Le Recouvrement de Jésus au temple

Méditons

Essayons d’imaginer l’angoisse de Marie pendant ces trois jours de recherches. Jésus, son unique enfant est perdu sans qu’il n’y ait de faute ni de sa part ni de Joseph. Les chances de Le retrouver sont infimes car Marie et Joseph ont déjà fait une journée de marche et qu’il y a, par les routes et à Jérusalem, une foule immense venue pour les fêtes de la Pâque. La situation sera la même vingt ans plus tard quand Jésus entrera dans Jérusalem au moment de Pâques, sur un âne, au milieu d’une foule immense.

Marie ne s’est jamais plainte de rien mais son angoisse de la perte de Jésus a été telle, qu’aujourd’hui elle sort de sa réserve et en fait le reproche à Jésus. Ce sera la seule et unique fois. Vingt ans plus tard, elle perdra Jésus une seconde fois pendant trois jours dans des circonstances autrement plus tragiques ; cette fois-là, elle ne dira plus rien et se tiendra silencieuse au pied de la Croix de son Fils qui encore une fois est « aux affaires de son Père ».

Il est curieux de voir Jésus au milieu des docteurs de la Loi ; ça l’est davantage encore quand on observe ces-derniers écouter et interroger l’enfant, l’admirer pour la sagesse de ses réponses. Probablement que ce seront ces mêmes docteurs qui vingt ans plus tard interrogeront Jésus lors des différents procès, le traiteront de blasphémateur et le feront crucifier. Pourquoi ne comprennent-ils plus Jésus, pourquoi n’admirent-ils plus la sagesse de ses réponses ?

Marie retrouve Jésus au bout de trois jours de recherches ; dans vingt ans, elle le retrouvera après trois jours de désolation, le matin de pâques.

C’est au Temple que Marie et Joseph retrouvent Jésus. Ils ont épuisé toutes les solutions envisageables, ont interrogé toutes les personnes susceptibles de disposer d’un indice qui permettrait de retrouver Jésus. L’heure de Dieu a sonné ; il ne reste plus qu’une solution, s’en remettre à Celui pour qui rien n’est impossible. C’est dans cette perspective qu’ils se rendent au Temple et, finalement, y retrouvent Jésus. Par leur exemple, ils nous apprennent que Jésus se laisse trouver par ceux qui le cherchent sincèrement et qu’on le recouvre infailliblement dans le Temple, autrement dit dans les Sacrements. Prières page 2

LA CROIX

Contemplons

Ecoutons

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. (Luc 23, 26)

Méditons

Jésus n’a pas dormi depuis plus de 24 heures, il a été flagellé au-delà de ce qui est autorisé, il a été roué de coups, trainé d’un endroit à l’autre… Il a perdu énormément de sang, il est fiévreux et assoiffé… passons sur son état psychologique…

Il est à bout de forces et pourtant il doit, à présent, gravir le chemin qui mène au Calvaire, en portant la croix sur laquelle il sera immolé. Toujours silencieux et recueilli, Jésus reçoit la croix, l’accepte, non comme un supplice de plus, qu’il accepte de subir, mais comme le remède à tous nos maux. Le vendredi-saint, l’Eglise chante sur une mélodie triomphante : « Votre croix, Seigneur, nous l’adorons ; votre sainte résurrection, nous la louons et la glorifions. Voici en effet que, par le bois de la croix, la joie est entrée dans le monde entier. » (liturgie du vendredi-saint)

Le poids de la croix est écrasant. Les historiens, qui se fondent sur les reliques de la vraie Croix en bois de pin, estiment son poids à environ 75 kg. Aussi, en raison de son affaiblissement physique, bon nombre d’entre eux défendent la thèse que Jésus n’a porté que la partie transversale de la Croix. Cependant, selon le professeur André Marion de l’Institut d’Optique d’Orsay, qui a réalisé des études d’après le suaire de Turin et la tunique d’Argenteuil, les bandes reconstituées sur le dos des porteurs de ces linges, évoquent le portement de la croix entière. Les mystiques, comme Anna Katarina Emmerich, Marthe Robin ou Thérèse Neumann sont unanimes pour dire que Jésus a porté une croix entière et pleinement formée.

