LE DEUIL DE LA NATURE

Contemplons

Ecoutons

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. (Matthieu 27, 45-53)

Méditons

Jésus est mort à trois heures, l’heure à laquelle dans le temple, on fait entrer les agneaux pour qu’ils soient sacrifiés en propitiation pour les péchés. Souvenons-nous, c’est la pâque, la fête qui commémore la sortie d’Egypte, la nuit où l’ange de la mort a emporté tous les premiers-nés d’Egypte en épargnant ceux des juifs parce que les linteaux de leurs maisons étaient marqués par le sang d’un agneau sans tache et sans défaut. Jésus est l’agneau de Dieu, l’agneau sans tache aucune, qui nous sauve tous de la mort induite par le péché. Il n’y a plus besoin de tous ces sacrifices sanglants. Jésus est l’agneau qui a satisfait pour tous et une fois pour toute.

Au temple, le linteau qui porte le rideau du sanctuaire, s’effondre sous l’effet du tremblement de terre. Le rideau se fend du haut vers le bas. Le temple n’a plus lieu d’être car le Temple, c’est à présent le Christ Lui-même. Il l’avait dit : « détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai » (Jean 2, 19). Et, contrairement à la tunique de Jésus qui, elle, reste intacte, le rideau se déchire de haut en bas c’est-à-dire que la rupture vient de Dieu Lui-même. C’est Lui-même qui substitue la nouvelle alliance à l’ancienne. Ce que Caïphe avait commencé en déchirant ses vêtements, alors que ça lui était strictement interdit, est consommé par la déchirure du rideau du temple.

La création réagit à la mort du Christ. Les ténèbres descendent en plein jour sur la terre, symbolisant les ténèbres qui règnent dans les esprits qui n’ont pas voulu reconnaitre la grâce qui leur a été faite dans le Christ Jésus : « la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas reçue » (Jean 1, 5) écrit saint Jean qui a assisté à ces ténèbres sous la croix de Jésus. Jésus est la lumière du monde qui, à l’instant, vient de s’éteindre.

La terre tremble, les rochers se fendent. La vénérable Marthe Robin nous rapporte que le Calvaire se fendit en toute proximité de la croix de Jésus. « Au dernier cri de Jésus, la terre trembla sur sa base avec un grand bruit, plusieurs rochers se fendirent, les tombeaux s’ouvrirent, et beaucoup, parmi les anciens justes, apparurent. Le rocher du Calvaire se fendit lui aussi, avec un grand bruit sinistre faisant une large brèche entre la croix du Rédempteur et celle du mauvais larron, comme le signe de leur séparation éternelle… La très sainte âme du Christ venait d’abandonner, pour le temps marqué par Dieu, son corps divin livré à la mort ignominieuse de la croix. Et ce dernier cri d’amour de Jésus mourant fit trembler tous ceux qui l’entendirent et pénétra jusqu’aux plus extrêmes profondeurs de la terre qui reconnut la voix de son Sauveur en tremblant. »

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12, 24). Jésus est le grain de blé tombé en terre qui a accepté de mourir. A présent, la terre se fend et s’ouvre sous la poussée des nouveaux épis de conversions que sa mort produit. Beaucoup de ceux qui ont assisté ou participé à la passion de Jésus, s’en vont en se frappant la poitrine, le centurion se convertit.

Les rochers qui se fendent rappellent le passage de la mer rouge où Moise à fendu les eaux pour laisser passer les juifs fuyant la captivité ; grâce à Jésus, nous sommes libérés de la captivité du péché.

Enfin, la terre se fend aussi parce que l’âme de Jésus « descend aux enfers » selon les mots du credo, où il va libérer des liens de la mort tous les justes de l’ancienne alliance. Aux portes des limbes le reçoivent Adam, Eve, Abraham, Moise, les patriarches, les prophètes, Jean-Baptiste, Joseph, son père en ce monde qui le reconnaissent comme leur rédempteur. Et tous, il les emmène à la rencontre du Père qui les reçoit comme ses enfants pour une vie éternelle de bonheur dans le paradis, d’où Adam et Eve avaient été chassés après la faute originelle. « O heureuse faute qui nous valut un tel Sauveur » chante exultante la liturgie de la nuit pascale.

Des morts sortent de leurs tombeaux attestant que Jésus est vraiment la résurrection et la vie. Et les morts se montrent à un grand nombre de personnes. La bienheureuse Anna Katarina Emmerich rapporte : « On vit apparaître dans le sanctuaire le grand-prêtre Zacharie, tué entre le temple et l’autel, il fit entendre des paroles menaçantes, et parla de la mort de l’autre Zacharie, de celle de Jean, et en général du meurtre des prophètes. Il sortit de l’ouverture formée par la chute de la pierre qui était tombée près de l’oratoire du vieux Siméon, et parla aux prêtres qui étaient dans le sanctuaire. Deux fils du pieux grand-prêtre Simon le Juste, aïeul de Siméon, qui avait prophétisé lors de la présentation de Jésus au Temple, se montrèrent près de la grande chaire ; ils parlèrent aussi de la mort des prophètes et du sacrifice qui allait cesser, et exhortèrent tout le monde à embrasser la doctrine du Crucifié. Jérémie parut près de l’autel, et proclama d’une voix menaçante la fin de l’ancien sacrifice et le commencement du nouveau. Ces apparitions ayant eu lieu en des endroits où les prêtres seuls en avaient eu connaissance, furent niées ou tenues secrètes, il fut défendu d’en parler sous une peine sévère. Mais un grand bruit se fit entendre : les portes du sanctuaire s’ouvrirent, et une voix cria : “  Sortons d’ici. ” Je vis alors des anges s’éloigner… Il y eut bien une centaine de morts de toutes les époques qui parurent avec leurs corps à Jérusalem et dans les environs. Ils s’élevaient hors des tombeaux écroulés, se dirigeaient, le plus souvent deux par deux, vers certains endroits de la ville, se présentaient au peuple qui fuyait dans toutes les directions et rendaient témoignage de Jésus en prononçant quelques paroles sévères… Mais beaucoup dont l’âme fut envoyée des limbes par Jésus se levèrent, découvrirent leurs visages et errèrent dans les rues comme s’ils n’eussent pas touché la terre. Ils entrèrent dans les maisons de leurs descendants et rendirent témoignage pour Jésus avec des paroles sévères contre ceux qui avaient pris part à la mort du Sauveur… La terreur était grande dans la ville, et chacun se cachait dans les coins les plus obscurs de sa maison. Les morts rentrèrent dans leurs tombeaux vers quatre heures. Après la résurrection de Jésus, il y eut encore, en divers endroits, plusieurs apparitions. Le sacrifice fut interrompu, la confusion se mit partout et peu de personnes mangèrent le soir l’agneau pascal. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant quelques gouttes du Sang du Christ conservé en la basilique Saint-André de Mantoue.

