Saint Bonaventure

Saint Bonaventure de l’ordre des Frères mineurs, né à Bagnorea près de Viterbe en Italie vers 1220, sous le nom de Giovanni da Fidanza, mort à Lyon dans la nuit du 14 et 15 juillet 1274, prit le nom de Bonaventure lors de son entrée dans les ordres.

Théologien, archevêque, cardinal, docteur de l’Eglise, ministre général des franciscains, il est, à l’instar de Jean Duns Scot et Thomas d’Aquin, l’un des piliers de la théologie chrétienne au Moyen Age. Surnommé le « Docteur séraphique », canonisé en 1482, il reste connu sous le nom de « saint Bonaventure ».

Son enseignement sur saint Joseph

« Revenons maintenant à la considération des actes et de la vie de Jésus-Christ Notre-Sei­gneur, puisque c’est là notre but principal. Rendez-vous donc présent à tout en esprit, comme je vous l’ai déjà souvent recommandé.

Considérez de l’œil le plus attentif cette petite famille bénie par-dessus toutes les autres, pratiquant une pauvreté si haute, et menant une vie si humble. Le saint vieillard, l’heu­reux Joseph gagnait ce qu’il pouvait de son métier de charpentier. Notre-Dame travaillait de l’aiguille et du fuseau, subvenant ainsi de son côté aux petites dépenses de l’entretien commun. Elle faisait, de plus, les autres petits travaux de la maison, qui sont nombreux, comme vous savez. Elle préparait la nourriture à son époux et à son Fils, et elle s’occupait elle-même de tout le reste, car elle n’avait personne pour la servir. Portez compassion à cette divine Vierge, ainsi réduite à travailler de ses propres mains. Portez aussi compassion à Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui l’aidait, et qui était fidèle à lui épargner tout le travail qu’il pouvait ; car, ainsi qu’il le dit, il était venu pour servir, et non pour être servi. En conséquence, n’aidait-il pas sa Mère à dresser leur modeste table, à arranger les petites chambres, et dans les autres travaux de l’inté­rieur ? Voyez-le remplissant dans la maison ces offices si humbles, et contemplez en même temps la divine Vierge qui les partage avec lui. Considérez aussi comment tous trois, chaque jour assis à une petite table, ils prennent en­semble leur repas, où l’on ne voit ni mets exquis ni recherchés, mais une nourriture simple et frugale. Prêtez ensuite l’oreille, et écoutez-les converser ensemble : leurs paroles, loin d’être vaines et oisives, sont toutes pleines de sagesse et de l’esprit de Dieu ; l’âme reçoit ainsi sa réfection comme le corps. Voyez comment, après une courte récréation, ils s’en vont à leurs chambrettes ; car leur maison n’était pas grande, mais petite. Méditez sur ces modestes chambrettes, au nombre de trois, une pour chacun. Considérez Jésus, le divin Maitre, cha­que nuit, après avoir prolongé sa prière jusqu’à une heure très avancée, se couchant à terre, et cela durant de si longues années, se contentant d’un lit aussi humble, aussi vil que l’aurait pu avoir tout autre petit pauvre du peuple. Vous devriez être fidèle à contem­pler ainsi chaque soir le divin Maitre dans cet état. Dieu caché, pourquoi affligez-vous de la sorte votre corps très innocent ? Une seule nuit ainsi passée devait suffire pour la rédemption du monde. Mais votre amour immense vous entraînait ; vous ne pouviez résister à la véhémence de votre zèle pour la brebis perdue que vous vouliez reporter sur vos épaules aux pâturages célestes. Vous, Roi des rois, et Dieu éternel, qui soulagez la misère de tous, qui subvenez aux besoins de tous, avec une magnifique profusion, selon la condition de chacun, vous vous êtes réservé une si grande pau­vreté, un tel abaissement, un traitement si dur dans votre sommeil, dans vos veilles, dans vos abstinences, dans votre nourriture et dans toutes vos actions, pendant un si long espace de temps ! Où sont-ils maintenant ceux qui recherchent l’oisiveté du corps, le luxe et la vanité des ornements ? Nous qui aspirons à ces choses, ce n’est pas à l’école d’un tel Maitre que nous avons appris à les aimer. Sommes-nous donc plus sages que lui ? Par ses paroles et par ses exemples il nous a enseigné l’humilité, la pauvreté, l’affliction du corps et le travail. Suivons donc ce souverain Maître qui ne veut pas nous tromper, et qui ne peut se tromper. Et quand nous avons, comme dit l’Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire sans aspi­rer au superflu. Mais livrons-nous à l’exer­cice des vertus, avec un zèle spirituel, sans relâche, et avec la plus grande vigilance. » (Méditations sur la vie de Jésus-Christ, 1ère partie, chap. XV)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Bernard

