La Pentecôte

Méditons

Pour se révéler et nous dévoiler ses attributs, l’Esprit-Saint prend différentes apparences. Au baptême de Jésus, dans le Jourdain par Jean-Baptiste, Il se manifeste sous la forme d’une colombe, symbole de pureté, de paix, de douceur ; Il rappelle ainsi la colombe envoyée par Noé sur les eaux après le déluge et revenue avec un rameau d’olivier. A la Pentecôte, Il se communique au travers d’un vent impétueux qui remplit toute la maison ; Il marque ainsi sa toute-puissance, son absolue liberté, le fait qu’il « souffle où Il veut » (Jean 3, 8) ! Juste après, il prend la forme de « langues de feu » pour montrer qu’Il est tout amour et même qu’Il est « l’amour infini de Dieu » prêt à embraser le monde entier ! Il rappelle ainsi le buisson ardent qui, devant Moïse, brulait sans se consumer sur le mont Sinaï. Enfin Il s’exprime à travers la bouche des apôtres qui parlent en langues étrangères : l’Esprit-Saint est envoi et communion !

L’événement de la Pentecôte consacre la naissance de l’Eglise, qui est le corps du Christ ! L’Esprit-Saint réalise l’unité de tous les croyants par-delà la diversité de ses membres, pour les rendre solidaires entre eux dans l’ordre de la grâce. Cette solidarité de tous ses membres est telle, que dans l’Eglise le bien fait par l’un profite à tous, que le péché commis par l’autre nuit à tous ! L’unité réalisée par le Paraclet ne passe pas par le nivellement des savoirs et des compétences mais par la complémentarité des membres de l’Eglise entre eux. En effet, Il accorde ses dons à chacun en particulier pour en user dans un esprit de service ; chacun contribue ainsi au bien commun. Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Il y a, certes, diversité de dons spirituels mais c’est le même Esprit ; diversité de ministères mais c’est le même Seigneur ; diversité d’opérations mais c’est le même Dieu qui opère tout en tous. À chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun » (corinthiens) !

Même si, dans sa partie militante, l’Eglise est composée en totalité de pécheurs, elle est sainte parce que l’Esprit-Saint la guide, l’enseigne, la façonne, la purifie, la conduit à la perfection que Jésus attend de chacun de ses membres. Pour nous rendre dociles à l’action du Paraclet qui veut nous mener à cette perfection demandée par Jésus, Marie nous entraine par son lumineux exemple. Elle est la mère de l’Eglise qui la révèle dans toute sa perfection. A son école, nous apprenons à aimer l’Eglise militante composée de pauvres pécheurs malgré ses nombreuses imperfections !

Marie et l’Eglise de Jésus sont si intimement liées qu’on peut dire que celui qui aime Marie, aime l’Eglise et qui aime l’Eglise, aime Marie ! Comme le dit le pape Benoit XVI dans son homélie pour le 40ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II : « Marie est tellement liée au grand mystère de l’Eglise, qu’elle et l’Eglise sont inséparables, tout comme sont inséparables le Christ et elle » !

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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L’Attente du Saint-Esprit

Méditons

C’est par son admirable Ascension que Jésus quitte ce monde pour retourner à son Père, d’où Il est venu. Il part pour nous préparer une place auprès de Lui et nous envoyer l’Esprit-Saint comme Il l’a promis à plusieurs reprises. En effet, à la dernière cène, Jésus a dit à ses apôtres : « Quand je serai parti, le Père vous enverra l’Esprit-Saint en mon nom. Il vous fera souvenir de ce que je vous ai dit » (Jean 14,26). Le soir de Pâques, Il renouvelle la même promesse : « et voici que moi, je vais vous envoyer l’Esprit-Saint ; vous serez revêtus de sa force » (Luc 24,29). L’Esprit-Saint est le don pascal par excellence, c’est Lui qui nous donne de connaître Dieu et de persévérer dans le bien ; Il est la science des docteurs et la force des martyrs. C’est par l’Esprit-Saint que Jésus est présent au milieu de nous et qu’il réalise son autre promesse : « voici que désormais je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20).