Le Sang conservé dans les vases aurait été apporté par Longin le Centurion, patron de la ville de Mantoue. Longin était le soldat romain qui a percé le flanc de Jésus lorsqu’il était sur la croix. Cette relique est présentée en procession tous les vendredi-saint.

LE GRAND CRI

Contemplons

Ecoutons

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. (Matthieu 27, 45-46)

Méditons

Pendant toute sa Passion, Jésus a été silencieux et recueilli au milieu d’une foule hostile qui n’a cessé de hurler, de vociférer, d’invectiver… A présent, le silence descend sur le Calvaire en même temps que l’obscurité. Même ses ennemis se taisent et ne ricanent plus. Avec ses toutes dernières forces, Jésus se redresse sur la croix et pousse un grand cri qui déchire cet assourdissant silence, qui traverse les âges, les générations et parvient jusqu’à nous avec une telle actualité qu’il nous glace le sang comme si nous étions sur le Calvaire en ce vendredi-saint.

Jésus va mourir après avoir enduré plusieurs heures d’horribles souffrances. Durant toute sa Passion, Il n’a pensé qu’aux autres : à son peuple égaré, aux femmes de Jérusalem, à sa Mère, à saint Jean, au bon larron… Il n’a cessé de se renoncer Lui-même pour se faire le prochain, le bon samaritain de chaque âme pour qui Il voulait vivre sa Passion. Ses pensées n’ont cessé de rejoindre celles de son Père dont Il accomplit la volonté jusque dans les moindres détails. Jésus n’a cessé de s’extraire de Lui-même pour être tout à son Père, tout à nous. A présent tout est accompli : Il peut mourir. Mais arrivé à cet instant ultime, il ne peut plus retenir sa douleur humaine. Maria Valtorta décrit les derniers instants de Jésus : « Le corps se tend tout entier ; dans la dernière des trois contractions, c’est un arc tendu, vibrant, terrible à voir, et puis un cri puissant, impensable en ce corps épuisé, se dégage, déchire l’air, le « grand cri » dont parlent les Evangiles et qui est la première partie du mot « maman »… Et plus rien… »

La bienheureuse Anna Katarina Emmerich nous dit au sujet du grand cri : « Le Sauveur était absorbé dans le sentiment de son profond délaissement … Il priait avec  amour pour  ses ennemis… en répétant des passages des psaumes qui trouvaient maintenant en Lui leur accomplissement…. Jésus était seul, sans consolateur. Il souffrait tout ce que souffre un homme affligé, plein d’angoisses, délaissé de toute consolation divine et humaine quand la foi, l’espérance et la charité toutes seules, privées de toute lumière et de toute assistance sensible, se tiennent vides et dépouillées dans le désert de la tentation, et  vivent d’elles-mêmes au sein d’une souffrance infinie. Ce fut alors que Jésus nous obtint la force de résister aux plus extrêmes terreurs du délaissement, quand tous les liens se brisent, quand tous nos rapports avec ce monde… vont cesser, et qu’en même temps les perspectives que cette vie nous ouvre sur une autre vie se dérobent à nos regards. Nous ne pouvons sortir victorieux de cette épreuve qu’en unissant notre délaissement aux mérites de son délaissement sur la Croix… Nous n’avons plus à descendre seuls et sans protection dans ce désert de la vie intérieure… Il n’y a plus pour les chrétiens, de solitude, d’abandon, de désespoir… car Jésus, qui est la lumière, la voie et la vérité, a descendu ce sombre chemin… et Il a planté sa croix dans ce désert pour en surmonter les terreurs… Dans sa douleur, Jésus témoigna son délaissement par un cri, et permit ainsi à tous les affligés qui reconnaissent Dieu pour leur Père une plainte confiante et filiale. »

Comme ce cri a dû transpercer le Cœur de Marie… Comme il a dû glacer le sang de toutes les personnes qui n’ont pas un cœur de hyène…  Comme il émeut encore tous ceux qui en lisant l’Evangile de la Passion, ont l’impression de l’entendre en direct….

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Chapelle du Calvaire à Jérusalem construite sur l’endroit où s’élevait la croix de Jésus. Sous l’autel, l’endroit où était plantée la croix.