Comment Jésus a-t-il pu porter un tel poids ? C’est un fardeau écrasant pour un homme en bonne santé mais lui, si affaibli et si diminué ?! Jésus n’est qu’une seule plaie, et pourtant rien ne saurait le détourner de porter cette croix. Jésus veut nous montrer ainsi, que rien ne doit nous détourner du salut et que rien n’est plus important, en cette vie, que de travailler à parvenir au salut. Même écrasé par nos péchés et affaibli par nos faiblesses, nos passions, il nous faut avancer vers le salut en acceptant de porter la croix de notre devoir d’état, le moyen que Dieu nous donne pour le réaliser. Quelle que soit la dureté du chemin, Jésus nous enseigne à ne rien épargner pour réaliser la volonté de Dieu et à ne jamais ni nous en laisser détourner ni à y renoncer car le salut est à ce prix.

En portant une charge aussi surhumaine dans un tel état de déchéance, Jésus nous donne aussi à comprendre, que personne, en-dehors de lui, n’est en mesure de réaliser notre salut car lui seul est capable de porter un tel poids, et que le salut est le plus beau cadeau que le Créateur puisse faire à sa créature.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant un fragment de la Croix du Christ conservé à Notre-Dame de Paris

La vie cachée à Nazareth

Méditons

Dans la sainte famille de Nazareth s’accomplit un curieux mystère. D’une part, chacun a une position inversement proportionnelle à sa dignité, d’autre part, personne ne semble insatisfait de cette distribution des rôles.

La sainte famille reflète l’image de la sainte Trinité ; en son sein, Joseph à qui la famille est soumise, représente le Père ; Marie représente l’Esprit-Saint, de qui elle a conçu ; Jésus est le Fils, au sein de la Trinité, comme de la sainte Famille. En son sein, Jésus, Dieu même, s’en remet entièrement aux bons soins de Joseph et se soumet volontairement à son autorité. Même si la sainteté de Joseph n’est plus à démontrer, il n’en reste pas moins la créature à laquelle se soumet le Créateur. Marie est la Mère de Dieu, la « comblée-de-grâce » ; elle choisit délibérément d’imiter son Fils, Jésus, et de confier son devenir au petit charpentier de Nazareth. Dans la sainte Famille, rien n’est normal : c’est le moins digne qui commande à ceux qui le sont davantage. Joseph exerce l’autorité, secondé par Marie et Jésus se soumet aux deux.

Le plus étonnant est que tout le monde s’accommode de la situation et y trouve son plein épanouissement. La sainte famille de Nazareth est pauvre mais heureuse car fondée sur l’amour de Dieu et du prochain. Joseph ne prendra jamais aucune décision qui ne vise directement le service de Dieu et de sa famille. Pour cela, il ne recule devant aucun sacrifice et se renonce en permanence. Jésus dira plus tard : « que celui qui veut être le premier se fasse le serviteur de tous » ; Joseph n’a jamais cherché à être le premier mais d’emblée, il s’est fait le serviteur de sa famille et a employé l’autorité qui lui était donnée pour assurer fidèlement le quotidien des siens. Aucun acte, aucune parole ne trahira ne serait-ce que la moindre tentation d’abus d’autorité : il commande à Jésus et Marie comme on assume un service et non comme un moyen de soumettre ou de tirer profit.

Jésus et Marie aiment Joseph ; probablement que cet amour grandit chaque jour au regard des nombreuses difficultés que le chef de famille affronte pour l’amour des siens. Plus encore que l’aimer, Jésus et Marie respectent celui que Dieu leur a donné pour gardien et l’honorent d’une obéissance empressée qui ne leur coute pas car ils discernent chaque jour davantage l’éminente sainteté qui émane de son attitude. Dans la famille de Joseph, tout le monde sait se renoncer pour le bien de tous, pour l’amour de chacun et ça les rend tous heureux.