Saint Bernard de Clairvaux par Philippe Quantin

Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux, né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon et mort le 20 août 1153 à l’abbaye de Clairvaux, est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique. Directeur de conscience et important promoteur de l’ordre cistercien, il recherche, par amour du Christ, la mortification la plus dure. Bernard de Fontaine fait preuve, toute sa vie, d’une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux, pour émouvoir et entraîner les foules, pour allier son ordre avec la papauté. Son amour pour la Mère de Dieu fait qu’on le surnomme le « chantre de Notre Dame » au sujet de laquelle il nous laisse de magnifiques homélies. Mort en 1153, il est canonisé dès 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux. Il est déclaré docteur de l’Eglise catholique en 1830 par le pape Pie VIII.

Son enseignement sur saint Joseph

« Si vous voulez avoir une idée du mérite et de la grandeur de saint Joseph, songez à ce nom dont il s’est rendu digne d’être honoré ; à ce nom de père de l’Homme Dieu.

Souvenez-vous encore de ce célèbre patriarche de l’ancienne loi qui fut vendu en Egypte, et sachez que notre saint a non seulement eu en partage son nom, mais encore sa sainteté, sa chasteté, son innocence et son crédit. L’ancien Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Egypte, fut figure de Jésus-Christ vendu par les siens ; le nouveau Joseph, fuyant l’envie d’Hérode, porta Jésus-Christ en Egypte. Le premier se montra chaste, en gardant la foi à son maître ; le second, connaissant la vir­ginité de la Mère de son Maitre, et vierge lui-même, garda fidèlement celle qui lui était con­fiée. L’ancien Joseph reçut d’en-haut lumière pour pénétrer les mystères des songes ; le nou­veau Joseph fut admis à la connaissance et à la participation des secrets célestes. Le premier mit en réserve tout le froment nécessaire non seulement pour lui, mais pour tout le peuple ; le second a reçu le pain vivant venu du ciel, et l’a conservé, tant pour lui que pour le monde entier. Il n’y a point de doute qu’il n’ait été un homme bon et fidèle, ce Joseph auquel la Mère du Sauveur a été donnée pour épouse. Oui, il a été un serviteur fidèle et prudent, cet homme que le Seigneur a établi la consolation de sa Mère, le père nourricier de son humanité, et seul enfin dans le monde coadjuteur très assuré de son grand mystère.

Enfin, Celui que tant de rois et de prophètes ont désiré voir et qu’ils n’ont point vu, qu’ils ont désiré entendre et qu’ils n’ont point entendu, non seulement il a été donné à Jo­seph de le voir et de l’entendre, mais encore de le porter, de le conduire, de le serrer contre son cœur, de l’embrasser, de le nourrir et de le garder.

Il est vraiment de la maison de David, il est vraiment de race royale, cet homme, ce Joseph, noble par son origine, plus noble par son âme ; il est en tout fils de David, ne dégénérant pas de David son père. Oui, Joseph est en tout le fils de David, non seulement par la chair, mais encore par la foi, par la sainteté et par la dévotion. Dieu l’a trouvé selon son cœur comme un autre David, et il lui a confié le très secret et le très sacré mystère de son cœur ; comme à un autre David, il lui a manifesté les profondeurs les plus cachées de sa sagesse ; en­fin il l’a initié à la connaissance du mystère qu’aucun des princes de ce siècle n’a connu. » (2ème homélie sur le Missus est)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jérôme