PERE, ENTRE TES MAINS JE REMETS MON ESPRIT

Contemplons

Ecoutons

Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. (Luc 23, 46)

Méditons

C’est avec son tout dernier fond d’énergie que Jésus pousse ce cri. Essayons de nous transporter au pied de la Croix. Jésus est à bout de forces. Il est sur le point de mourir… Il n’est plus qu’une loque… Il suffoque et risque l’étouffement à chaque instant. Chaque fois qu’il veut respirer plus profondément, il est obligé de s’appuyer sur ses pieds et de tirer sur ses bras qui supportent alors une souffrance atroce ; chaque fois, qu’il cherche un peu de repos pour ses membres déchirés, il est obligé de s’affaisser sur son thorax au risque de s’étouffer. Aucune position ne lui donne un peu répit.

Aussi, si malgré l’immense effort que cela représente, Jésus rassemble, presque héroïquement toutes ses dernières forces pour lancer ce grand cri, c’est que ce qu’il veut dire revêt une importance considérable et doit être entendu de la création tout entière. Et que dit-il ? « Mon Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Cette phrase, sonne avec la même puissance que les trompettes de Jéricho, comme la proclamation du triomphe du Christ vainqueur de la mort. Il a tout accomplit de ce que son Père lui avait commandé ; il a tout accompli de manière parfaite et sans rien omettre. Il peut remettre à son Père une vie sans tache, immaculée qui le glorifie parfaitement. Il n’a pas besoin de prier son Père de lui pardonner un quelconque manquement, une omission, une approximation… il peut souverainement dire « Père, je remets mon esprit entre tes mains. » Et parce qu’il lui remet une vie parfaite, le Père ne peut que l’accueillir comme une louange de gloire.

La mort de Jésus n’est pas avant tout la conséquence de sa déchéance corporelle, de ses nombreuses blessures. Il est mort avant tout parce qu’il a choisi, en toute conformité avec la volonté de son Père, de passer par le ravin de la mort afin de tous nous en tirer. Souvenons-nous, il a bien dit : « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10, 17-18). La mort est la conséquence du péché ; or, Jésus n’a jamais péché. S’il la subit tout de même, c’est après s’être chargé de tous nos péchés pour nous sauver de leur conséquence directe, la mort, et nous mener tous à la résurrection. Si Jésus crie qu’il remet son esprit à son Père, c’est pour que tous ceux qui croient en lui sachent que par Lui, en Lui et avec Lui, leur esprit sera reçu par le Père au moment de leur mort qui, par égard pour son Fils qui lui a rendu toute gloire, la recevra en nous pardonnant tous nos péchés.

Au moment de mourir, saint Etienne, le premier martyr, pria : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Même si les paroles d’Etienne ressemblent beaucoup à celles de Jésus sur la croix, elles ne sont pourtant pas un cri de triomphe mais une humble prière. La prière d’Etienne a été exaucée car par Jésus, en Jésus et avec Jésus, le Père ne voit plus en nous le fils prodigue qui le quitte pour dilapider son héritage mais celui qui revient, plein d’humilité et de repentir se jeter dans ses bras aimants.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le samedi suivant le 14 septembre, chaque année, se déroule à Milan la « Festa della Nivola ». C’est une fête religieuse consacrée à un clou de la croix du Christ, au cours de laquelle est célébré le rite de la Nivola, une machine en bois et tissu, ressemblant à un ascenseur, utilisée par l’archevêque de Milan lors de la célébration pour aller chercher la relique, située dans une niche qui surplombe le cœur de la cathédrale à 40 mètres de hauteur, et conservée ici depuis 1461.

TOUT EST ACCOMPLI

Contemplons

Ecoutons

Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. (Jean 19, 30)

Méditons

Avec les mots « tout est consommé », Jésus pose le ‘amen’ final de la Messe du vendredi-saint. A présent, il a accompli toutes les prophéties ; Il a réalisé dans sa chair tout ce que les prophètes ont annoncé que le Messie fera.

Les toutes premières paroles de Jésus rapportées dans l’Evangile de Luc dans la scène de son recouvrement au Temple ainsi que ses toutes dernières, se répondent, car elles se réfèrent à la mission que le Père lui a confiée : sauver les âmes.

Au Temple, Jésus enfant, entouré des docteurs de la Loi qui s’étonnent de la sagesse de ses réponses, dit à Marie « il me faut être aux affaires de mon Père. » Aujourd’hui, du haut de la Croix, Jésus est à nouveau entouré des docteurs de la loi mais ceux-ci ont cessé de s’étonner de la sagesse de son enseignement. Pourtant, il n’a pas changé… Peut-être qu’enveloppées de tous les charmes de l‘enfance, les paroles de Jésus étaient plus faciles à assimiler pour des esprits aussi orgueilleux. Peut-être que les pharisiens voyaient alors en lui un apprenti et que le problème, aujourd’hui, est que l’apprenti a dépassé les maîtres…

Du haut de la Croix, juste avant d’expirer, Jésus rend compte à son Père de sa mission, « des affaires qu’il a traitées en son nom » et y pose le point final : toutes les clauses du contrat ont été remplies et les prophéties sont là pour l’attester. Les mots « tout est accompli » répondent à celles prononcées dès le premier instant de sa conception par l’Esprit-Saint dans le sein de Marie « tu n’as voulu ni offrande ni sacrifice mais tu m’as formé un corps » (Hébreux 10 5). Au cours de sa vie publique Jésus n’a cessé de se consacrer à cette mission. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » dira t-il à ses disciples (Jean 4, 34). A ceux qui le cherchaient pour le ramener à la raison, il dira « qui sont ma mère, qui sont mes frères ? Ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Luc 8, 21). Lors de la dernière Cène, il dira : « Je t’ai glorifié sur terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donné à faire » (Jean 17 4) et juste avant d’entrer dans sa Passion il dira « Père, s’il est possible que cette coupe passe loin de moi mais que ta volonté soit faite et non la mienne. » (Luc 22, 42)

Comme l’écrit saint Jean, Jésus a accompli l’Ecriture jusqu’au bout, dans l’obéissance de l’amour. Avec tant d’obéissance, que tout ce qu’il a fait répond en tous points à tout ce que les Ecritures avaient annoncé. Pour qui a des oreilles qui veulent entendre, pour qui a des yeux qui veulent voir, il n’y a aucun doute possible, Jésus est bien le Messie, l’envoyé de Dieu pour faire sa volonté et nous libérer de la captivité du péché.