Saint Jean-Eudes nous dit que sur terre, aucune famille n’a été plus heureuse que celle de Nazareth car fondée sur Dieu et l’amour mutuel. Méditons son exemple et demandons-lui de nous apprendre à rendre heureux ceux qui nous sont confiés. Prières page 2

COMDAMNE A MORT

Contemplons

Ecoutons

C’était le jour de la préparation de la pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Alors ils crièrent : « A mort ! A mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. » Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. (Jean 19, 14-16)

Méditons

Le dernier fil auquel était suspendue la vie de Jésus, est rompu : Pilate, qui aurait pu sauver Jésus, le condamne à être crucifié.

Si, par avance, Jésus avait accepté tous les termes de sa Passion, cela ne dégage pourtant personne de sa responsabilité dans sa condamnation à mort. Si Dieu, dont la puissance et la miséricorde sont infinies, qui se plait à tirer un plus grand bien de tout mal, a permis, et même, ordonné la Passion de Jésus, c’est pour sa gloire, notre salut et montrer jusqu’où va son amour pour nous : jusqu’à se sacrifier lui-même. Pour cela, il n’a pas préprogrammé les protagonistes. Au contraire, Jésus s’est livré aux mains de personnes en pleine possession de toutes leurs capacités et donc pleinement responsables de ce qu’elle font.

Judas est responsable de la mort de Jésus car il l’a livré pour 30 pièces d’argent sachant que le Sanhédrin le condamnera injustement à mourir. Cette trahison n’est pas un coup de folie mais un plan soigneusement prémédité, calculé, organisé. Judas a livré Jésus parce que tel était son plan. Et Judas savait que Jésus savait qu’il le livrerait, et pourtant cela ne l’a pas amené à reculer.

Le Sanhédrin, les grands prêtres, envieux, jaloux et, pour ces raisons, assoiffés de haine, ont voulu la mort de Jésus. Ils l’ont préméditée, organisée et n’ont pas hésité à recourir à tous les expédients : la corruption, l’intimidation, la pression morale, le parjure… Ils ont bafoué toutes les lois, y compris religieuses dont ils étaient les garants, pour obtenir cette condamnation.

Hérode n’a pas condamné Jésus à mort et ce n’était pas non plus, ni son but ni même son désir. Cela dit, il ne l’a pas sauvé non plus alors qu’il aurait pu le faire. Mais pour cela, il aurait dû marcher sur son orgueil et accepter le risque que Jésus puisse lui ravir le trône puisqu’on le dit le roi des juifs. Il est donc pleinement coupable.

La foule est coupable qui demande à cor et à cris la mort de Jésus. Elle a été témoin des signes accomplis par Jésus et ceux qui ne les ont pas vus, en ont entendu parler. Si les grands prêtres tiennent tant à la mort de Jésus, c’est bien parce que Jésus et tout ce qu’il a accompli, sont connus de tout Jérusalem et que ce sont autant de motifs  pour que le peuple se détourne d’eux pour le suivre.

Pilate a condamné Jésus par lâcheté. Ses hésitations et ses tentatives pour relâcher Jésus, montrent bien qu’il est convaincu de son innocence et qu’il est une personne soucieuse de rendre la justice équitablement. Cependant, il ne suit pas les assauts de sa conscience, pourtant aidée par l’intervention de sa femme. Il essaie de se dégager de sa responsabilité dans cette affaire prétextant que c’est la pression politique qui le fait céder et que la responsabilité de l’injustice incombe aux juifs dont Jésus fait partie. Il se lave les mains dans de l’eau pour le signifier mais c’est dans le sang de Jésus qu’en réalité il les lave. Pilate est coupable de la mort de Jésus qu’il condamne tant par lâcheté que par froid calcul politique.