Saint Jérôme par le Caravage

Saint Jérôme est né vers 347 à Stridon, l’actuelle Croatie, et mort le 30 septembre 420 à Betlehem. Jérôme suit des études à Rome, se convertit vers l’âge de 18 ans à la suite d’un rêve mystérieux, puis, après un séjour en Gaule, part pour la Terre sainte en 373. En 383, le pape Damase Ier le choisit comme secrétaire et lui demande de traduire la Bible en latin. A la mort du pape, il doit quitter Rome et retourne en Terre sainte en compagnie de Paula, noble romaine. Ils fondent un monastère double à Bethlehem. Durant les 34 dernières années de sa vie, Jérôme se consacre à la composition d’un texte latin de l’ancien et du nouveau Testament, qui soit plus fidèle aux manuscrits originaux grecs et hébreux. Concurremment il rédige ses commentaires sur la Bible. Sa traduction de la Bible constitue la pièce maîtresse de la Vulgate, traduction latine officiellement reconnue par l’Eglise catholique. Il est considéré comme le patron des traducteurs en raison de sa révision critique du texte de la Bible en latin qui a été utilisée jusqu’au XXe siècle comme texte officiel de la Bible en Occident. Ses reliques sont conservées à Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre grandes basiliques de Rome. C’est l’un des Pères de l’Eglise et, le pape Boniface VIII l’éleva au titre de docteur de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

Réfutant Helvédius, saint Jérôme justifie ainsi la virginité de saint Joseph : « que dis-tu, malheureux ? Que Marie n’est pas toujours restée vierge ? Eh bien ! Moi j’af­firme bien plus que tu ne nies. J’affirme que non seulement Marie, mais que Joseph lui-même est resté vierge par Marie, afin que d’un mariage virginal naquit un fils vierge. Et, en effet, si l’homme saint garde sans tache le tré­sor de sa chasteté ; s’il n’est écrit nulle part que Joseph ait eu une autre épouse ; et si, quant à Marie qui a été regardée comme sa véritable épouse, il en a été plutôt le gardien que l’époux, il reste que celui qui mérita d’être appelé le père du Seigneur est demeuré vierge avec Marie. » (Adversum Helvedium)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Augustin

 

Saint Augustin par Philippe de Champaigne

Evêque d’Hippone et docteur de l’Eglise, saint Augustin est né à Tagaste (actuellement Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 d’un père incroyant et d’une mère chrétienne, sainte Monique. En 383, il vient à Rome, puis enseigne la rhétorique à Milan. Converti, baptisé par saint Ambroise à pâques 387, il retourne en Afrique. Ordonné prêtre en 391, évêque d’Hippone (près de l’actuelle Bône, Algérie) en 396, il est l’un des plus grands théologiens chrétiens. Il meurt au moment des invasions barbares en Afrique, le 28 août 430. Avec saint Ambroise de Milan, saint Jérôme et Saint Grégoire le grand, il est l’un des quatre Pères de l’Eglise.

Son enseignement sur saint Joseph

C’est ainsi qu’il s’exprime sur la virginité de Joseph, sur son titre d’époux de la Vierge et de père du Sauveur : « gardez, ô Joseph, avec Marie votre épouse, l’inviolable loi de la virginité, parce que c’est de la virginité que naît la vertu des anges. Que Marie soit la Mère du Christ, dans sa chair, en gardant sa virginité. Mais vous, soyez aussi père du Christ par le culte de la chasteté et l’honneur de la virginité. Réjouissez-vous donc, ô Joseph, de ce que, par le mérite de la virginité, vous vivez d’une manière si angélique avec votre épouse, que vous êtes, à juste titre, appelé père du Sauveur. » (Sermon 14)

Dans un autre discours, saint Augustin parle ainsi : « Joseph, qui avait fait vœu de virginité, était l’époux de la Vierge, non pour porter atteinte à sa pudeur, mais pour en être le gardien : c’est même trop que de dire qu’il était le gardien de la pudeur, parce que Dieu lui-même la gardait ; l’époux de la Vierge fut seulement le gardien de sa pudeur virginale. » (Sermon 53)