Les mots de Jésus « tout est accompli » répondent à son « oui » au Père dès les origines. C’est dans ce « oui » que se fond le « oui » de Marie lors de l’Annonciation. En disant « oui » à l’archange Gabriel le jour de l’Annonciation, Marie se fait l’écho de Jésus qui avait dit « oui » au Père dans l’éternité. En disant « oui » au Père, Jésus disait « oui » à la Passion, et Marie en disant « oui » s’associait en toute conscience au « oui » de la Passion de Jésus. C’est dès la chute d’Adam que Jésus est l’homme des douleurs dont parle Isaïe, le serviteur souffrant du psaume 21 et c’est dès le premier instant de l’Incarnation que Marie est l’humble servante souffrante, la mère des douleurs au Cœur transpercé d’un glaive.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Un autre reliquaire contenant un fragment de la Croix, forme à l’origine de la croix de Lorraine.

POURQUOI M’AS-TU ABANDONNE ?

Contemplons

Ecoutons

Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 15, 34)

Méditons

Les mots de Jésus « Eloï, Eloï, lama sabactani » qui signifient en araméen « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », constituent le premier verset du psaume 21 aussi appelé le psaume du serviteur souffrant.

De toute évidence, Jésus est le serviteur souffrant dont parle le psaume 21 car il reprend avec un réalisme poignant toutes les circonstances de sa mort : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis. Mon Dieu, j’appelle tout le jour et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos…  Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple. Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête : « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »… Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider… Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds… Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement… »

Jésus connait les psaumes qui rythment la vie de tout croyant. Les juifs, les pharisiens les connaissaient par cœur et les répétaient sans cesse. En reprenant le psaume 21 du haut de la Croix, Jésus les invite à le redire en le méditant avec attention et dans l’ouverture du cœur ; ainsi ils pourraient se rendre compte qu’ils ont sous les yeux le serviteur souffrant du psaume 21 et que par conséquent c’est bien de Jésus dont parlent les psaumes qu’ils connaissent si bien. Les juifs n’en font rien. Comment est-il possible d’être à ce point aveugle et fermé à la grâce ? Comme est-il possible d’être aussi dur de cœur ? C’est ce qui arrive quand ont fait de la religion un but en soi et qu’on réduit la foi au niveau de simple prétexte ; un mécanisme qui nous enferme progressivement dans l’orgueil spirituel, le mépris des autres, la fanatisme…

On a souvent interprété ces mots de Jésus comme un reproche qu’il adresse à son Père. Or, ce n’est pas le cas. Jésus a pris sur lui tous nos péchés ainsi que toutes ses conséquences. Le péché étant le rejet de Dieu, l’homme mériterait d’être abandonné de Dieu et c’est seulement parce que Dieu est amour qu’il ne s’y résout pas. En demandant à son Père « pourquoi m’as-tu abandonné », Jésus expérimente les conséquences directes du péché afin que nous en soyons délivrés. Si Jésus, l’innocent par excellence, accepte de se sentir abandonné de son Père, c’est pour que nous, qui sommes coupables, n’ayons pas à expérimenter son abandon mais que malgré nos turpitudes, il nous accueille chaque fois à nouveau, comme le Père aimant de la parabole accueille son fils prodigue.

Parce que Jésus a enduré le silence de son Père alors qu’il a tout accompli, tout enduré dans l’amour, dans l’obéissance, nous sommes devenus les enfants du Père dont les bras nous sont toujours ouverts. Si à la plupart d’entre nous, cela peut sembler peu de choses tant que tout va bien, les épreuves de la vie se chargent de nous démontrer l’importance de ne pas se sentir abandonné de Dieu dans les moments difficiles. Merci Jésus. Merci beaucoup.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliquaire contenant quatre fragments de la Croix, dans la collégiale Sainte-Croix de Liège.

Les circonstances de l’invention de la vraie croix (au sens de sa redécouverte, selon le vocabulaire de l’époque) sont rapportées dans un texte écrit en 395 par l’évêque saint Ambroise de Milan. Il écrivit « qu’Hélène aurait retrouvé les trois croix dans une ancienne citerne, et que pour reconnaître celle du Christ elle aurait exhumé également l’inscription : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs. » Elle commença par visiter les Lieux saints. L’Esprit lui souffla de chercher le bois de la croix. Elle s’approcha du Golgotha et dit : « Voici le lieu du combat ; où est la victoire ? Je cherche l’étendard du salut et ne le vois pas. » Elle creuse donc le sol, en rejette au loin les décombres. Voici qu’elle trouve pêle-mêle trois gibets sur lesquels la ruine s’était abattue et que l’ennemi avait cachés. Mais le triomphe du Christ peut-il rester dans l’oubli ? Troublée, Hélène hésite, elle hésite comme une femme. Mue par l’Esprit-Saint, elle se rappelle alors que deux larrons furent crucifiés avec le Seigneur. Elle cherche donc la croix du milieu. Mais, peut-être, dans la chute, ont-elles été confondues et interverties. Elle revient à la lecture de l’Evangile et voit que la croix du milieu portait l’inscription : «Jésus de Nazareth, Roi des Juifs». Par là fut terminée la démonstration de la vérité et, grâce au titre, fut reconnue la croix du salut. »