Toutes ces personnes sont responsables et coupables de la mort de Jésus à des degrés divers. Mais il y en a encore d’autres : une foule innombrable. Vous, moi, chaque âme rachetée par Jésus. Ce sont nos péchés qu’il a portés, ce sont nos fautes dont il s’est chargé… tous ceux qui ont péché, d’une façon ou d’une autre, peuvent s’identifier à l’un de ces protagonistes, ou même à tous, et ont une part dans la mort de Jésus. La seule âme dont le salut vient de la mort de Jésus mais qui n’a eu aucune part dans ses souffrances, c’est Marie.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Calice de la dernière Cène, conservé dans la cathédrale de Valence.

Une antique tradition corroborant le fondement archéologique du Calice indique que celui-ci passa de Jérusalem à Rome par l’intermédiaire de saint Pierre. C’est avec ce Calice que les premiers papes célébrèrent les mystères. Il aurait été apporté en Espagne, dans la région de Huesca, vers l’an 258, par saint Laurent, après le martyre du pape Sixte et avant son propre martyre, dans le souci de le préserver de la spoliation liée à la persécution contre l’Eglise décrétée par Valérien.

Il y avait une fresque du XIIIe siècle dans la basilique Saint-Laurent-hors-les-murs de Rome qui représentait la remise du saint Calice par saint Laurent à un légionnaire espagnol, mais elle a été détruite le 19 juillet 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, lors d’un bombardement allié, et il ne subsiste qu’une photo médiocre.

La Fuite en Egypte

Méditons

Le jour de la présentation de Jésus au Temple, Siméon prophétise à Marie que « Jésus sera en butte à la contradiction et qu’un glaive de douleur lui transpercera l’âme ». Ce glaive s’enfonce chaque jour un peu plus dans le cœur très pur de Marie ; à chaque fois, il pénètre plus profondément ; à chaque fois la douleur est plus aigüe jusqu’à atteindre son paroxysme le jour de la crucifixion. Le glaive de douleur est le symbole de la souffrance de Marie de voir Jésus en butte à la contradiction. Marie, la mère, est accablée de la souffrance de l’homme, son Fils ; Marie, la croyante, est affligée du rejet de Dieu.

Essayons d’imaginer les pensées de Marie alors qu’en pleine nuit, Joseph lui demande de rassembler rapidement quelques affaires, de prendre Jésus, un enfant de quelques mois, pour fuir en toute hâte. Etant l’arche d’alliance, celle par qui Jésus est venu à nous, elle jouit d’une connaissance aussi intime que profonde du mystère de l’Homme-Dieu ; elle sait que Jésus est un Dieu d’amour et qu’Il ira jusqu’au sacrifice de sa vie pour le Salut de tous les hommes. Pour cela, Jésus mériterait d’être accueilli, aimé et c’est le contraire qui se produit. Comme tous les croyants, elle s’interroge et s’afflige d’un tel déferlement de haine ; pourquoi persécute-t-on celui qui est l’amour même, pourquoi s’en prendre à un enfant ? Dieu est tout-puissant ; s’il le voulait, il pourrait tout arrêter et mettre un terme aux exactions d’Hérode ; pourquoi permet-il tout ce mal alors que l’ange lui a précisé : « A Dieu rien n’est impossible » ? Pourquoi Jésus, le roi des rois, accepte-t-il de fuir devant un roi de pacotille ? Pour le Seigneur, qu’elle a choisi de servir et auquel elle a dit « oui » à l’Annonciation », Marie a tout quitté et a renoncé à sa volonté propre ; chaque jour ce « oui » est plus exigeant et implique davantage de dépouillement de sa part ; être Mère de Dieu n’a décidément rien de glorieux aux yeux du monde. Elle regarde Joseph avec amour, compassion et reconnaissance ; par son mariage avec elle, Joseph a dû renoncer à ses rêves, à ses projets et maintenant il doit fuir en Egypte où ne l’attend qu’une vie misérable.

