cela, Jacinthe entre à l’école primaire sur les recommandations de la Sainte Vierge. Le 23 décembre 1918, Jacinthe et François tombent malades, victimes de la grippe espagnole qui ravage l’Europe à la suite de la Première Guerre mondiale. Après une broncho-pneumonie, la petite fille endure une pleurésie purulente et ne peut assister aux funérailles de son frère, décédé le 4 avril 1919.

Le 21 janvier 1920, elle est admise à l’orphelinat de Notre-Dame des Miracles à Lisbonne. Le 2 février 1920, elle est opérée à l’hôpital Dona Estefania. On lui retire deux côtes et la plaie qui en résulte la fait beaucoup souffrir. Jacinthe supporte avec patience toutes ses souffrances et témoigne avec force de sa piété envers la Vierge Marie et de sa compassion envers les pêcheurs. Elle s’éteint seule le 20 février 1920.

Elle a été béatifiée par saint Jean-Paul II le 13 mai 2000 et canonisée par la pape François le 13 mai 2017.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Jeunes témoins de la foi : sainte Denise

Naissance / Mort : 245 – 251, Lampsaque, Turquie.

Age : 6 ans.

Fête : 15 mai

Patronage : Elle est invoquée pour l’harmonie dans les familles, contre le somnambulisme, l’épilepsie, la folie, les maladies mentales en général, les maladies du système nerveux, les désordres d’origine nerveuse et les problèmes neurologiques.

Vie : Décius était empereur (249-251), Optimus proconsul. Quatre jeunes étaient présentés au tribunal parce que chrétiens.

Nicomaque abjura sa foi et se vit remettre un certificat d’apostasie, le libellium. Il sortit et tomba mort. Denise s’écria alors : « Ah ! le plus malheureux des hommes qui, pour quelques moments de plus ici-bas, s’est à jamais perdu dans l’autre monde. »

A peine arrêtée, elle s’échappa pour se joindre aux trois autres jeunes gens, André, Paul et Pierre, condamnés et lapidés par la populace. « Je veux souffrir comme vous pour être heureuse avec vous dans le ciel. » Reprise, elle fut torturée et décapitée.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

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les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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Jeunes témoins de la foi : saint Cyr

Saint Cyr avec sa mère, sainte Julitte

Naissance / mort : 301 – 304, Tarse, Turquie.

Age : 3 ans.

Fête : 16 juin

Vie : Les édits de Dioclétien contre le christianisme furent rapidement divulgués jusque dans la Lycaonie, province antique de l’Asie Mineure. Domitien, qui en était gouverneur, les exécuta avec la dernière cruauté.

Ne voulant pas exposer imprudemment sa vie, Julitte, riche dame chrétienne de la famille des rois de l’Asie, quitta les biens considérables qu’elle possédait en la ville d’Iconium, pour se réfugier, avec Cyr, son fils de trois ans, à Séleucie (dans l’actuelle province turque de Hatay) ; deux jeunes servantes les accompagnaient.

À peine arrivée à Séleucie, elle apprit que le gouverneur, nommé Alexandre, persécutait lui aussi les chrétiens. Elle se mit donc en route pour se rendre à Tarse de Cilicie. Sur les entrefaites, Alexandre entra dans la ville à peu près en même temps qu’elle. Ayant été reconnue, on l’arrêta avec son fils qu’elle tenait entre ses bras, et on la conduisit devant le tribunal du gouverneur. Ses deux servantes s’enfuirent ; mais elles se tinrent à portée, afin d’observer au moins à distance les supplices et le combat de leur maîtresse.

Alexandre demanda à Julitte quels étaient son nom, sa qualité et son pays. Elle ne répondit à ces diverses questions que par ces mots : « Je suis chrétienne. » Alors le gouverneur, outré de colère, lui fit ôter son enfant, puis ordonna qu’elle fût étendue et frappée avec des nerfs de bœuf.