Jésus enjoint à ses apôtres de rester à Jérusalem et d’y attendre la venue du Paraclet dans la prière persévérante. Recevoir l’Esprit-Saint demande une préparation dans la prière, le jeûne, le silence. Jésus n’a abordé aucun des moments décisifs de sa vie sans avoir au préalable ardemment prié. A la veille de sa vie publique, juste après son baptême par Jean-Baptiste, Il s’est retiré quarante jours dans le désert, où, dans l’isolement, Il a jeûné et prié. De ses apôtres, Il n’en demande pas autant puisqu’ils n’attendront que neuf jours avant d’être remplis de l’Esprit-Saint. Cependant, afin d’accueillir pleinement l’Esprit-Saint avec tous ses dons, les « serviteurs doivent imiter le maître » en se dépouillant de tout ce qui pourrait, en eux, contrister l’Esprit. Cela n’est possible que par la prière, le jeûne, le silence intérieur.

C’est à l’école de Marie qu’est dispensée la meilleure préparation à la venue de l’Esprit-Saint en nos âmes. Ce n’est pas sans une raison majeure que la Mère de Jésus est au Cénacle pendant neuf jours avec les apôtres. Sa présence, comme aux noces de Cana, n’est pas le produit du hasard ; elle procède de sa soumission totale à la volonté de Dieu ; l’évangile ne le dit pas mais il n’y a aucune extravagance à penser que Jésus, avant de quitter ce monde, a recommandé à Marie et aux apôtres de prier ensemble pendant cette neuvaine préparatoire à l’événement fondateur de la Pentecôte. Dieu veut que Marie soit là pour soutenir de sa toute-puissance d’intercession, les apôtres qui s’apprêtent à être revêtus de la force d’en-haut.

A la prière de Marie, l’humble servante de Nazareth, l’Esprit-Saint est venu sur elle, pour que d’elle naisse le Sauveur ; au cénacle, à la prière de Marie, l’Esprit-Saint vient pour que naisse l’Eglise. Marie est Mère de Dieu depuis l’Annonciation ; elle est Mère des hommes depuis le Vendredi-saint ; dans quelques jours, à la Pentecôte, elle sera Mère de L’Eglise.

Par le rosaire, Marie, comme elle l’a fait au cénacle avec les apôtres, s’associe à nous pour demander la venue de l’Esprit-Saint que Jésus veut nous donner à profusion. Et, parce qu’elle prie avec nous, Jésus nous écoute et nous exauce.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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L’Ascension de Jésus

Méditons

Jésus avait dit à ses apôtres : « Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père. » Alors, qui, plus que Marie, s’est réjoui de la glorieuse Ascension de Jésus ; Il monte triomphalement au Ciel pour siéger « à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où Il viendra, dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ; et son règne n’aura pas de fin » (Credo). Avec Marie, contemplons, admiratifs, la glorification de Jésus au ciel et associons-nous à sa joie.

Par le moyen du rosaire, Marie nous désigne le Ciel, notre but ultime, que nous perdons souvent de vue au milieu des préoccupations de cette vie terrestre ; elle dirige notre regard vers la demeure dans laquelle nous sommes appelés à passer notre éternité ; elle nous rappelle les paroles de Jésus : « je m’en vais vous préparer une place au ciel » tout en nous précisant qu’il y en a une, faite aux mesures toutes particulières de chacun. Elle nous rappelle aussi que Jésus n’est parti que pour un temps et qu’Il reviendra un jour aussi sûrement qu’Il est mort et ressuscité ; nul, hormis le Père, ne connait ni le jour ni l’heure, mais il reviendra, car Il l’a dit (nous le proclamons chaque dimanche à la messe lors du Credo).

En nous donnant de contempler ce mystère pendant une petite dizaine du chapelet, Marie nous ménage une petite halte au milieu des adversités de cette vie afin de la recentrer sur son but ultime et nous recharger en espérance chrétienne. Elle fait résonner en nous les paroles de Jésus qui nous invitait à penser au ciel pour nous soutenir dans les combats de la vie : « Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous maudira et qu’on dira faussement toute sorte de mal contre vous à cause de Moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie parce que votre récompense sera grande dans les Cieux. »

Notre-Dame du rosaire, donnez-nous d’avoir toujours les pieds bien sur terre, le regard levé.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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L’ECRITEAU

Contemplons

Ecoutons

Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » (Jean 19, 19-22)