En parlant de paternité et de la chasteté de saint Joseph, il écrit encore : « Pourquoi le fils de la virginité de Marie ne serait-il pas reçu comme un fils par le chaste Joseph ? Il est chaste mari comme elle est chaste épouse : pourquoi ne serait-il point père, tout vierge qu’il est, de même que Marie a mérité d’être mère sans cesser d’être vierge ? Celui donc qui prétend qu’on ne doit point donner à Joseph le nom de père, parce qu’il n’a pas engendré de fils, cherche dans la génération des enfants la satisfaction de la concupiscence, et non la tendresse de l’affection. Joseph réalisait bien plus parfaitement dans son cœur ce que d’autres désirent accomplir d’une manière charnelle. Sachant qu’il n’était pour rien dans le mystère de Marie, il devait normalement la considérer comme infidèle. Mais parce qu’il était « juste » et qu’il ne voulait pas la diffamer, il résolut de la renvoyer en secret. Epoux, le trouble s’empare de lui ; mais « juste » il ne sévit pas. Considérez la « justice » profonde de Joseph. S’il épargnait son épouse, ce n’était pas par le désir de vivre avec elle. Beaucoup, en effet, inspirés par un amour charnel, pardonnent à leurs épouses infidèles, désireux qu’ils sont, malgré leur faute, de les conserver, pour satisfaire ainsi leur propre désir. Cet homme juste, lui, ne veut point conserver son épouse ; son affection n’a donc rien de charnel. Il ne veut pas non plus la punir : c’est l’effet d’un sentiment de miséricorde. Admirez le caractère de ce « juste » : c’est tout-à-fait avec raison qu’il a été choisi comme témoin de la virginité de son épouse. Amen. » (Sermon 51)

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire par Viguier

Hilaire de Poitiers, premier évêque de Poitiers réellement attesté, né vers 315 et mort en 367, est un écrivain latin chrétien. On l’a surnommé l’« Athanase de l’Occident » en raison de son action énergique et pastorale dans la lutte pour l’orthodoxie chrétienne. Il a été élevé au rang de docteur de l’Eglise par le pape Pie IX en 1851.

Son enseignement sur saint Joseph

Pour saint Hilaire, Joseph est le type des Apôtres.

Après la mort d’Hérode, Joseph est averti par l’ange de retourner en Judée avec Jésus et Marie. A son retour, ayant appris qu’Archélaüs, le fils d’Hérode, a succédé à son père, il décide de s’installer à Nazareth. Saint Hilaire commente : « Il est donc averti de retourner en Judée, et à son retour, il craint ; et dans une nouvelle vision, il reçoit l’ordre de passer dans une contrée infidèle. Pourquoi Joseph craignit-il, après avoir reçu un avertissement du ciel, et pourquoi l’ange donna-t-il un ordre qu’il devait contremander bientôt après ? Tout cela s’est fait par figure. Car « Joseph devait être le type des apôtres, auxquels a été confiée la mission de porter le Christ dans toutes les contrées de l’univers. » (Saint Hilaire, Commentaires sur l’Evangile de saint Mathieu II)

Peut-être est-ce sous l’impulsion de saint Hilaire que saint Jean-Paul II décida de proclamer saint Joseph le patron du IIIème millénaire et de la nouvelle évangélisation…

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Saint Jean Chrysostome

Saint Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l’un des pères de l’Eglise grecque. Son éloquence est à l’origine de son surnom de  « Chrysostome » qui signifie littéralement « Bouche d’or ». Sa rigueur et son zèle réformateur l’ont conduit à l’exil et à la mort. C’est un saint et un docteur de l’Eglise catholique, de l’Eglise orthodoxe et de l’Eglise copte, fêté le 13 septembre en occident et le 30 janvier en orient.

Son enseignement sur saint Joseph

Interprétant les paroles de l’Evangile : « Joseph, qui était un homme juste » (Mathieu 1, 19) saint Jean Chrysostome s’exprime ainsi :

« Ce nom de juste que l’Esprit-Saint donne ici à Joseph signifie accompli dans toutes les ver­tus. La justice, en effet, comprend et l’absence de tout vice et la possession de toute vertu ; c’est dans ce sens que l’Ecriture emploie sou­vent le mot de justice, comme lorsqu’elle dit, en parlant de Job : « C’était un homme juste et droit »  et encore, en parlant de Zacharie et d’Élisabeth, son épouse : « tous deux étaient justes. »