On eut beaucoup de peine à arracher l’innocent enfant des bras de sa mère. Le gouverneur le mit sur ses genoux, essayant de l’apaiser par ses caresses mais Cyr ne détournait pas ses yeux de sa mère, s’élançant fortement de son côté. Il égratignait le visage odieux du gouverneur et lui donnait des coups de pieds dans l’estomac.  Lorsque sa mère, au milieu des tourments, s’écriait « Je suis chrétienne ! », il répétait aussitôt « Je suis chrétien ! » Alors le monstre furieux saisit l’enfant par le pied, et, du haut de son siège, le projette à terre, brisant son crâne contre les marches de pierre.  L’innocente victime alla rejoindre le cortège céleste des Saints Innocents.

Julitte, ayant vu la scène, remercia Dieu d’avoir accordé à son fils la couronne du martyre. La joie qu’elle témoignait augmentait encore la fureur du juge. Il ordonna au bourreau d’élever la Martyre et de la suspendre pour l’écorcher vive, puis de verser sur ses pieds de la poix bouillante. Pendant l’exécution, un héraut criait à Julitte : « Aie pitié de toi, et sacrifie aux dieux ; délivre-toi de ces tortures, redoute la mort affreuse qui vient de frapper ton fils. »

Mais la bienheureuse Martyre, inébranlable au milieu des supplices, élevait à son tour la voix, et répondait avec une généreuse constance : « Je ne sacrifie point à des démons, à des statues sourdes et muettes mais j’honore le Christ, le Fils unique de Dieu, Celui par qui le Père a créé toutes choses. J’ai hâte de retrouver mon fils. C’est dans le royaume des Cieux qu’il me sera donné de le voir. » Après cette réponse, le gouverneur voyant qu’il ne pouvait vaincre le courage de sa victime, la condamna à avoir la tête tranchée. Il ordonna de plus que les corps de Julitte et de son fils fussent portés au lieu où l’on jetait les cadavres des malfaiteurs.

Les bourreaux fermèrent la bouche de Julitte au moyen d’un bâillon qu’ils attachèrent avec violence, puis ils la conduisirent au lieu de l’exécution. Julitte leur demanda par signe quelques instants pour prier.  Se laissant fléchir, les bourreaux détachèrent le bâillon. Alors la Sainte se mit à genoux et fit à Dieu cette prière : « Je Vous rends grâce, Seigneur, d’avoir appelé mon fils avant moi et d’avoir daigné lui accorder, pour la gloire de Votre nom terrible et saint, en échange d’une vie passagère et vaine, la vie éternelle dans le séjour des Bienheureux ; recevez aussi Votre indigne servante et que j’aie le bonheur d’être réunie aux vierges prudentes, à qui il a été donné d’entrer dans la demeure des esprits célestes, où rien de souillé ne peut pénétrer, où mon âme bénira Dieu Votre Père, le Créateur et le Conservateur de toutes choses, ainsi que l’Esprit-Saint, dans les siècles des siècles. Amen. » Au moment où elle achevait sa prière, le bourreau trancha la gorge de la généreuse Martyre. Les deux filles de sa suite enlevèrent secrètement son corps, avec celui de son fils, et les enterrèrent dans un champ près de la ville.

Quelques années après la mort de nos saints Martyrs, le grand Constantin mit fin à toutes les persécutions dirigées depuis si longtemps contre les chrétiens, en se déclarant lui-même disciple de Jésus-Christ. Une des servantes de sainte Julitte vivait encore ; elle fit connaître le lieu où elle avait déposé les corps des saints Martyrs. On lit dans leurs Actes, que, après cette découverte, « les fidèles du pays s’empressèrent de se procurer quelque portion de leurs reliques, espérant y trouver une sauvegarde contre les accidents de la vie, et qu’ils se rendirent en foule à leur tombeau pour y glorifier Dieu. »

Mgr Paul Guérin,  Vies des Saints

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Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

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Jeunes témoins de la foi : saints Asterius, Claude, Néon et leurs compagnons