Méditons

Que ce soit devant ses accusateurs ou devant ses bourreaux, Jésus reste silencieux, sauf quand Caïphe lui demande, au nom du Très-Haut, s’il est bien le Fils de Dieu, ou quand Pilate lui demande s’il est le Roi des juifs. Dans les deux cas, Jésus confirme ce qu’ils savent déjà et refusent de reconnaître car, si tel n’était pas le cas, ils ne chercheraient pas, pour l’un à le condamner, pour l’autre à le sauver. La Filiation de Jésus, et donc sa royauté, s’impose avec une telle évidence qu’il n’a pas ou plus besoin de le confirmer. Tout, dans son attitude, dans son silence malgré toute la souffrance du moment, prouve son origine divine. Tous les signes, qu’il a accomplis pendant les années de sa vie publique (et dont Caïphe et Pilate sont parfaitement au courant) corroborent sa royauté. Même les prophéties, que Jésus accomplit jusque dans les moindres détails, proclament, à qui veut bien comprendre, qu’il est le maître de toute chose.

La royauté du Christ est faite d’amour et de libre adhésion ; elle ne souffre pas la contrainte. Dieu veut régner par l’amour et non par la conquête ou la domination. Aussi, ce n’est pas à Jésus de se proclamer roi mais c’est à nous de le reconnaître pour roi, et d’un royaume qui n’est pas de ce monde. C’est à nous de nous soumettre à lui en toute liberté afin qu’il règne sur nos âmes par sa Parole et son Eucharistie, et qu’en régnant sur nos cœurs, il finisse par régner sur la société tout entière. Et Jésus ne lésera jamais notre liberté. Comme pour les juifs, Jésus nous concède la pleine liberté, même de dire : « nous ne voulons pas qu’il règne sur nous » (Luc 19,  14).

Encore une fois, les mots de Pilate vont dépasser sa pensée; A la face du monde entier et pour l’éternité, il va proclamer la royauté de Jésus en faisant rédiger un écriteau portant à la fois le motif de sa condamnation (qui n’en est pas en soi) et sa dignité : « Jésus, le Nazaréen, Roi des juifs. » Et cet écriteau est rédigé en hébreux, en latin et en grec, à savoir les langues les plus parlées de l’époque, soulignant ainsi l‘universalité de la royauté du Christ.

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jean 12, 32) C’est du haut de la Croix que règne le Christ. Jésus est roi et son royaume n’est vraiment pas de ce monde, car son trône c’est la croix, sa couronne une confection de ronces, son sceptre un roseau, son vêtement de sacre un pauvre pagne… Jésus a vraiment tout sauvé sauf les apparences…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Titulus Crucis est une relique exposée depuis 1492 dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome. C’est un morceau de l’écriteau placé au-dessus de la tête de Jésus lors de la Crucifixion.

Le 25 avril 1995 l’historienne Maria-Luisa Rigato a pu photographier l’écriteau et le peser. Le Titulus Crucis est en noyer, pèse 687 grammes, a une longueur de 25 centimètres, une largeur de 14 centimètres et une épaisseur de 2,6 centimètres. En 1998 l’historien Michael Hesemann examina l’écriteau et proposa une datation à partir du type d’écriture utilisé dans l’inscription : Ier siècle de notre ère. Sept paléographes de trois universités israéliennes, Maria-Luisa Rigato de l’Université pontificale grégorienne et le papyrologue protestant Carsten Peter Thiede confirment cette datation à partir de l’écriture sur le Titulus Crucis (style de graphie, écriture de droite à gauche,..)

Sur l’écriteau, l’on peut distinguer trois lignes d’écriture. La première ligne est composée de six lettres hébraïques qui ne sont que partiellement conservées. Les deuxième et troisième lignes avec leur inscription grecque et latine le sont mieux.

La Résurrection de Jésus

Méditons

L’Evangile ne nous parle pas de Marie et de ce qu’elle a fait le matin de Pâques : nous savons juste qu’elle ne fait pas partie de ceux qui se sont rendus au tombeau. A persévérer dans la méditation du mystère de la Résurrection, on entre peu à peu dans le secret du petit matin de ce jour. En effet, Marie n’a pas besoin d’aller constater que le Corps de Jésus n’est plus dans le sépulcre car elle sait déjà qu’il n’a pas été dérobé ou caché. Et pour cause, au moment où Marie-Madeleine arrive tout essoufflée pour prévenir les apôtres, Marie sait déjà que Jésus est ressuscité. Lui-même, le nouvel Adam, est venu porter la bonne nouvelle de sa Résurrection à celle qui est sa Mère, sa nouvelle Eve, celle qui lui a été la plus unie dans la Passion, celle qui a cru jusqu’au bout.