Dans un autre passage de la même homélie, saint Jean Chrysostome commente l’Annonciation à Joseph : « elle mettra au monde un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » : ne croyez pas, ô Joseph, que, parce que le Sauveur a été conçu du Saint-Esprit, vous soyez complètement étranger à l’économie de ce grand mystère. Sans doute, vous ne partici­pez en aucune façon à cette génération divine, puisque la virginité de Marie demeure intacte ; cependant, je n’obscurcirai en rien la splen­deur de cette virginité, en vous conférant le privilège, réservé au père, d’imposer un nom à ce divin Enfant ; c’est vous  qui le nommerez. Bien qu’il ne soit pas votre fils, vous aurez pour lui toutes les sollicitudes d’un père, et, en lui imposant le nom qu’il portera, vous lui serez uni par tous les liens de la paternité » (homélie IV sur saint Mathieu).

Enfin, il commente ainsi ces paroles : « Fuis en Egypte, et restes-y jusqu’à ce que je te dise d’en partir ; car il arrivera qu’Hérode cherchera l’enfant pour le faire périr » (Mathieu 2, 13) : « A ces paroles, Joseph ne se trouble pas ; il aurait pu dire : « Mais c’est là une énigme. Vous disiez naguère : « Il sauvera son peuple ; et maintenant il ne peut se sauver lui-même, et nous voilà forcés de fuir et de nous exiler dans une contrée lointaine ! Cela ne s’accorde guère avec vos promesses… » Non, Joseph ne fit aucune de ces réflexions, car c’était un homme juste ; il ne s’informe pas même du temps du retour, bien que l’ange n’en ait parlé que d’une ma­nière indéterminée, disant : « reste en Egypte jusqu’à ce que je t’ordonne d’en partir. » Malgré cela, Joseph n’hésite pas un instant ; il obéit, et s’expose avec joie à toutes les fati­gues d’un long voyage. Mais Dieu, dans sa bonté, a mêlé à ces épreuves de douces con­solations. C’est ainsi qu’il en agit toujours avec ses saints ; ni la tempête ni le calme ne règnent toujours dans l’âme du juste, mais sa vie est un tissu d’épreuves et de consolations qui se succèdent tour à tour. C’est ce que nous voyons dans la vie de Joseph. Ce saint patriarche aperçoit dans sa chaste épouse les signes de la maternité ; cette vue le trouble et le jette dans l’anxiété ; mais alors lui apparaît un ange qui dissipe ses soupçons et le délivre de ses craintes. La naissance du divin Enfant le comble de joie ; mais bientôt cette joie fait place à la crainte ; toute la ville de Jérusalem est en émoi ; le roi, en fureur, fait chercher l’enfant par ses sicaires. Au milieu de ces craintes, de nouveaux su­jets de joie : l’apparition de l’étoile miraculeuse, l’adoration des mages ; mais bientôt aussi de nouvelles terreurs, de nouveaux dan­gers : Hérode veut faire mourir le l’en­fant. Joseph, averti par l’ange, est forcé de fuir et de s’exiler. A la mort du tyran, l’ange apparaît à Jo­seph, et cette fois, il ne lui dit pas : « fuis » mais : « retourne dans ta patrie. » C’était le repos après l’épreuve ; mais, après ce repos, de nouveaux dangers menacent Joseph. Le ty­ran est mort, mais son fils vit et règne ! Pour éviter le danger, Joseph, conduit par l’ange, s’en retourne à Nazareth, et va couler des jours plus tranquilles dans sa chère patrie » (Homélie VIII et IX sur saint Mathieu).

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Joseph le juste

Saint Joseph protecteur de l’Eglise universelle (basilique Notre Dame auxiliatrice, Turin)

Les Evangiles se plaisent à retracer la vie de Jésus avec sobriété et à brosser les traits de chaque personnage dans l’essentiel de ce qui doit être retenu de lui dans son rapport avec le Christ. Cependant, tout en allant droit à l’essentiel, ils n’omettent pourtant rien.