Le martyre d’Astérius, Claude, Néon et leurs compagnons est représenté dans le Ménologion de Basile II du Xème siècle

Mort : en 303 en Cilicie

Fête : 23 août

Vie : Astérios, Claude, Néon et Néonille perdirent leur mère et furent sous la tutelle de la seconde femme de leur père lorsque celui-ci mourut à son tour. Pour s’emparer des biens qui leur étaient dévolus, elle les dénonça comme chrétiens. Asterios fut flagellé puis décapité. Claude fut suspendu par les doigts à une potence et eut les pieds brûlés. Néon fut décapité et Néonille mourut la poitrine recouverte de charbons ardents.

Le gouverneur Lysias : Comment t’appelles-tu ?

Le prévenu : Claudius.

Lysias : Ne perds pas ta jeunesse dans un mouvement de folie. Approche, sacrifie aux dieux sans tarder. C’est l’ordre d’Auguste, notre prince. Tu échapperas de la sorte aux tortures qui te sont réservées.

Claudius : Mon Dieu n’a que faire de sacrifices dans le genre des vôtres. Il se complaît dans les œuvres de miséricorde et dans une vie irréprochable. Vos dieux ne sont que d’impurs démons. Pour cette raison ils se plaisent à vos sacrifices, car ils perdent ainsi pour l’éternité l’âme de leurs adorateurs. Aussi ne parviendras-tu pas à me les faire honorer.

Lysias ordonna de le lier et de le faire battre de verges : « C’est le seul moyen de vaincre sa folie », ajouta-t-il.

Claudius : Tu auras beau imaginer des tourments plus cruels encore, ils n’entameront pas ma décision. Tu prépares simplement à ton âme un châtiment sans fin.

Lysias : Nos Seigneurs les Empereurs ont ordonné que tous les chrétiens sacrifient aux dieux : ceux qui refusent seront punis, ceux qui consentent seront récompensés.

Claudius : Vos récompenses durent un temps, la confession du Christ nous vaut le salut éternel.

Alors le gouverneur fit suspendre Claudius au chevalet : sous ses pieds, on alluma un feu ; on arracha même la chair de ses talons pour la mettre sous ses yeux.

Claudius : Ceux qui craignent Dieu, ni le feu ni les tourments ne peuvent les toucher ; ils leur font au contraire gagner la vie éternelle, puisque les confesseurs les entourent pour le nom du Christ.

Le gouverneur le fit alors déchirer avec les ongles de fer.

Claudius : Mon dessein est de te montrer que tu défends la cause des démons. Tes supplices ne m’atteignent pas. Mais tu te prépares un feu qui ne s’éteint pas.

Lysias dit aux bourreaux : Acharnez- vous sur ses flancs avec des tessons très aigus, et brûlez ensuite ses plaies avec des torches enflammées.

A la fin, Claudius dit : Ton feu et tes tortures sauveront mon âme. Souffrir pour moi est d’un grand gain devant Dieu. Et mourir pour le Christ m’est une fortune.

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1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

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Jeunes témoins de la foi : saint Vit (ou saint Guy)

  

Naissance / Mort : 290 – 303

Age : 13 ans

Fête : 15 juin

Patronage : patron des danseurs, invoqué contre l’épilepsie, la rage, les crampes, l’énurésie, les morsures de serpent

Vie : Saint Guy, appelé aussi Vit ou Vite, était d’une illustre famille de Sicile, au sein de laquelle le christianisme n’était pas encore parvenu. Son gouverneur, Modeste, sa nourrice, Crescence, étaient Chrétiens et le baptisèrent à l’insu de ses parents.

Tout jeune encore, il accomplissait près des infidèles des œuvres merveilleuses, rendait la vue aux aveugles, guérissait les malades, et gagnait de nombreuses âmes à Jésus-Christ.

Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Guy fut dénoncé. Ni les larmes de son père ni les menaces du juge ne purent ébranler sa constance : « Si je désobéis à mon empereur et à mon père, dit-il, c’est pour obéir à Dieu, le premier Maître et le premier Père ; je souffrirai tout plutôt que d’adorer les démons. »

Les fouets étaient déjà levés pour frapper son corps mais les bras des bourreaux sont tout à coup paralysés et le jeune martyr les guérit au nom de Jésus-Christ. Le juge, frappé de ce prodige rendit saint Guy à son père, qui prit tous les moyens les plus capables de l’amollir et de le corrompre. Mais le saint enfant avait toujours les yeux baignés de larmes et le regard levé au Ciel.

Un jour, son père le surprit dans sa chambre au moment où elle était remplie d’une lumière céleste et embaumée d’un délicieux parfum. Mais, par un juste châtiment, il devint aussitôt aveugle et dut s’humilier devant son fils pour être guéri. Les yeux seuls furent ouverts, le cœur demeura endurci.

Sainte Crescence et saint Modeste, guidés par un Ange, tirèrent saint Guy des mains de ses persécuteurs et s’enfuirent avec lui en Italie. Ils n’y trouvèrent pas la tranquillité qu’ils y cherchaient car saint Guy fut bientôt reconnu comme chrétien aux nombreux miracles qu’il opérait. Dioclétien le fit venir à Rome pour guérir son fils, possédé du démon. L’enfant approcha du possédé, lui mit la main sur la tête et commanda au démon de sortir, au Nom de Jésus-Christ, et le démon s’enfuit avec un bruit horrible.

La récompense du jeune martyr fut de voir renouveler ses supplices. Nos saints Guy, Modeste et Crescence sont jetés en prison et traités avec la dernière rigueur mais ils sont consolés par la visite des Anges et de Jésus-Christ Lui-même.

Jetés dans un four où l’on avait mis de la poix enflammée, ils n’en ressentent aucun mal. Un lion est lancé sur eux dans l’amphithéâtre, il vient leur lécher les pieds. On les attache au chevalet pour leur rompre les membres, la foudre éclate dans un ciel serein et renverse les temples des idoles.

Enfin les martyrs, par leurs prières, obtiennent de Dieu la fin de leurs combats : ils meurent bientôt de leurs blessures, et leur âme, empourprée par le martyre, s’envole au Ciel le 15 juin 303, saint Marcellin étant pape, Dioclétien et Maximien empereurs.

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1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

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Jeunes témoins de la foi : saint Tarcisius

Naissance / Mort : 246 – 265

Age : 19 ans

Fête : 15 août

Patronage : les servants d’autel

Vie : Les seuls détails de la vie de Tarcisius sont les inscriptions sur sa tombe dans les catacombes de Saint-Calixte. Pourtant, de ces quelques lignes est née une légende qui s’est transmise au fil des siècles dans la communauté chrétienne.

Rome, 257. C’est une soirée comme les autres pour la plupart des habitants. Le soleil a presque entièrement disparu à l’horizon et la lumière des lanternes éclaire les chaumières. Alors que la plupart des Romains rentrent chez eux, les chrétiens sortent pour assister à la messe.

Dans cette petite foule, composée de citadins et de paysans, se trouve un jeune garçon. Pas tout à fait adulte, plus tout à fait enfant, Tarcisius écoute attentivement les récits des apôtres. La parole du Christ est la lumière qui le guide pour la semaine. Jésus demande de croire, alors il croit. Le Christ promet la vie éternelle à celui qui le suit et observe les commandements, alors Tarsicius s’exécute. Le Fils de l’Homme ne demande que deux choses : de l’aimer et d’aimer les autres. Alors Tarcisius choisit d’aimer.

Lorsque le prêtre bénit le pain et le vin, le garçon tombe à genoux comme frappé par la foudre. Car une fois bénies, les offrandes deviennent celui qui est mort pour ce monde. Jamais aucune idole ne s’est ainsi abaissée pour l’humanité entière. Aucun dieu païen n’aime ceux qui ne l’aiment pas. Comment ne pas L’honorer et Le contempler?