Nombreux sont ceux à qui Jésus est apparu après sa résurrection mais les tous premiers bénéficiaires de ses visites furent ceux qui L’ont suivi jusqu’au sommet du Calvaire. Ainsi, le premier récit d’apparition de Jésus ressuscité concerne Marie-Madeleine et les femmes qui se trouvaient avec elle au pied de la Croix. Toutes ont trouvé, dans leur amour pour Jésus, la force et le courage de Le suivre jusqu’au bout de son Sacrifice. Mais quel que soit le mérite de ces femmes héroïques, il ne saurait surpasser celui de Marie qui s’est tenue debout au pied de la Croix de son Fils. Comment Marie pourrait-elle ne pas être la première à accueillir le Ressuscité le matin de Pâques ?

Le fait qu’aucun évangéliste n’évoque l’apparition de Jésus à Marie au matin de Pâques ne signifie pas qu’ils n’en avaient pas connaissance (probablement que les apôtres ont souvent demandé à Marie de leur raconter cet épisode.). Si cette apparition n’est pas rapportée dans les évangiles, c’est parce que pour les croyants, elle est évidente (aucun enfant ne laisse sa mère dans la peine s’il a la possibilité de l’en sortir.) et que pour les négateurs de la résurrection, elle ne serait que peu crédible (car il s’agit du témoignage d’un membre de la famille proche).

Cessons maintenant les mots et imaginons la rencontre de Jésus et de Marie dans le silence et la pénombre de l’aube du premier jour de la semaine ; laissons-nous saisir par la beauté, la sainteté, l’émotion de cet instant.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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La Désolation de Marie

Méditons

Le corps de Jésus a été déposé dans le sépulcre qui, à présent, est scellé. Jérusalem vit encore dans l’effroi de l’obscurité, du tremblement de terre qui ont suivi la mort de Jésus, de la déchirure du voile du Temple ; par ailleurs, des morts sont revenus à la vie et sont entrés dans la ville pour se montrer à un grand nombre (Matthieu 27, 51-53). Marie est restée avec Jean, Madeleine et quelques fidèles ; probablement se trouvent-ils au cénacle. Marie est au comble de la douleur ; elle lutte contre la désespérance. Une à une, elle repasse dans son esprit, les paroles de Jésus sur sa résurrection ; elle scrute les passages de l’écriture qui parlent du Messie et qui sont liés à sa Passion pour y trouver la force de persévérer dans la foi. Elle prie de toute la ferveur de son âme. Elle est l’image de l’Eglise qui veille dans l’attente du Salut.

Par sa prière, elle soutient non seulement son espérance mais aussi celle des apôtres. Ils sont dispersés et chacun lutte avec ses remords. Probablement qu’un à un, à la demande Marie, Jean les cherche et les rassemble au cénacle. Surmontant à chaque instant sa propre douleur, Marie leur rappelle tout ce que Jésus a dit de sa Passion, qu’elle a été nécessaire et qu’elle se conclura par la Résurrection. Probablement qu’elle leur rappelle la résurrection de Lazare leur expliquant qu’elle préfigure celle de Jésus. Elle console un à un les apôtres de leur abandon de Jésus, notamment Pierre qui ne parvient pas à dominer sa douleur d’avoir renié Jésus par trois fois. Probablement qu’elle fait chercher Judas pour lui dire que Jésus Lui pardonne et qu’Il s’est aussi donné pour lui. Quelle douleur pour elle lorsqu’elle apprend le suicide de Judas : le sacrifice de Jésus, inutile pour lui ?!

Parce qu’elle a été la seule à persévérer dans la foi le Samedi-saint, Marie est la Mère de la sainte Espérance, celle qui nous donne de garder la foi au milieu des épreuves malgré l’apparente absence de Dieu.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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LA TUNIQUE

Contemplons

Ecoutons

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. (Jean 19, 23-24)

Méditons

Les soldats ont divisé le manteau c’est-à-dire le vêtement extérieur de Jésus, mais pas la tunique, le chiton, qui était le vêtement, qu’il portait près du corps. Celle-ci est toute tissée d’une seule pièce, de haut en-bas et sans aucune couture. La tradition veut que ce soit Marie, qui l’ait tissée. C’est on ne peut plus logique car chaque famille vivait selon le principe de l’autosuffisance et, dans cet esprit-là, on réalisait ses vêtements soi-même à partir de la matière première dont on disposait : la laine des brebis.