Des faits similaires sont rapportés à la même époque par le théologien saint Jean Chrysostome, ainsi que par l’écrivain chrétien Rufin d’Aquilée. Celui-ci attribue cependant l’identification de la croix du Sauveur à un miracle de guérison qui aurait eu lieu à son contact. Plus tard, au XIIIème siècle, Jacques de Voragine expliqua dans sa « Légende Dorée » que l’emplacement de la croix fut révélé par un Juif nommé Judas qui se convertit au christianisme et prit le nom de Quiriace.

Le destin de la vraie croix est semblable à celui de beaucoup d’autres reliques. Découpée en trois parts, elle fut encore fragmentée en de multiples morceaux qui furent distribués à de nombreux bénéficiaires, au point que d’innombrables reliques reposent aujourd’hui dans des églises du monde entier.

J’AI SOIF

Contemplons

Ecoutons

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Ecriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. (Jean 19, 28-29)

Méditons

Les mots de Jésus « j’ai soif » sont certainement à peine audibles. En effet, il est à bout de force, en proie à l’étouffement qui est la première conséquence d’une crucifixion, il a perdu beaucoup de sang et n’a pris ni nourriture ni boisson depuis la dernière Cène. Assoiffé, sa langue gonflée colle à son palais et le moindre mouvement des lèvres tuméfiées, lui cause d’horribles souffrances. Cependant, les soldats au pied de la croix, qui guettent la mort des trois crucifiés parce que pressés d’en finir, entendent les mots de Jésus : ils se saisissent donc de l’éponge imbibée d’une boisson vinaigrée (qui fait partie de l’équipement de base de toute crucifixion) et la tende à Jésus.

Jésus ne boit pas car sa soif aussi concourt au salut des âmes. Par conséquent, il ne veut pas l‘étancher. Il humecte simplement ses lèvres qui en reçoivent un surcroit de souffrance en raison de l’acidité.

Au-delà de sa soif physiologique, Jésus a soif de rendre à Dieu toute gloire. Il aime son Père et son Père l’aime, et leur amour est tellement grand qu’ils ne font qu’un, et cet amour est si fécond qu’il produit une troisième personne, l’Esprit-Saint. Et leur amour mutuel ne peut se mesurer car il est à leur échelle : il est infini.

Dieu est amour et mérite d’être aimé en retour d’un amour qui ne souffre aucune concession, même la plus légère. Jésus a tout souffert pour la gloire de Dieu parce que lui seul pouvait lui rendre la gloire qu’il mérite, mais aussi pour nous inviter à l’imiter en n’épargnant aucun effort pour rendre à Dieu la gloire qui lui est due.

Jésus a soif des âmes. C’est pour le salut des âmes que Jésus a souffert sa Passion. Aussi, a-t-il soif de leur communiquer le salut qu’il a acquis pour elles. Rien ne saurait attrister Jésus davantage que de voir son sacrifice d’amour rendu inutile par l’indifférence ou le refus des âmes. A sainte Marguerite-Marie, Jésus dit dans ce sens en juin 1675 : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi ». Jésus a soif de notre salut.

C’est une boisson vinaigrée que Jésus reçoit pour étancher sa soif. Cela signifie que la gloire que nous devons rendre à Dieu ainsi que le salut des âmes auquel nous devons coopérer, impliquent beaucoup de renoncements, de sacrifices. En humectant ses lèvres avec ce vinaigre, au prix d’une grande souffrance, Jésus nous rappelle que la gloire de Dieu et le salut des âmes ne résultent pas de mondanités plaisantes mais de toutes sortes d’efforts qui rechignent à notre nature et que malgré tout nous rajoutons généreusement à sa Passion comme son indispensable complément.

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ (au niveau local)

Reliquaire d’un fragment de la vraie Croix conservé en l’église Saint Louis de Strasbourg centre (bénédiction avec la relique chaque dimanche de carême après les vêpres et le vendredi après le chemin de croix).

AUJOURD’HUI, AVEC MOI, TU SERAS EN PARADIS

Contemplons

Ecoutons

Lorsqu’ils furent arrivés au lieu-dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23, 33-43)

Méditons

La tradition appelle le bon Larron Dismas et le mauvais Gesmas. D’après les Evangiles apocryphes, la sainte famille, en fuite vers l’Egypte, aurait rencontré les deux larrons sur leur route et Dismas, saisi de compassion, aurait offert un peu de lait à Marie pour Jésus. Marie lui aurait répondu que Dieu le lui rendrait. Aujourd’hui, en ce vendredi-saint, Marie est là, face à lui, quand Dieu récompense ce petit acte de charité.

Pour Anna Katarina Emmerich, Dismas est un brigand avec un bon fond. Non qu’il ait été une sorte de Robin des Bois qui a volé les riches pour nourrir les pauvres, mais, dit-elle, ce sont les circonstances de la vie et les mauvaises fréquentations qui l’ont entrainé et maintenu dans la délinquance. C’est sur cette minuscule étincelle de bon fond enfouie sous la braise de tous ses péchés que Jésus va souffler pour allumer en lui le feu d’amour qui le purifiera et le mènera à la sainteté.