Et sous cette forme, Il veut se donner à eux tout entier. Les larmes coulent sur les joues du garçon tant il est heureux de faire partie de l’Église de Dieu. Son cœur bat si fort qu’il est à bout de souffle. Alors il se recueille dans la présence du Christ et l’honore.

Il reçoit ensuite la communion des mains du prêtre et prie à nouveau. Car ce soir, on lui confie une mission de la plus haute importance. Un de leurs frères chrétiens n’a pas pu venir ce dimanche. Le malheureux est âgé et non loin de la mort. Alors chaque semaine, on choisit quelqu’un pour lui porter l’hostie. Le prêtre, qui connaît la pureté de Tarcisius, a décidé de lui confier cette mission.

À la fin de la messe, il appelle le garçon pour le bénir.

Il n’y a pas de plus grand trésor que celui que je te confie, Tarcisius. C’est le Christ lui-même que tu transportes ce soir. Maintenant va ! 

Il fait complètement nuit à présent. Tarcisius avance au pas de course pour amener le Christ à destination aussi rapidement que possible. Il tient la petite hostie bien fort de peur qu’elle ne lui échappe.

Soudain, il aperçoit un groupe de cinq ou six garçons. Il les connaît bien. C’est une bande de bagarreurs qui lui cherchent toujours querelle parce qu’il est chrétien. À en juger par leur pas titubant, et leur rire gras, ils sont ivres. Mieux vaut faire un détour. Mais à peine fait-il un pas, que les gaillards le repère.

Mais c’est Tarcisius, s’exclame l’un d’eux. Je parie qu’il rentre de la messe. Qu’est-ce que tu fais là, moucheron ? 

Laissez-moi passer, répond le garçon. Je suis pressé.

Allons, ne joue pas les trouble-fêtes ! Qu’as-tu dans la main ? Fais donc voir ! 

Le garçon tressaille. Il recule pour s’enfuir, mais c’est trop tard. Les bagarreurs forment déjà un cercle autour de lui. Alors Tarcisius serre la petite boite contre sa poitrine.

D’abord, on essaye de la lui retirer de force, mais il tient bon. Ses assaillants le griffent et le pincent mais il ne lâche rien. Hors de question de laisser les saintes espèces tomber entre des mains impies ! La résistance du jeune chrétien agite malheureusement les ivrognes. Ne pouvant lui arracher son trésor, les méchants le jettent à terre et le rouent de coups. Dans les jambes, dans les côtes et à la tête, sans merci ! Le sang coule, les os craquent, mais Tarcisius ne bronche pas.

Soudainement, les gaillards se figent. Tarcisius ne bouge plus. Sa poitrine ne se lève plus, et son corps n’est plus crispé. On l’appelle mais il ne répond pas. Réalisant leur crime, les coupables s’enfuient. Le lendemain, on retrouve le corps sans vie de Tarcisius. On appelle alors le prêtre. Saisi de tristesse, l’homme de Dieu pleure le garçon. Mais lorsqu’il pose sa main sur celle de Tarcisius, celle-ci relâche enfin son étreinte. Les saintes espèces n’ont pas été souillées.

Le pape Damase Ier (305-384), qui œuvre pour le culte des martyrs, fait graver ces inscriptions en latin sur son tombeau : « Le vertueux Tarcisius portait les saintes espèces du Christ alors qu’une foule de méchants le pressait de les faire voir aux impies ; mais lui préféra perdre la vie et se faire tuer plutôt que de montrer à des chiens enragés les membres célestes. (ALETEIA)

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en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

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et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

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Jeunes témoins de la foi : les saints Innocents

Age : jusqu’à 2 ans

Fête : 28 décembre

Patronage : petits enfants, enfants abandonnés, enfants de chœur. La bienheureuse Anne-Catherine Emmerich dit qu’il est utile de les invoquer au moment de faire notre examen de conscience avant de se confesser afin d’être lucide sur ses péchés.