Ainsi en est-il de saint Joseph. On ne rapporte de lui que très peu de choses, pas une seule parole. Et pourtant le peu qui nous est dit de lui, suffit à justifier et à fonder solidement sa dévotion. En effet, la substantifique moelle de tout ce qu’il y a à savoir de saint Joseph, tient dans les mots : « Joseph, son époux, qui était un homme juste… » (Mathieu 1, 19) Ce simple mot « juste » vaut le plus élogieux des procès de canonisation. En effet, « juste » signifie qu’en Joseph sont réunies et portées à leur perfection, toutes les vertus chrétiennes. Ce mot « juste » a d’autant plus de poids qu’il est utilisé en lien direct avec les noms de Jésus, de qui procède toute sainteté, et de Marie, la comblée-de-grâce.

Saint Joseph est donc l’époux de Marie, la Mère de Dieu, et le père nourricier de Jésus, Fils de Dieu et Dieu lui-même : aucun être humain ne peut se prévaloir de liens aussi directs, étroits et intimes avec le Sauveur et sa Mère. Quand, en plus, on lit en saint Luc, que Jésus s’est soumis pendant trente années à Joseph et à Marie, il n’est plus de doute qu’il est digne de toute notre vénération (Luc 2, 51).

Le peu de choses que les Evangiles ont rapporté de saint Joseph, a suffi à nourrir la méditation de générations entières de simples croyants comme des saints jusqu’aux plus éminents. Et les plus grands d’entre eux ont encouragé sa dévotion par des écrits, des homélies où les éloges les enthousiastes se conjuguent avec les mots de la plus tendre affection.

Aussi, découvrirons, au cours de ce mois de saint Joseph en ligne 2018, les savoureux écrits que nous ont laissés aussi bien les Pères de l’Eglise, les docteurs, les saints, qui ont médité le peu que les Evangiles disent de « Joseph le juste. » Tout en découvrant l’importante littérature qu’ils nous ont léguée, nous verrons que malgré son abondance, le point final de ce qu’il y a à dire de Joseph n’est toujours pas posé et que le sujet est loin d’être épuisé.

Prions saint Joseph

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux, vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale épouse est béni. 

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Oh ! Merci »

Contemplons

Notre Dame de l’Ile-Bouchard

Méditons

« Oh ! Merci » C’est l’exclamation de joie et de remerciement des quatre voyantes lorsque Marie accepte les termes de la demande des prêtres de Touraine « de bénir monseigneur l’archevêque, ses 25 années d’épiscopat, monseigneur l’évêque de Blois, les deux paroisses, les écoles libres, la mission du carême, les prêtres du doyenné, et de donner des prêtres à la Touraine. »

Au bout de ces deux mois passés en compagnie de Notre Dame de la prière apparue à l’Ile-Bouchard pour sauver la France, reprenons ces simples mots à notre compte et, dans un élan de joie et d’émotion, adressons-les à notre tour à Marie pour lui témoigner notre plus vif remerciement pour toutes les grâces que Dieu nous accorde par son intercession. Remercions-la pour sa promesse de « donner du bonheur dans le familles » et reprenons avec elle son Magnificat avec d’autant plus de ferveur que nous savons maintenant la joie qu’il lui procure.

Notre Dame de la prière de l’Ile-Bouchard, merci de tout. Donnez-nous de toujours demeurer dans cette action de grâce.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le message de l’Ile-Bouchard

Contemplons

Ornementation actuelle du lieu d’apparition

Méditons

Pendant une semaine, du lundi 8 au dimanche 14 décembre 1947, une « belle dame », toujours accompagnée d’un ange, se manifeste à quatre fillettes de l’Ile-Bouchard, petit village tranquille de Touraine, à dix reprises dans l’église paroissiale Saint Gilles, lieu unique de ses visites. Elles identifient rapidement celle qui se désigne comme « leur maman du ciel » à la Vierge Marie, et l’ange, à l’ange Gabriel.

La Vierge leur demande en priorité de prier pour la France « en grand danger », de fait ces jours-là au bord de la guerre civile. Dès le lendemain, à la surprise générale, la situation politique se détend et le chemin d’une paix nationale durable est retrouvé. Marie prie beaucoup avec les fillettes et les participants toujours plus nombreux, surtout le chapelet. Elle leur apprend à prier, renouvelant en particulier leur manière de faire le signe de croix, lentement et majestueusement. A tel point qu’elle sera plus tard invoquée dans le sanctuaire sous le titre de « Notre Dame de la Prière ». Elle insiste pour que l’on prie pour les pécheurs, présentant la croix de son chapelet à embrasser. Elle multiplie les gestes de tendresse maternelle à l’égard des fillettes, embrassant leur main, offrant la sienne à embrasser, embrassant aussi des bouquets de fleurs. Elle va promettre de « donner du bonheur dans les familles. » Elle guérit miraculeusement les yeux de l’aînée des fillettes et envoie le dimanche un vif rayon de soleil, totalement improbable ce jour-là, et visible de tous dans l’église. Les fillettes reprennent ensuite leur vie d’écolières.