Essayons à présent d’imaginer son attitude. Il n’y a chez Marie aucune révolte et pas la moindre trace de plaintes ou d’exigences pour elle-même. Le « oui » de l’Annonciation est d’une telle plénitude qu’il est un perpétuel dépassement d’elle-même pour l’amour de Dieu et des hommes. Bien qu’affligée de la situation, elle cherche, comme elle le fera pendant toute sa vie (et aussi pendant toute son éternité.), à réparer les péchés des hommes par un surcroit d’amour de Jésus, le rejet de Dieu par un plus grand abandon à sa volonté. Ainsi, même si cette fuite lui coûte, elle ne pose aucune question, ne se plaint de rien et prend sur elle ; si Jésus, Dieu fait homme, se laisse persécuter, alors qu’il pourrait changer la donne en un instant, pourquoi voudrait-elle s’y soustraire ? Jésus dira plus tard que le serviteur n’est pas plus grand que le maître et elle-même se désigne comme la servante du Seigneur. Ce qui importe à Marie, c’est d’être avec Jésus où qu’il aille. On ne sait jusqu’où Marie pénétrait le mystère du mal et de la liberté humaine mais une chose est certaine, c’est qu’à tout instant de sa vie elle a choisi de se livrer en toute liberté au Dieu d’amour pour contrer le mal.

Marie ne se plaint de rien car cela ne ferait qu’ajouter à la souffrance de Joseph, son époux qu’elle aime et respecte profondément. La plus grande richesse de la sainte famille ne sera pas entamée par la fuite en Egypte, au contraire, elle s’en trouvera augmentée : cette richesse, c’est l’amour mutuel. Ni Marie, ni Joseph ne se plaignent afin de ne pas ajouter à la douleur de l’autre et chacun prend sur lui pour l’amour de Jésus. Retenons tous ces événements pour les méditer dans notre cœur.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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BARABBAS

Contemplons

Ecoutons

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute. La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude. Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas. Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? », de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! » (Matthieu 15, 06-13)

Méditons

C’est couronné d’épines et revêtu d’un manteau de pourpre, que les soldats ramènent Jésus à Pilate en l’accablant, à chaque pas, de cris, de crachats, de coups, d’insultes et de moqueries. Pilate, qui ne trouve en lui aucun crime qui justifierait le châtiment demandé par les juifs, le questionne de nouveau et lui demande pourquoi, sachant qu’il « avait tout pouvoir sur lui » il ne se justifie pas. Alors, sortant de son silence, Jésus lui dit : «  Tu n’aurais aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en-haut, mais il faut que les Ecri­tures s’accomplissent ! »

Pilate, troublé par l’avertissement de sa femme, tiraillé entre les remords de sa cons­cience et la crainte de voir le peuple déchainé se soulever contre lui, s’il se refuse à faire mourir Jésus, le présente à la foule dans l’état pitoya­ble où on l’a réduit. Cherchant à ruser, il propose de rendre la liberté à Jésus en condamnant à sa place, Barabbas qui est un insigne brigand. Mais la multitude s’écrit avec rage et d’une seule voix : «  Qu’il meure !… Nous voulons qu’il meure et que Barabbas soit délivré. »

Qui dira la souffrance de Jésus, dont le Cœur est souverainement tendre et délicat, lors­qu’Il se voit préférer Barabbas et à ce point méprisé, compté pour moins que le plus infâme des brigands, lui qui a tant de fois, béni, guéri, consolé ceux qui aujourd’hui réclament sa mort. Les cris de la foule déchainée ont dû le transpercer jusqu’au plus profond de son âme.