Vie : L’évangéliste saint Matthieu raconte que Jésus étant né à Bethléem, des Mages vinrent chez le roi Hérode pour lui demander où est le roi des Juifs qui vient de naître, pour aller l’adorer.

Hérode, par peur de perdre son trône, voulut en savoir davantage avec l’intention de le faire tuer. Il consulta les scribes et demanda aux Mages de le chercher et au retour de l’informer de l’endroit où se trouvait l’enfant. Mais les Mages, raconte l’Evangile, « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, regagnèrent leur Pays par un autre chemin. » Alors Hérode se voyant joué par les Mages, se mit en colère et « envoya massacrer tous les enfants de Bethléem et de tout son territoire, âgés de moins de deux ans. »

L’Eglise vénère ces Innocents comme martyrs des premiers siècles, car arrachés à la vie peu après la venue au monde du Christ, et en fait mémoire aux environs de Noël. Par la volonté de saint Pie V, la célébration a été élevée au rang de fête.

Prudence, poète qui a vécu au IV siècle, dans l’hymne de l’Epiphanie, les définit « flores martyrum », fleurs des martyrs, déracinées par le persécuteur de Jésus Christ, comme tant de tendres bourgeons : « Les enfants, sans le savoir, meurent pour le Christ, et les parents pleurent les martyrs qui meurent. »

« Le Christ fait ses témoins de ceux qui ne parlent pas encore », explique dans un sermon l’évêque saint Quodvultdeus. Et il poursuit : « O merveilleux don de la grâce ! Quels mérites ont-ils eu ces enfants pour remporter la victoire de cette manière ? Ils ne parlent pas encore et déjà ils confessent le Christ ! Ils ne sont pas encore capables d’affronter la lutte, car leurs membres sont encore inermes, toutefois ils portent en triomphe la palme de la victoire. »

En somme, les Saints Innocents sont la petite avant-garde de l’armée de martyrs qui ont témoigné et continuent de témoigner avec leur sang leur appartenance au Christ, créatures qui ont écrit tout de même la première page de la longue liste des martyrs chrétiens (Vatican news).

La bienheureuse Anne Catherine Emmerich rapporte que le nombre de ces petits martyrs lui a été révélé et qu’il excède 700.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

https://www.youtube.com/channel/UC0Va9VhE_C2EMUaWwJtv8Og?view_as=subscriber

Jeunes témoins de la foi (de 2 à 35 ans)

« Il y aura des saints parmi les enfants » avait prophétisé le pape saint Pie X. Le pape Pie XII rajouta : « Ne croyez pas que le jeune âge soit un obstacle au chemin vers la perfection consommée, autrement dit la sainteté. »

Les saints ne sont pas tous des hommes et des femmes d’âge mûr. Beaucoup n’ont pas atteint l’âge adulte. Pourtant ils nous ont laissé le témoignage d’une existence pleinement vécue, illuminée par Jésus-Christ. Leur exemple nous entraine, leur enthousiasme au service de l’Évangile nous saisit et nous émeut. Leur héroïsme, qui nait et s’épanouit dans la monotonie, dans les difficultés du quotidien, nous impressionne autant que les hauts faits de leurs aînés dans la sainteté. Ils nous apprennent que la valeur n’attend pas le nombre des années, que la sainteté n’est pas une question d’âge mais de don de soi à Dieu et au prochain.

En pensant à eux, nous viennent les mots de Saint Paul : « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu. » (Cor 1, 27-29)

Sainte Jeanne d’Arc est morte pour Dieu, pour son roi et son pays alors qu’elle n’avait que 19 ans et après en avoir accompli davantage que les plus grands de son temps ; la postérité a oublié le nom des potentats qui la combattirent mais celui de Jeanne, la pucelle d’Orléans, est resté dans les mémoires. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus s’impose à nous, selon les mots de saint Pie X, comme la plus grande Sainte des temps modernes alors qu’elle n’a vécu que 24 ans ; elle n’a jamais quitté son carmel et, pourtant, elle est la patronne des missions.