L’importance de la tunique de Jésus dépasse le simple câdre vestimentaire. Elle symbolise le corps mystique du Christ qu’est l’Eglise. Cela renforce l’idée que Marie ait pu la tisser de ses mains, elle qui est la Mère de l’Eglise. Reprenons-en les caractéristiques.

La tunique est un modeste vêtement qui sert à se couvrir et à protéger celui qui le porte, en protégeant sa pudeur. Elle n’est pas un habit élégant qui exprime un rôle social. La tunique rappelle que l’Eglise a une dignité qui lui est propre et qui lui est conférée par Jésus. Elle invite à l’humilité tous ceux qui se réclament de l’Eglise et à renoncer à tout ce qui nous distingue fallacieusement aux yeux du monde.

La tunique est le vêtement de Jésus. Elle couvre tout son corps sauf sa tête. La tunique symbolise le corps mystique du Christ qu’est l’Eglise dont Jésus est la tête. L’Eglise et Jésus-Christ, c’est une seule et même chose. L’Eglise est l’épouse qui est soumise à son époux ; Jésus est l’époux qui donne sa vie pour elle.

La tunique est toute d’une pièce. L’Eglise est une, et son unité est réalisée par Jésus-Christ. Elle proclame une seule foi, elle est fondée par Jésus-Christ, qui l’a établie sur Pierre, et qui réalise son unité par l’Eucharistie, mémorial de sa Passion, sacrement de l’unité dans le temps et dans l’espace.

La tunique est tissée de haut en-bas. Saint Cyprien explique que le fait que la tunique soit tissée « de haut en bas » signifie que « l’unité apportée par le Christ vient d’en haut, du Père céleste, et qu’elle ne peut, par conséquent, être divisée par celui qui la reçoit, mais doit être accueillie intégralement. »

La tunique est sans couture. L’Eglise est une par la volonté de Jésus et le restera quoi qu’il advienne. Saint Jean nous rappelle que « Jésus allait mourir pour la nation, et non pas pour la nation seulement, mais encore afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11, 51-52). Lors de la dernière cène, il avait dit lui-même : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi, afin que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17, 20-21).

La tunique n’est pas partagée parce qu’elle est le vêtement du seul vrai grand prêtre. Contrairement à Caïphe, le grand prêtre qui déchire son vêtement quand Jésus se proclame Fils de Dieu et, par ce geste, strictement interdit par la loi religieuse, se condamne à mort et se rend indigne du service divin, le vêtement de Jésus n’est pas déchiré. C’est Jésus-Christ qui, à présent, est le seul grand prêtre, qui peut offrir à Dieu le seul sacrifice qui lui est agréable.

Le fait que la tunique n’est pas partagée est aussi un avertissement à tous les membres du Corps mystique du Christ qu’est l’Eglise : personne ne doit vouloir la diviser par égoïsme, avidité, par ambition, ou tout autre motif. Mais, tout le monde doit vouloir préserver et œuvrer à son unité.

La tunique est le vêtement, que Jésus porte sous son manteau et sur son corps. Ceci est également symbolique. Nous, les hommes, pouvons diviser l’Eglise dans ce qu’elle a d’humain et de visible, mais pas dans son unité profonde.

La tunique est imprégnée du Sang de Jésus. C’est le Sang rédempteur de Jésus, qui passe dans les veines de l’Eglise ; c’est son Sang, qui lui donne et lui conserve la vie. Et c’est de son Corps et de son Sang, que l’Eglise est nourrie lors de chaque Eucharistie.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La tunique du Christ conservée en la basilique d’Argenteuil

