La prière des Servantes de l’Eucharistie

Contemplons

Représentation de Notre Dame d’Akita

Méditons

La Communauté des Servantes de l’Eucharistie a été fondée par Monseigneur Itô, peu de temps avant les apparitions de Notre Dame à Akita. C’est un ordre contemplatif peu connu en 1973 et qui aujourd’hui l’est à peine davantage. Cela dit, il a retenu l’attention du Ciel puisque c’est dans cette communauté qu’il a choisi de se manifester au monde.

Dès son origine, cet ordre se pose à contre-courant de l’esprit du monde. En effet, il se développe dans la période de l’après-concile Vatican II, d’après mai 68, où on veut révolutionner la Messe, la réduire à un symbole, où l’on exalte l’épanouissement personnel et rejette la nécessité de la prière, de la pénitence, des sacrifices. Or la mission que Mgr Itô fixe aux religieuses est justement de s’immoler avec Jésus pour la gloire de Dieu et le salut des âmes. Le jour de la Fête-Dieu 1973, dans son homélie, il déclare aux sœurs : « Cette communauté a été consacrée au Saint-Sacrement et doit approfondir tout spécialement la dévotion au Cœur du Christ présent dans l’Eucharistie » ; qui dit « Cœur du Christ » dit esprit de réparation donc sacrifices, mortifications, renoncements…. La prière des Servantes de l’Eucharistie dit bien : « je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre Règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme. Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes… »

Cette prière reçoit l’imprimatur du Ciel puisque la Sainte Vierge en personne, l’ange gardien, invitent sœur Agnès à la réciter avec eux. La seule retouche que le Ciel voit à y faire, c’est de rajouter le mot « réellement » pour insister sur la présence effective du Seigneur dans l’Eucharistie.

Du mode opératoire du Ciel, nous pouvons donc déduire plusieurs choses.

La première est que l’institution de la communauté des Sœurs de l’Eucharistie répond à la volonté expresse du Ciel. La Sainte Vierge dira que « chacune des sœurs est sa fille irremplaçable. »

Cette prière est inspirée par l’Esprit-Saint pour notre temps. Elle a été composée par un homme ouvert à son action. Certains pourraient aller plus loin sans craindre la contradiction, en affirmant que cette prière a été composée par le Ciel lui-même, bénie par lui et donnée au monde par l’entremise de Mgr Itô. Le Ciel confirme ainsi que l’Esprit-Saint guide infailliblement son Eglise et lui prodigue tous les secours nécessaires en temps opportuns.

Cette prière est parfaite. Si elle contenait la moindre erreur théologique, la Sainte Vierge ne demanderait pas à sœur Agnès de la réciter avec elle, moins encore que toutes les sœurs la récitent souvent en prêtant attention à chaque mot. En elles, le Ciel nous invite nous aussi à rependre souvent cette prière dans le même esprit.

Cette prière est une réponse à tous les négateurs de la présence réelle car elle est sans ambiguïté sur ce point essentiel de la théologie catholique. La Sainte Vierge, la Mère de l’Eglise, elle qui a été unie à la vie, à la Passion de Jésus comme aucune autre créature, elle qui se tient face à Dieu au paradis, la soutient et l’encourage.

Enfin, cette prière rappelle à chacun que, si Jésus est le seul Sauveur des hommes et qu’il nous a acquis le salut à tous, il attend de nous que nous y contribuions par nos œuvres. Pour être sauver, il ne suffit pas dire « Seigneur, Seigneur » (Mathieu 7, 21) mais il faut aussi accepter de « souffrir dans sa chair ce qu’il manque à la Passion du Christ » (Col 1, 24). Une foi qui n’agit pas est une foi morte (Jacques 2, 26). « Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi » (saint Augustin).

La prière des Servantes de l’Eucharistie est un petit condensé de catéchisme eucharistique. Elle invite à se décider fermement pour le Seigneur et à lui emboiter le pas. Redisons-la souvent (surtout à l’offertoire de la Messe ou devant le Saint-Sacrement exposé) en prêtant attention à chaque mot comme le demande le Ciel. Prenons-la comme une grâce insigne car elle nous conforte dans notre foi à une époque où tout prêche le contraire.

Prions

1 dizaine du chapelet (Notre Père… 10 Je vous salue Marie… Gloire au Père…)

O mon Jésus pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde (Prière que Notre Dame de Fatima souhaite à la fin de chaque dizaine du chapelet).

O Jésus qui êtes réellement présent dans l’Eucharistie, je joins mon cœur à votre Cœur adorable, immolé en perpétuel sacrifice sur tous les autels du monde, louant le Père et implorant la venue de votre Règne, et je vous fais l’oblation totale de mon corps et de mon âme.

Daignez agréer cette humble offrande comme il vous plaira, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Sainte Mère du Ciel, ne permettez pas que je sois séparé de votre divin Fils, et gardez-moi toujours comme votre propriété. Amen. (Prière des Servantes de l’Eucharistie).

Saint Michel, archange, défendez-nous dans le com­bat, soyez notre secours contre la malice et les embuches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, par la vertu divine, refoulez en enfer, Satan et les autres esprits mauvais qui sont répandus dans le monde pour la perte des âmes. Amen. (Léon XIII)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen. 

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