Dans son exhortation apostolique Christus vivit, le pape François nous dit : « Le cœur de l’Église est aussi riche de jeunes saints qui ont offert leur vie pour le Christ, et pour beaucoup en allant jusqu’au martyre. Ils ont été de précieux reflets du Christ jeune qui brillent pour nous stimuler et pour nous sortir du sommeil. Le Synode a souligné que « beaucoup de jeunes saints ont fait resplendir les traits de l’âge juvénile dans toute leur beauté et ont été, à leur époque, de véritables prophètes du changement ; leurs exemples nous montrent de quoi sont capables les jeunes quand ils s’ouvrent à la rencontre avec le Christ. »

Plus loin, il ajoute : « À travers la sainteté des jeunes, l’Église peut relancer son ardeur spirituelle et sa vigueur apostolique. Le baume de la sainteté engendrée par la bonté de la vie de tant de jeunes peut soigner les blessures de l’Église et du monde, en nous ramenant à la plénitude de l’amour à laquelle nous sommes appelés depuis toujours : les jeunes saints nous poussent à revenir à notre premier amour (cf. Ap 2, 4). »

Relisons la vie de tous ces jeunes héros de la foi afin que leur exemple uni à leurs prières rallume en nous l’enthousiasme de nos premiers pas dans la foi, l’ardeur au service de Jésus, de Marie, de Joseph, du règne de leurs trois Saints Cœurs mystiquement unis dans le Saint-Esprit.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…).

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Âme, la Divinité, la Sainte Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les Anges et de tous les Saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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« Je règnerai malgré mes ennemis »

Contemplons

La basilique du Sacré-Cœur de Montmartre

Méditons

« Ne crains rien, je règnerai malgré mes ennemis et tous ceux qui voudront s’y opposer » (Jésus à Marguerite-Marie). Force est de constater que, près de 450 années plus tard, son règne se fait attendre. Mais il règnera, car il l’a promis et il est fidèle à ses promesses : « Il règnera, cet aimable Cœur, malgré Satan. Ce mot me transporte de joie » (Marguerite-Marie Alacoque).

Au cours de ces dernières 450 années, Jésus a tout fait pour nous amener à accueillir sa miséricorde et, plus ses empressements amoureux se multipliaient, plus, dans notre orgueilleuse sottise, nous faisions la fine-bouche et détournions de lui nos regards méprisants.

« Je règnerai et me manifesterai. Il n’a fallu que douze hommes remplis de l’Esprit de Dieu pour transformer le monde. Il me faut encore ces âmes de première chrétienté : par ce petit troupeau, je recréerai, je réparerai les ruines, je sanctifierai la terre » (Jésus, La Messe vécue). Pour régner sur le monde, le Sacré-Cœur de Jésus doit commencer par régner sans partage sur notre propre cœur. En nous convertissant, en nous donnant au Sacré-Cœur, en accomplissant ses demandes de la communion réparatrice des neuf premiers vendredis du mois, nous posons le premier jalon de ce règne bienheureux. « Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier » dit Jésus à Marguerite-Marie Alacoque puis : « Pour régner, je commencerai par faire miséricorde, car mon règne est de paix et d’amour : voilà la fin que je veux réaliser, voilà mon œuvre d’amour ! » 

Oui, il règnera malgré ses ennemis mais après bien des péripéties. Comme toujours (l’Ancien Testament, comme toute l’histoire du christianisme regorgent d’exemples !) nous finirons par céder à ses demandes mais seulement lorsque, réduits à la plus extrême misère dans laquelle nous nous serons délibérément jetés, nous nous souviendrons de ses promesses et de son indéfectible miséricorde, à la manière du fils prodigue qui retourne contrit chez son père une fois qu’il a faim et qu’il n’a plus aucune ressource. Tout ce que nous pourrions avoir en nous soumettant amoureusement au Sacré-Cœur, nous accepterons de le recevoir lorsque notre folie orgueilleuse sera brisée. Dans le même esprit, Notre-Dame dit à Fatima en conclusion du 3ème secret : « à la fin mon Cœur Immaculé triomphera » signifiant que son règne viendra assurément mais après bien des souffrances que nous aurions pu nous éviter.