La Déposition de Jésus

Méditons

Le corps de Jésus est décroché de la croix… le clou de la main gauche est retiré avec toute la délicatesse possible en de telles circonstances ; le bras retombe le long du corps qui pend à demi détaché…. Jean aide Joseph d’Arimathie et Nicodème à déclouer Jésus… du haut d’une échelle, il tient le corps de Jésus pendant qu’on retire le clou de la main droite… puis celui des pieds… Marie voit la peine de Jean à soutenir le cadavre de Jésus pendant qu’on retire le clou des pieds… Jean remet le corps inanimé de Jésus à Nicodème et à Joseph… Marie s’est assise et tend les bras pour qu’on lui rende son enfant… à présent, elle laisse aller toute sa douleur… elle voudrait le serrer et ne parvient pas à s’y résoudre ; les plaies sont si nombreuses, si profondes… doucement elle retire la couronne d’épines… elle voit les plaies que la couronne a ouvertes dans la tête de Jésus… une à une, elle considère les plaies de Jésus… les pieds… les mains… elle voit la plaie béante du côté et éclate en sanglots… le cœur de Jésus. Transpercé…. son enfant, si beau n’est à présent plus qu’un chef d’œuvre de torture. … elle repense aux années de Nazareth où elle prenait Jésus sur ses genoux pour le câliner… aujourd’hui Il n’est plus capable de répondre à son amour…  Jean, Madeleine et les femmes tentent de la réconforter mais Marie ne veut pas l’être… les hommes tendent un linge pour déposer le corps de Jésus et le transporter au sépulcre… ils veulent prendre Jésus mais Marie s’y oppose… il faut cependant se hâter car le sabbat est tout proche… Jean parvient à convaincre Marie… Délicatement ils prennent le corps de Jésus… Marie se lève, soutenue par Jean… tout le monde se dirige vers le tombeau…

Le Cœur immaculé de Marie a été le premier ciboire de Jésus ; ses bras sont à présent son premier ostensoir et ses genoux son premier autel. Personne ne saurait d’avantage inspirer la pitié que Marie tenant dans ses bras le cadavre de son Fils. C’est avec le même amour douloureux que Marie porte chaque âme couverte des plaies de ses péchés pour la confier à la miséricorde infinie de Dieu. La contemplation de la Mère des douleurs nous introduit dans le mystère insondable de l’amour de Dieu et nous enjoint de nous laisser sauver afin que le sang de Jésus n’ait pas été versé en vain.

Que Notre-Dame des douleurs nous donne de prendre notre Salut au sérieux.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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DEPOUILLE DE SES VETEMENTS

Contemplons

Ecoutons

Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats. (Jean 19, 24)

Méditons

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit : « Nous sommes arrivés au terme du chemin. Regarde avec quelle avidité ces hommes endur­cis m’entourent… Les uns saisissent la croix et l’étendent sur le sol…, les autres arrachent mes vêtements… Mes Blessures se rouvrent… et le sang coule de nouveau… Considérez, âmes que J’aime, quelle ne fut pas ma honte en me voyant ainsi exposé devant la multitude… Quelle douleur pour mon corps et quelle confusion pour mon âme… Partagez l’affliction de ma sainte Mère qui contemple cette terrible scène… Et voyez avec quel désir elle voudrait s’emparer de la tunique imbibée et teinte de mon sang… »

On médite très peu ce dépouillement total… Pourtant il est une rude épreuve pour Jésus. Les soldats sont de vraies brutes. Ce sont des gens d’armes, endurcis par les combats. Par ailleurs, la Judée étant aux yeux de l’empire une contrée dangereuse, voire explosive, ce sont les plus rudes des soldats qui y sont en garnison avec les ordres les plus stricts quand il s’agit de mater dans l’œuf des rébellions ou des séditions. Pendant tout le temps où Jésus était sous leur garde, ils l’ont maltraité. A présent, arrivés au Calvaire et pressés d’en finir, ils arrachent, sans ménagement aucun, les vêtements de Jésus, réveillant toutes les blessures de la flagellation, qui se sont soudées à la tunique par l’effet de la coagulation. Quelle douleur atroce traverse le corps de Jésus. C’est comme s’il revivait la flagellation…

Jésus se tient donc là, nu comme un ver, devant la foule qui l’accable d’injures, de sarcasmes, des moqueries les plus infâmes… Tout lui a été enlevé, y compris cette seule tunique confectionnée toute d’une pièce. Les condamnés étaient crucifiés nus et leurs vêtements partagés par les soldats. Anna Katarina Emmerich, et d’autres mystiques, affirment que Marie, qui se tenait près de la croix, ne quittait pas Jésus des yeux et comprit sa gêne. Elle enleva le voile qu’elle portait sous son manteau et le tendit à Longin, le centurion romain, pour qu’il le donne à Jésus. Longin voulu d’abord repousser la requête de Marie. Mais, pris de compassion pour la mère du condamné, il fit donner le linge à Jésus, qui le fixa autour de sa taille. Sans ce geste de Marie, Jésus aurait été crucifié tout nu. Marie a habillé son Jésus à sa naissance, quand il est entré dans cette vie ; elle l’habille quand il la quitte dans le même dénuement.