L’amour de Jésus pour nous, ne fait pas que le conduire à la mort mais aussi au mépris, à l’ignominie, à la haine de ceux-là mêmes pour qui son Sang est répandu avec tant de profusion. On l’a traité de perturbateur, d’insensé, de fou et il a tout accepté avec la plus grande douceur et la plus profonde humilité. Parlant de sa Passion, Jésus dit à sœur Josefa Menendez : « Comprenez-le, âmes que j’aime : vivre connues ou inconnues des hommes, utiliser ou non les talents que vous avez reçus, être peu ou beaucoup estimées, jouir ou non de la santé, rien de tout cela n’est en soi votre bonheur !… Savez-vous l’unique chose qui vous l’assu­rera ?… Faire la volonté de Dieu, l’embrasser avec amour, vous unir et vous conformer à tout ce qu’elle exige pour sa gloire et pour votre sainteté. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Clou de la crucifixion du Christ conservé en l’église Santa Maria della scala à Sienne

 

L’Adoration des Mages

Méditons

L’étoile constitue le symbole le plus parlant de l’épiphanie. En effet, elle guide la recherche des mages, les accompagne pendant leur long périple puis leur indique l’endroit où se trouve « le petit enfant avec Marie, sa mère ». Plus d’un mystique a vu en l’étoile, le symbole même de Marie. En effet, ce nom signifie « étoile de la mer » et Marie est invoquée comme « l’étoile du matin », « l’étoile du pèlerin » dont la mission consiste à nous mener infailliblement à Jésus, seul Sauveur. Elle est l’astre qui nous indique le chemin et guide tout homme de bonne volonté vers son Fils. Si l’évangéliste se plait à préciser que les mages trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère, c’est bien pour souligner que Jésus et Marie sont indissociables et que pour trouver l’enfant, il faut se confier aux bons soins de la mère. Enfin, les mages « se réjouirent d’une grande joie en voyant et suivant l’étoile ». Marie est notre signe d’espérance qui témoigne de la toute-proximité de notre Salut et cela nous remplit d’une joie profonde et durable.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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JESUS COURONNE D’EPINES

Contemplons

Ecoutons

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage. (Matthieu 15, 16-19)

Méditons

Si la flagellation est une épreuve redoutable pour celui qui y est condamné, elle requiert aussi beaucoup de force et d’endurance de la part de ceux qui l’infligent. Les soldats, enivrés et corrompus par les sbires des grands prêtres, n’arrêtent le supplice que lorsqu’ils sont eux-mêmes à bout de force. Comment Jésus a-t-il pu survivre à une telle torture ?

Les soldats se livrent alors à un autre jeu pour se distraire, et fabriquent une couronne d’épines, qu’ils enfoncent sur la tête de Jésus. Pour le ridiculiser et l’humilier, ils s’inclinent devant lui, singent des courbettes, l’insultent, le frappent à la tête et, chacun d’eux ajoute une nouvelle douleur à celles qui déjà épuisent son corps.

Sainte Brigitte décrit la couronne d’épines bien différemment de ce à quoi nous sommes habitués en regardant un crucifix. En effet, elle ressemble davantage à un énorme casque qu’à un diadème, car elle englobe toute la tête de Jésus. Les épines, longues et acérées (la tradition nous rapporte qu’il s’agit de bois de jujubier), se plantent douloureusement dans la chair de Jésus. Le frère Joseph François raconte qu’un jour il vit en vision le couronnement d’épines de Jésus : par trois fois, on avait enlevé et replanté la couronne et, chaque fois, des épines pénétraient dans sa tête, laissant 34 blessures profondes. La Mère de Dieu révéla à sainte Brigitte que les épines furent si violemment enfoncées que le sang ruissela sur toute la face, de telle sorte qu’elle en parut toute couverte.