C’est par le règne du Cœur Immaculé de Marie que viendra le règne du Sacré-Cœur de Jésus et le règne de Marie inaugurera celui du Christ-Roi. Les deux saints Cœurs, mystiquement unis dans le Saint-Esprit, règneront ensemble. Et ils règneront, car ils l’ont promis. Il ne tient qu’à nous, par nos prières, par la communion réparatrice des premiers vendredis et des premiers samedis du mois, de hâter la venue de ce règne et d’adoucir les souffrances de ce difficile enfantement.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Sacré-Cœur de Montmartre, la basilique du vœu national

Contemplons

Le Sacré-Coeur en cours de construction

Méditons

S’il est un sanctuaire emblématique de la dévotion réparatrice au Sacré-Cœur, c’est bien la basilique du vœu national de Montmartre. Retraçons son histoire.

A l’origine de l’idée de construire le Sacré-Cœur se trouve un contexte historique très agité pour la France. En effet, en 1871, Paris et la France se divisent dans une guerre civile appelée la Commune. Ce mouvement est né des contestations d’un peuple déçu par les défaites françaises contre la Prusse en 1870 et d’un contexte social et politique morose. A Paris, le peuple qui s’oppose au gouvernement de Thiers se barricade pour endiguer les assauts des soldats Versaillais, associés au gouvernement en place. Pendant deux mois, les luttes font rage mais les soldats de Thiers parviennent à percer les défenses du peuple parisien insurgé et organisent un véritable massacre de leurs compatriotes.

A la suite de ces événements funestes, deux riches bourgeois, Alexandre Legentil et son beau-frère Hubert Rohaut, proposent d’édifier un monument en hommage aux massacres de la commune. Leur démarche se veut spirituelle puisqu’ils espèrent « faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, le pardon de nos fautes. » L’archevêque de Paris, le cardinal Guibert, accepte cette requête  le 18 janvier 1872 et en 1873, l’assemblée nationale proclame la basilique d’utilité publique.

Le 16 juin 1875 est posée la première pierre et le 1er août 1885 débute l’adoration eucharistique continue qui, depuis, n’a jamais cessé.

La basilique est inaugurée solennellement le 5 juin 1891 en la solennité du Sacré-Cœur par le cardinal Richard, archevêque de Paris. Sa consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914 et reportée en raison de la guerre, est faite le 16 octobre 1919 par le cardinal Amette, archevêque de Paris, et sous la présidence du Cardinal Vico, légat du Pape Benoît XV.

Cet édifice a pour but de rappeler au peuple parisien que du haut de la butte Montmartre (Mont des martyres) se trouve le symbole de la protection divine sur la France et son peuple.

Le 6 novembre 1887, en route vers Rome, Thérèse Martin (qui deviendra Sainte Thérèse de Lisieux), âgée de quatorze ans et demi, se consacre au Sacré-Cœur dans la Crypte de la Basilique à l’autel saint Pierre. Le 6 juin 1889, Charles de Foucauld se consacre au Sacré-Cœur en la basilique de Montmartre, toujours en construction.

Le texte du Vœu placé dans la Basilique est le suivant :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore,

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ,

Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Seigneur Jésus, vous qui êtes venu allumer un feu sur la terre, je m’abandonne aujourd’hui à la volonté du Père dans le souffle de l’Esprit Saint.

Purifiez mon cœur, embrasez-le d’amour et de charité.

Faites grandir en moi le désir de la sainteté.

Par le Cœur Immaculé de Marie, je me consacre tout entier à votre Cœur pour vous aimer et vous servir. Amen.

Cœurs unis de Jésus, Marie et Joseph, que votre règne arrive.

Sainte Marguerite-Marie Alacoque priez pour nous.

Saint Claude de la Colombière, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.