Par son dépouillement, Jésus nous enseigne à ne pas nous attacher à toutes ces choses, que nous pensons nécessaires, voire indispensables, pour lesquelles nous nous échinons à trimer parfois au dépens de notre santé et qui, au fond, n’ont qu’une utilité tout à fait relative. La mort viendra nous les enlever avec la même brutalité que ces soldats. Par ce dépouillement, Jésus nous apprend, qu’à accumuler les biens, on s’attache à cette vie et on augmente la douleur au moment où il faudra la quitter. Par ce dépouillement, Jésus nous recentre sur la seule chose qui soit indispensable en cette vie : réaliser son salut.

Saint Nicolas de Flue avait pour habitude de prier : « Seigneur, enlève de moi tout ce qui m’éloigne de toi. Seigneur, donne-moi tout ce qui me rapproche de toi. Seigneur, prend-moi à moi, et donne-moi tout entier à toi. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le pagne de Jésus

Dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, on vient vénérer quatre reliques qui y sont conservées depuis l’époque de Charlemagne. L’histoire rapporte que Charlemagne aurait reçu ces reliques en cadeau de Jérusalem vers l’an 800 après J-C. Depuis 1349, ces reliques sont présentées aux croyants d’Europe et du monde entier tous les sept ans et pour ce faire, elles sont sorties de leur reliquaire pour une durée de dix jours. Ces reliques sont de vieilles étoffes décrites comme l‘habit que portait Marie la nuit de la naissance de Jésus, les langes de Jésus avec lesquels Marie protégea l‘enfant, le drap dans lequel on enveloppa la tête de saint Jean Baptiste après sa décapitation et le pagne qu’aurait porté Jésus sur la croix.

LES FEMMES DE JERUSALEM

Contemplons

Ecoutons

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : « Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité ! » Alors on dira aux montagnes : « Tombez sur nous », et aux collines : « Cachez-nous. » Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » (Luc 23, 27-31)

Méditons

Jésus semble très sévère avec ces femmes qui se lamentent et se frappent la poitrine. Elles sont les seules à manifester de la compassion, et pourtant elles se font réprimander. Jésus n’est que douceur, amour et miséricorde ; même réduit à l’état de loque humaine, son message reste un message d’amour. Si Jésus semble à priori sévère, c’est pour souligner le sérieux de son propos.

Si Jésus attend de nous que nous nous laissions émouvoir par tout ce que nous lui avons coûté, il nous demande néanmoins de passer de la seule bonne intention à l’action. La foi sans les œuvres, est une foi morte. Il ne sert à rien de dire « Seigneur, Seigneur » si on ne met pas toute son ardeur à accomplir la volonté du Père. « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7,21)

Jésus accomplit la volonté du Père en tout point. C’est par désobéissance que le premier Adam a fauté et nous a tous précipités dans cette vallée de larmes ; c’est par obéissance que Jésus, le nouvel Adam, réalise notre salut. Même réduit à l’état le plus lamentable, ce n’est pas sur lui qu’il faut s’apitoyer mais sur cette foule hurlante qui le condamne, au mépris de toutes les lois divines et humaines, parce qu’elle n’a pas su reconnaître en lui, l’envoyé du Père, le Messie, le libérateur.

Pleurer sur ses péchés est en soi une excellente chose, si c’est le départ d’une véritable conversion. Marie-Madeleine a pleuré ses péchés : ses larmes ont marqué le départ d’une vie toute donnée à l’Evangile. La conversion de Marie-Madeleine est si radicale et si impressionnante que l‘Eglise l’a même proclamée patronne des pénitents. Et Jésus a accueilli tous ses efforts de conversion puisque d’elle seule il a dit : « c’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés car elle a beaucoup aimé » (Luc 7, 47). Contrairement à tous les apôtres, Marie-Madeleine se tiendra au pied de la Croix aux côtés de Marie, de Jean et se déclarera à la face du monde comme disciple de Jésus. Au matin de Pâques, c’est à elle, que Jésus demande d’aller annoncer aux apôtre sa résurrection, la proclamant apôtres des apôtres. Aussi, par sa monition, Jésus met-il le doigt sur la seule chose qui importe vraiment : la conversion du Cœur.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire de Jaucourt contenant un fragment de la vraie Croix.