Depuis ces événements, un pèlerinage s’est spontanément créé sur les lieux, en particulier tous les 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception marquant le début des événements. Le 8 décembre 2001, Mgr Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, autorise officiellement le culte public et les pèlerinages à Notre Dame de la Prière. Dès lors, le sanctuaire connaît un grand essor.

L’Ile-Bouchard est le seul lieu où Marie a demandé explicitement de prier pour la France, et à plusieurs reprises. Ce que les pèlerins et les paroissiens ont fait régulièrement depuis 1947. Par les temps compliqués et troubles que nous vivons, cette prière est plus que jamais d’actualité.
C’est aussi le seul lieu où la Vierge s’est engagée personnellement à donner du bonheur dans les familles. Là aussi, les dérives contemporaines contre la famille rendent ce message d’autant plus brûlant. C’est actuellement la motivation principale qui anime la majorité des pèlerins se rendant à Saint Gilles.

La prière pour les pécheurs est aussi à l’honneur, orientée vers leur conversion et portée par la proposition implicite de la Vierge d’offrir nos épreuves en les unissant à celles du Christ sur la croix (le baiser à la croix de son chapelet).

L’amour de Marie pour l’Eglise y est attesté également clairement, ainsi que sa sollicitude pour les prêtres et pour les vocations.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Notre Dame de la prière

Contemplons

Notre Dame de l’Ile-Bouchard qu’on appelle aussi Notre Dame de la prière

Méditons

Le 15 août 1966, avec l’autorisation de monseigneur Ferrand, archevêque de Tours, les deux statues actuelles, de Marie et de l’archange Gabriel, sont installées et bénies. C’est à ce moment-là que monseigneur Fiot, vicaire général, propose de décerner à la Vierge apparue à l’Ile-Bouchard, le vocable de « Notre Dame de la Prière » qui résume tout le message qu’elle nous a délivré.

En effet, au cours des dix apparitions, Marie a appris, ou réappris, la prière à ceux qui l’ignorait, l’avait oubliée, mise de côté, négligée ou même rejetée. A chacune de ses apparitions de par le monde, Marie a demandé la prière, avant tout celle du chapelet, mais les apparitions de l’Ile-Bouchard se distinguent de toutes les autres par le fait que la Mère de Dieu prend elle-même en main l’animation et la conduite de la prière. En huit jours, elle amène, par le biais de quatre petites filles, la foule grandissante à dire le chapelet : une seule dizaine le premier jour, le chapelet en entier le dernier jours. Sans brusquer, avec douceur mais aussi avec détermination, elle ramène ces milliers de personnes sur le chemin de la conversion et, par le chapelet qu’elle leur enseigne, elle met en leurs mains le moyen qui les y maintiendra.

Avec Marie, l’humble servante du Seigneur, tout est simple, sobre, limpide. En effet, elle enseigne à la foule des prières simples mais d’une fécondité reconnue. On sait par les écrits des saints, des papes, par d’autres messages d’apparitions, à quel point Marie aime le chapelet attestant ainsi de sa fécondité pour les âmes. Et, ce que la foule ignore sur ce sujet, les prêtres, dont le curé de la paroisse, le chanoine Ségelle, se chargeront de le prêcher par la suite. Il n’est donc pas utile qu’elle s’attarde là-dessus et réalise ce qui est du rôle des prêtres. Marie donne simplement l’impulsion de départ, la direction que le clergé doit prendre. Aussi, amène- t-elle la foule à dire le chapelet, dizaine après dizaine, cette dévotion qui reprend en toute simplicité les prières fondamentales du chrétien et que tout le monde (en tout cas encore en 1947) connait. Et Marie n’y rajoute rien, ne fait aucune demande de modification ou de rajout, permettant ainsi à chacun de participer à la prière de tous.