La conversion de Dismas est radicale : en l’espace de trois heures, il passe d’un extrême à l’autre, d’une vie totalement contraire à l’Evangile à l’illustration des plus hautes vertus chrétiennes.

D’abord, il se laisse saisir de compassion pour Jésus qui souffre injustement : « pour nous, il est juste…. Mais lui il n’a rien fait. » Dismas a compris que Jésus est condamné par jalousie et qu’il est innocent. En même temps, il est ému par le comportement de Jésus qui ne se plaint pas, accepte tout dans l’amour, prie pour ses persécuteurs et, pour comble de toute bonté, s’extraie de sa propre souffrance pour se soucier du sort de sa mère et la confier à son disciple.

Dismas reconnait en Jésus ce qu’il est vraiment, le Messie, et met sa foi en lui. En lui demandant de se souvenir de lui dans son royaume, Dismas fait profession de foi en Jésus à qui il reconnait la souveraineté du royaume des cieux : « souviens-toi de moi quand tu seras dans ton royaume. » Et la foi de Dismas est grande, qui reconnait le Roi des cieux dans un crucifié horriblement torturé qui ne donne aucun signe extérieur de puissance et de majesté. Malgré tout, Dismas s’humilie devant lui en lui demandant de le prendre avec lui dans son Royaume.

La prière de Dismas, empreinte de contrition, contient sa demande de pardon pour toutes ses fautes. Et son pardon lui est accordé par Jésus lui-même qui pour l’absoudre, lui  promet : «Aujourd’hui même, tu seras avec moi en paradis. » Heureux Dismas à qui Jésus dit les paroles que tous voudraient entendre au moment de quitter cette vie. Dismas est le premier et le seul saint que Jésus a canonisé lui-même. Et, c’est un brigand… Jésus n’a jamais rien fait comme on aurait pu l’attendre mais toujours tout dans l’immensité de sa miséricorde.

A partir de là, et pour tout le temps où il est suspendu en croix aux côtés de Jésus, Dismas accepte son sort, contrairement à Gesmas qui ne cesse de vociférer des imprécations, de proférer des blasphèmes, et supporte son martyr en imitant Jésus : dans l’acceptation, dans l’amour, dans l’offrande.

Dismas rendra son dernier souffle après Jésus puisqu’au moment où l’on brise les jambes des larrons pour qu’ils meurent plus vite, Jésus a déjà expiré. Jésus est allé devant pour l’accueillir à la porte de son paradis et remplir sa promesse. Heureux Dismas !

L’Eglise célèbre la fête de saint Dismas le 25 mars, le jour de l’Annonciation. Pas étonnant, quand on reçoit un promesse pareille !

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Reliques de la Passion conservées en l’église Sainte Croix de Jérusalem à Rome. A gauche, un morceau de la Croix de crucifixion du bon larron, saint Dismas.

VOICI TA MERE

Contemplons

Ecoutons

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. (Jean 19, 25-27)

Méditons

Après avoir levé les yeux au Ciel pour implorer de son Père notre pardon à tous, Jésus abaisse son regard au pied de la Croix où se trouvent, réunis comme un seul, Marie, sa Mère, Jean, le disciple qu’il aimait, Marie-Madeleine, celle à qui il a été beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé, et quelques autres femmes… L’héroïsme semble être une caractéristique essentiellement féminine…

Pour signifier son pardon et prouver son amour, Jésus, qui pour nous s’est dépouillé de tout y compris de son Sang, nous donne la seule chose qui lui reste : le Cœur rempli d’amour de sa Mère. Marie s’est unie jusqu’au martyr à l’offrande de Jésus dans sa Passion pour notre salut à tous. C’est au paroxysme de la douleur qu’elle nous enfante à la vie divine au pied de la Croix. En cela, elle rappelle les cris de la femme de l’Apocalypse dont parle Jean et qui est la figure de l’Eglise qui hurle dans les douleurs de l’enfantement. Marie n’a ressenti aucune douleur en donnant la vie à Jésus qui est l’auteur de la vie mais a été déchirée jusqu’aux limites du supportable lorsqu’elle nous a enfantés en ce vendredi-saint.

Parce qu’elle a toujours suivi le Sauveur et son enseignement, parce qu’elle a toujours été l’humble servante du Seigneur, parce que personne plus qu’elle n’a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique, parce que personne plus qu’elle n’a compris et pénétré la pensée et les sentiments de Jésus, Marie comprend qu’assumer sa maternité sur tous les sauvés est sa participation à elle à la Passion de Jésus. C’est pourquoi, elle est silencieuse comme Jésus, elle pardonne comme lui et, en signe de pardon, accepte de nous recevoir comme ses enfants. Désormais, elle est intimement associée au salut de toutes les âmes par la volonté expresse de Jésus.

En Jean, c’est à chacun d’entre nous que s’adresse Jésus. Chacun de nous est un disciple aimé de Jésus à qui il demande de prendre Marie dans sa vie de foi, de la laisser exercer sa maternité. Marie est celle qui a retenu tous les événements de la vie de Jésus pour les méditer dans son cœur. A chacun d’entre nous, Jésus demande d’écouter ce que Marie veut sans cesse nous rappeler le concernant.