« Ecce homo. » Contemplons Jésus réduit à l’état le plus lamentable, couronné d’épines, revêtu d’un manteau d’écarlate, salué comme un roi de pacotille et tenu pour un fou. Lui, Fils de Dieu et Dieu lui-même, celui à qui tout est soumis, s’est abaissé jusqu’à passer, aux yeux des hommes, pour le dernier et le plus mépri­sable de tous. Il a permis que sa tête soit couronnée d’épi­nes et qu’elle souffre pour réparer nos refus d’accep­ter ce qui nous abaisse aux yeux du monde. Il a consenti à couvrir ses épaules d’un manteau de dérision et à être traité de fou afin que nous acceptions de le suivre même au prix de tous les renoncements, de tous les abaissements. A sœur Josefa Menedez, Jésus dit : « Non, aucun chemin, aucun état n’est vil et humiliant, dès qu’il s’agit de suivre la volonté de Dieu. Vous qui vous sentez intérieurement attirées à cet état, ne résistez pas, ne cherchez pas par de vaines et orgueilleuses raisons, à faire la volonté divine tout en suivant la vôtre. Ne croyez pas trouver la paix et le bonheur dans une condition plus ou moins brillante aux yeux des créatures. Vous ne les rencontrerez que dans la soumission à la volonté de Dieu et dans l’entier accomplissement de tout ce qu’elle vous demande… »

En Jésus, couvert de blessures et couronné d’épines, nous contemplons l’état de notre âme couverte des plaies de nos péchés. Nous ne pouvons alors que repenser aux paroles de Jésus : « que sert à l’homme de conquérir le monde si pour cela il doit y perdre son âme ? » (Marc 8, 36)

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant la couronne d’épines du Christ, conservée à Notre-Dame de Paris et proposée à la vénération des fidèles chaque premier vendredi du mois et chaque vendredi de carême.

La Présentation de Jésus au temple

Méditons

Le moment est solennel : Jésus est porté au Temple de Jérusalem, le seul élevé au vrai Dieu dans l’antiquité païenne. C’est le premier offertoire : Marie, la Vierge immaculée, offre à l’Eternel, son Fils « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ». Et, pour que l’oblation soit parfaite, elle s’offre avec son Fils à la manière dont le prêtre, à l’offertoire de la Messe, rajoute une goutte d’eau dans le calice déjà rempli de vin.

Par l’imitation de son lumineux exemple, Marie nous éduque tant à l’humilité qu’à l’obéissance (l’un ne va pas sans l’autre.). Elle, la Mère de Dieu, la Toute-pure, se met au rang de toutes les femmes pour subir les rites de la purification : quelle humilité. Elle accomplit les termes de la Loi et consacre Jésus, Dieu fait homme, son premier-né. Jésus est Dieu et n’a donc pas besoin d’être consacré au Très-haut. Cependant, Marie ne cherche pas à s’en dispenser ; elle n’a pas la moindre hésitation. Quel esprit d’obéissance.

Marie, la Mère du bel amour, nous convie à offrir Jésus au Père, dans l’Esprit-Saint, à chaque sainte Messe, avec elle et dans les sentiments qui furent les siens ; elle nous invite à nous unir au vieillard Siméon, à la prophétesse Anne qui, éclairés du Saint-Esprit, ont entrevu la grandeur de ce mystère ; enfin, elle nous entraine à l’obéissance aux commandements de Dieu et à ceux de l’Eglise.

Par le Rosaire, demandons humblement l’aide de Marie pour que, nous aussi, pauvres pécheurs que nous sommes, puissions être « goutte d’eau versée dans le Calice à l’offertoire de la messe » pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source. Obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d’aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s’effacer dans un autre cœur devant votre divin Fils, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse, un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu’au ciel. Amen. (Léonce de Grandmaison)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

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LA FLAGELLATION

Contemplons

Ecoutons

Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié. (Matthieu 15, 15)

Méditons

On ne sait ce que Pilate est davantage : troublé ou effrayé. Il ne sait que faire de Jésus et, pour essayer d’apaiser la soif du peuple qui de­mande sa mort, il ordonne de le flageller. Contemplons comment Jésus se laisse conduire, avec la douceur d’un agneau, au terrible sup­plice de la flagellation…