Avec Marie, Mère de l’Eglise, le programme de prière s’impose de lui-même. Toutes les prières sollicitées font partie du répertoire usuel de l’Eglise. En effet, Marie demande le chapelet que l’Eglise fidèle récite au même rythme que le bréviaire. Elle demande le chant du Magnificat que l’Eglise reprend chaque jour à l’heure de vêpres. Elle demande la chant du Je vous salue Marie, celui-là même que les enfants chantent au catéchisme, qu’elles ont appris lors de la mission paroissiale. Marie nous enseigne à prier en Eglise, non parce qu’elle considère la prière personnelle comme secondaire, mais parce Dieu préfère la prière en commun. Souvenons-nous de sa présence dans le cénacle juste avant la Pentecôte où elle a soutenu la prière des apôtres. Par la manière dont elle conduit la prière à l’Ile-Bouchard, Marie nous amène à toujours privilégier la prière en commun.

Marie nous apprend à ne pas nous replier dans la prière mais à toujours nous unir à elle. Marie est la Mère, la figure de l’Eglise, celle qu’il plait à Dieu de toujours exaucer. Aussi, elle nous apprend à nous fondre dans la prière incessante de l’Eglise qui unit sa prière à la sienne pour la porter par Jésus-Christ, l’unique médiateur, au Père. Pendant la prière des dizaines, les enfants, voyaient Marie égrener son chapelet sans remuer les lèvres. Elles ne prononçait que le Gloire au Père au cours duquel elle s’inclinait profondément. En priant le chapelet, nous unissons nos pauvres prières à la prière parfaite de Marie. En réalisant toute chose sous son regard et sa conduite, nous valorisons nos misérables actions car unies aux mérites surabondants de la Vierge Marie. Ainsi présentées par Marie, nos prières ne peuvent qu’être agréables à Dieu qui les exaucera. N’oublions pas, Dieu a sauvé la France en 1947 à la prière de quelques enfants unie à celle de Marie.

70 ans après ces apparitions de l’Ile-Bouchard, le message et la dévotion à Notre Dame de la prière est d’une actualité brulante. Plus encore qu’en 1947, nos contemporains ont besoin qu’on leur réapprenne la prière. Et, plus encore qu’en 1947, la France a besoin d’être sauvée. Le plus grand danger qui pèse sur elle est d’ailleurs celui de ne pas se savoir en danger. Dans notre société de superflu et de loisirs, elle n’a même plus conscience de perdre son âme et de se condamner elle-même. Notre Dame de la prière sauvez-nous !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

O Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à vous. (3 fois)

Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l’étreindre dans ton amour et lui en montrer toute la tendresse. Fais que, remplie d’amour pour toi, elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la terre. Ô amour de Jésus, nous prenons ici l’engagement de te rester fidèles et de travailler d’un cœur ardent à répandre ton règne dans tout l’univers. Amen.

(Marcel Van est né en 1928 près de Hanoï au Vietnam. Souhaitant devenir prêtre, il entre dans une congrégation française. En 1945, il est arrêté par les communistes et meurt en prison le 10 juillet 1959. Cette prière lui a été donnée par le Christ lors d’une apparition. Jésus lui dit alors : « Petit enfant de mon Amour, écoute, je vais te dicter une prière, et cette prière, je veux que les Français me la récitent. »)

Ô Père, ô mon Dieu, délivrez et sauvez maintenant votre France. Préparez les cœurs de ses enfants à la mission qu’ils vont avoir à accomplir pour toutes les nations et pour l’Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que les cœurs de vos élus tressaillent à votre appel, reconnaissant votre voix, votre commandement, votre invitation à agir. Conduisez-les chacun à leur place et chacun à sa mission. Imposez-leur tout ce que vous voudrez de chacun et de tous. Que rien ne soit l’effet de leur choix mais de votre unique désir et de votre unique volonté d’amour.

Ô Vierge Immaculée, ne les laissez pas se tromper, ni s’égarer.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saints et saintes du Ciel, priez pour nous. 

(Prière de la vénérable Marthe Robin qui a beaucoup prié pour notre pays. Elle demandait l’avènement d’une nouvelle Pentecôte.)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.