Si Marie est la Mère de tous les sauvés, elle l’est d’une manière toute particulière des prêtres. En effet, c’est de Jésus, le seul grand prêtre capable de présenter à Dieu le seul sacrifice qui lui soit agréable, et au cours de la Messe célébrée par Jésus-Christ Lui-même en ce vendredi-saint, qu’elle reçoit pour fils, en saint Jean, tous les prêtres, tous ceux qui sont appelés à actualiser ce sacrifice pour la gloire de Dieu et le salut du monde. En saint Jean, à qui Jésus a conféré le sacrement de l’ordre lors de la dernière Cène du jeudi-saint, Marie reçoit pour fils, tous les prêtres, tous ceux qui perpétueront le mémorial de la Passion du Seigneur. En saint Jean, ce sont tous les prêtres qui reçoivent de Jésus la garde de Marie, ou plutôt qui lui sont confiés. Ainsi, Marie est, de par la volonté de Jésus-Christ, le souverain prêtre, si intimement liée au mystère eucharistique que la célébration des mystères de notre rédemption ne saurait se disjoindre d’une intense piété mariale. Aussi n’est-ce pas sans raison que dans nombre de ses apparitions, Marie invite à la prière pour les prêtres et qu’elle les appelle ses « fils de prédilection. »

Lors de l’audience générale du 12 août 2009, le pape Benoit XVI enseigne à ce sujet : « Le Concile Vatican II invite les prêtres à voir en Marie le modèle parfait de leur existence, en l’invoquant comme « Mère du Grand prêtre éternel, Reine des Apôtres, soutien des prêtres dans leur ministère ». Et elle a droit – poursuit le Concile – « à la dévotion filiale des prêtres, à leur vénération et à leur amour » (cf. Presbyterorum ordinis, n. 18). Le saint curé d’Ars, vers lequel notre pensée se tourne de façon particulière en cette année, aimait répéter:  « Jésus Christ, après nous avoir donné tout ce qu’il pouvait nous donner, veut encore faire de nous les héritiers de ce qu’il a de plus précieux, c’est-à-dire sa sainte Mère » (B. Nodet, La pensée et l’âme du curé d’Ars). Cela vaut pour tout chrétien, pour nous tous, mais en particulier pour les prêtres. Chers frères et sœurs, prions afin que Marie rende tous les prêtres, face à tous les problèmes du monde d’aujourd’hui, conformes à l’image de son Fils Jésus, dispensateurs du trésor inestimable de son amour de bon Pasteur. »

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit : « O ma Mère ! Voilà mes frères… gardez-les… aimez-les… Vous n’êtes plus seuls, ô vous pour qui J’ai donné ma Vie ! Vous avez maintenant une Mère à laquelle vous pouvez recourir en toutes vos nécessités. »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

La Scala sancta

Les marches qui mènent au prétoire de Pilate. Cet escalier parcouru par Jésus a été transporté à Saint Jean du Latran à Rome. Les pèlerins ne peuvent le gravir qu’à genoux.

PERE PARDONNE-LEUR

Contemplons

Ecoutons

Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort. (Luc 23, 34)

Méditons

A Pierre qui lui demande jusqu’à combien de fois il doit pardonner à son prochain, Jésus répond jusqu’à soixante-dix fois sept fois : autrement dit, il doit toujours pardonner. Comme toujours, Jésus est hautement crédible parce qu’il joint le geste à la parole. Et sa crédibilité est renforcée, soulignée, exaltée au plus haut point par le fait qu’il est au comble de la souffrance quand il accorde un pardon inconditionnel, indifférencié à tous ses bourreaux.

Jésus demande notre pardon à son Père « parce que nous ne savons pas ce que nous faisons. » Oui, si les responsables de la mort de Jésus savaient vraiment ce qu’ils font, ils ne l’auraient pas cloué à la croix. Si nous savions vraiment ce qu’est le péché, nous n’en concèderions aucun et souffririons plutôt mille morts que de céder au plus léger péché véniel. La bienheureuse Jacinta, l’une des trois voyantes de Fatima, à qui Marie a montré l’enfer le 13 juillet 1917, répétait souvent : « si les hommes savaient ce qu’est l’éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »

Parce que Jésus a pris sur lui tous nos péchés, parce qu’il a fait le chemin inverse du premier Adam, parce qu’il a emprunté ce chemin d’obéissance au prix d’une extrême souffrance, il peut demander à son Père pardon et miséricorde pour nous et être exaucé. C’est par le sacrifice de Jésus que nous devenons les enfants de Dieu qui peuvent sans cesse revenir à lui en quémandant sa miséricorde et être toujours exaucés. C’est le pardon obtenu par Jésus, de son Père, auquel nous avons part chaque fois que nous recevons l’absolution. Si nous savions ce qu’est vraiment le pardon sacramentel, si nous parvenions à réaliser l’ampleur du don de Dieu dans le pardon qu’il nous accorde, si nous savions ce que ce pardon sacramentel produit en nos âmes, nous ne mépriserions pas tant le sacrement de la réconciliation.

A sœur Josefa Menendez, Jésus dit à propos de sa prière sur la croix : « Non ! Ils n’ont pas connu celui qui est leur vie. Ils ont déchargé sur lui toute la fureur de leurs iniquités. Mais, je vous en supplie, ô mon Père, déchargez sur eux toute la force de votre miséricorde ! »

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Saint Mors

Selon la légende, le « Saint Mors » de Constantin aurait été forgé avec un des clous de la Passion (celui qui aurait percé la main droite du Christ, ou les deux clous des mains selon Grégoire de Tours). Il l’aurait reçu de sa mère, sainte Hélène. La tradition chrétienne rapporte que l’impératrice Hélène aurait fait fouiller l’emplacement du calvaire et ayant retrouvé les clous de la Passion du Christ, aurait fait forger avec l’un d’eux, un mors pour le cheval de son fils, l’empereur Constantin, et aurait inséré l’autre dans le diadème impérial. Une autre tradition veut que l’impératrice fit faire avec le deuxième clou une visière de casque pour protéger le front de l’empereur et avec le troisième un bouclier pour protéger le cœur.