La flagellation était quasi systématique avant toute crucifixion. Pour cela, on utilisait un flagrum, sorte de fouet à manche court comportant plusieurs lanières épaisses et larges, munies, à leur extrémité, de balles de plomb ou d’os de mouton. Les lanières coupaient la peau cependant que les balles ou les osselets imprimaient de profondes plaies contûses. Il en résultait une hémorragie non négligeable et un affaiblissement du condamné, qui avait pour conséquence d’abréger son agonie sur la croix.

Le nombre de coups de fouet était strictement limité à 40 par la loi hébraïque, mais les pharisiens, pour être certains de ne pas enfreindre la loi, n’en faisaient donner que 39. Par contre, pour les Romains, il n’existait pas de limite, hormis le fait que le condamné devait encore être capable de porter sa croix jusqu’au lieu du supplice. Sainte Brigitte, ainsi que la bienheureuse Anna Katarina Emmerich, rapporte dans ses révélations, que les juifs soudoyèrent les flagellateurs romains et leurs firent porter du vin afin que, dans leur ivresse, ils exécutent la sentence avec une particulière sévérité. Saint Jérôme, ainsi que saint Pierre Damien, assure que les bourreaux frappèrent Jésus jusqu’à ce que les forces leurs manquèrent. Isaïe avait tout prophétisé : « mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment, qui nous donne la paix, est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Is 53, 5).

C’est ainsi que, sur le corps de Jésus, déjà couvert de meurtrissures et brisé de fatigue, les bourreaux déchargent, avec la plus cruelle frénésie, leurs verges et leurs fouets. Tous ses os sont ébranlés dans la plus terrible douleur. D’innombrables blessures le déchirent. Des lambeaux de sa chair volent, emportés par les verges. Le sang jaillit de tous ses membres et il est bientôt réduit à un état si pitoyable, qu’il n’a même plus l’apparence d’un homme. A sainte Brigitte, Jésus révéla que, dans sa passion, il reçut 5480 coups. Il lui fut encore révélé, qu’un de ses bourreaux ordonna d’abord à Jésus de se dépouiller lui-même de ses vêtements et qu’on le flagella si cruellement, que son corps fut tout déchiré. La révélation à sainte Brigitte ne dit pas simplement qu’on frappait, mais qu’on sillonnait ses chairs sacrées. Les coups portèrent jusque sur la poitrine, au point que les côtes furent mises à découvert.

Laissons-nous saisir par le silence assourdissant, que Jésus oppose à tout ce déferlement de violence… Par cette douloureuse flagellation, à laquelle il se soumet entièrement, Jésus répare, et à quel prix, toutes nos concupiscences… Saint Alphonse de Liguori écrit : « Il voulut, dans sa passion, être cloué à la croix, pour expier l’abus que nous avons fait de notre liberté. Il voulut expier notre avarice par sa nudité, notre orgueil par ses humiliations, notre envie de dominer par sa soumission aux bourreaux, nos mauvaises pensées par sa couronne d’épines, notre intempérance par le fiel qu’il goûta, et nos plaisirs sensuels par les souffrances de son corps. »

Et Benoit XVI ajoute : « Ne regarde plus tes blessures, regarde les siennes. Ne regarde pas ce qui te sépare encore de lui et des autres ; regarde l’infinie distance qu’il a abolie en prenant ta chair, en montant sur la croix que lui ont préparée les hommes et en se laissant mettre à mort pour te montrer son amour. Dans ses blessures, il te prend ; dans ses blessures, il te cache, ne te refuse pas à son amour ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les Anges et tous les Saints,

le Corps, le Sang, l’Ame, la Divinité, la Sainte-Face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes Messes et Communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les Plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la passion du Christ

La colonne de la flagellation se trouve en l’église sainte Praxède à Rome.