Cette relique est conservée au trésor de l’église de Sainte-Sophie de Constantinople jusqu’au pillage de la ville par les troupes de la 4e croisade (1202-1204). Le mors disparaît ensuite. Il réapparaît pour la première fois en 1226, sur le sceau de l’évêque Isnard de Carpentras.

Il devient l’emblème de la ville en 1260. Le mors est d’argent sur fond de gueules. À l’occasion de toutes les Saint Siffrein, le 27 novembre, la relique est présentée aux fidèles.

L’ECRITEAU

Contemplons

Ecoutons

Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. » Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. » (Jean 19, 19-22)

Méditons

Que ce soit devant ses accusateurs ou devant ses bourreaux, Jésus reste silencieux sauf quand Caïphe lui demande au nom du Très-Haut, s’il est bien le Fils de Dieu, ou quand Pilate lui demande s’il est le Roi des juifs. Dans les deux cas, Jésus confirme ce qu’ils savent déjà et refusent de reconnaitre car, si tel n’était pas le cas, ils ne chercheraient pas, pour l’un à le condamner, pour l’autre à le sauver. La Filiation de Jésus ainsi que sa royauté s’imposent avec une telle évidence qu’il n’a pas ou plus besoin de le confirmer. Tout dans son attitude, dans son silence malgré toute la souffrance du moment, prouve sa origine divine. Tous les signes qu’il a accomplis pendant les années de sa vie publique (et dont Caïphe et Pilate sont parfaitement au courant) corroborent sa royauté. Même les prophéties que Jésus accomplit jusque dans les moindres détails proclament à qui veut bien comprendre, qu’il est le maître de toute chose.

La royauté du Christ est faite d’amour et de libre adhésion ; elle ne souffre pas la contrainte. Dieu veut régner par l’amour et non par la conquête ou la domination. Aussi, ce n’est pas à Jésus de se proclamer roi mais c’est à nous de le reconnaitre pour roi, et d’un royaume qui n’est pas de ce monde. C’est à nous de nous soumettre à lui en toute liberté afin qu’il règne sur nos âmes par sa Parole et son Eucharistie et qu’en régnant sur nos cœurs, il finisse par régner sur la société tout entière. Et Jésus ne lèsera jamais notre liberté. Comme pour les juifs, Jésus nous concède la pleine liberté, même de dire : « nous ne voulons pas qu’il règne sur nous. »

Encore une fois, les mots de Pilate vont dépasser sa pensée et, à la face du monde entier et pour l’éternité, il va proclamer la royauté de Jésus en faisant rédiger un écriteau portant à la fois le motif de sa condamnation (qui n’en est pas en soi) et sa dignité : « Jésus, le Nazaréen, Roi des juifs. » Et cet écriteau est rédigé en hébreux, en latin et en grec, à savoir les langues les plus parlées de l’époque, soulignant ainsi l‘universalité de la royauté du Christ.

« Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jean 12, 32) C’est du haut de la Croix que règne le Christ. Jésus est roi et son royaume n’est vraiment pas de ce monde, car son trône c’est la croix, sa couronne une confection de ronces, son sceptre un roseau, son vêtement de sacre un pauvre pagne… Jésus a vraiment tout sauvé sauf les apparences…

Prions

Une dizaine du chapelet (1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Père Eternel, par le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur Sacré de Jésus, nous vous offrons 33 000 fois avec tous les anges et tous les saints,

le corps, le sang, l’âme, la divinité, la sainte-face, l’amour eucharistique, toutes les blessures, larmes, souffrances de votre très cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ que nous aimons tant,

en union avec les douleurs, les larmes, l’amour de la Très-Sainte-Vierge Marie,

les mérites de tous les anges et de tous les saints,

de toutes les saintes messes et communions passées, présentes, futures,

les saints rosaires et autres prières,

et dans les plaies de Jésus-Christ notre propre néant avec Lui, en Lui et par Lui,

pour la conversion des pauvres pécheurs, en réparation des péchés du monde entier, pour la sainte Eglise catholique, le Saint-Père, les cardinaux, les évêques, les prêtres, les consacrés, les pauvres âmes du purgatoire, les malades, les agonisants et toutes les personnes qui nous ont été recommandées. Amen.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les besoins de la sainte Eglise catholique.

Que par la miséricorde de Dieu les âmes des fidèles défunts, reposent en paix. Amen.

Les reliques de la Passion du Christ

Le Titulus Crucis est une relique exposée depuis 1492 dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome. C’est un morceau de l’écriteau placé au-dessus de la tête de Jésus lors de la Crucifixion.

Le 25 avril 1995 l’historienne Maria-Luisa Rigato a pu photographier l’écriteau et le peser. Le Titulus Crucis est en noyer, pèse 687 grammes, a une longueur de 25 centimètres, une largeur de 14 centimètres et une épaisseur de 2,6 centimètres. En 1998 l’historien Michael Hesemann examina l’écriteau et proposa une datation à partir du type d’écriture utilisé dans l’inscription : Ier siècle de notre ère. Sept paléographes de trois universités israéliennes, Maria-Luisa Rigato de l’Université pontificale grégorienne et le papyrologue protestant Carsten Peter Thiede confirment cette datation à partir de l’écriture sur le Titulus Crucis (style de graphie, écriture de droite à gauche,..)

Sur l’écriteau, l’on peut distinguer trois lignes d’écriture. La première ligne est composée de six lettres hébraïques qui ne sont que partiellement conservées. Les deuxième et troisième lignes avec leur inscription grecque et latine le sont mieux.