Le secret

Contemplons

Sœur Lucie, religieuse carmélite à Coimbra au Portugal

Méditons

Le 13 juillet 1917, Marie confie aux trois enfants un secret que par la suite on essaiera vainement de leur extirper. Les enfants gardent tout en mémoire, et Lucie, dernier témoin survivant, n’accepte de communiquer le contenu de ce secret qui se divise en trois parties, deux visions et un message vocal, qu’après en avoir reçu l’ordre de son évêque, « et avec la permission de Notre-Dame. »

Dans son Troisième Mémoire du 31 aout 1941 adressé à l’évêque de Leiria-Fatima, sœur Lucie relate la première partie du secret, la vision de l’enfer. Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprend la première partie du secret, la vision de l’enfer et y ajoute la seconde à savoir les annonces prophétiques dont le triomphe final du Cœur Immaculé de Marie.

La troisième partie du « secret » est écrite sur l’ordre de l’évêque de Leiria et de Notre-Dame le 3 janvier 1944. Elle est rédigée sur une lettre à part, puis mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrit qu’elle ne peut être ouverte qu’après 1960. La lettre est remise à l’évêque de Leiria-Fatima de l’époque. Lucie indique que seul le patriarche de Lisbonne ou l’évêque de Leiria sont autorisés à l’ouvrir après cette date. L’enveloppe scellée est d’abord gardée par l’évêque de Leiria. Puis, pour mieux le conserver, l’enveloppe est remise le 4 avril 1957 aux archive secrètes du Vatican. L’évêque de Leiria prévient sœur Lucie de ce transfert du document.

Le 17 août 1959, le Père Pierre-Paul Philippe, Commissaire du Saint-Office, porte au pape saint Jean XXIII l’enveloppe contenant la troisième partie du secret de Fatima. Mais le pape, après certaines hésitations, choisit de ne pas l’ouvrir. Paul VI, le 27 mars 1965, choisit, pour sa part, de lire le contenu de la lettre, puis renvoie l’enveloppe aux archives secrètes du Vatican, décidant de ne pas publier le texte.

Après la tentative d’assassinat du 13 mai 1981, le Pape Jean-Paul II demande l’enveloppe contenant la troisième partie du secret. Le Cardinal Franjo Seper, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, lui remet le 18 juillet 1981, deux enveloppes : l’une blanche, avec le texte original de sœur Lucie en langue portugaise et l’autre de couleur orange, avec la traduction du texte en langue italienne. Le 11 août suivant, les deux enveloppes sont remises aux Archives du Saint-Office.

En avril 2000, Lucie confirme au cardinal Bertone, que la lettre et le texte du « troisième secret » sont bien ceux qu’elle a rédigés en janvier 1944, et que ce texte est complet. En juin 2000, le Vatican publie officiellement la troisième et dernière partie du secret, livrant sa traduction ainsi qu’une copie de la lettre originale rédigée par sœur Lucie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Dites bien le chapelet tous les jours »

Contemplons

Sœur Lucie devant une statue de Notre-Dame du Rosaire de Fatima

Méditons

La Vierge Marie nous a habitué à un langage simple, concis et sans détours, répondant en toutes ses caractéristiques au précepte de Jésus : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Mathieu 5, 37). Aussi ne faut-il jamais chercher de sens caché dans les paroles de Marie car ses mots traduisent exactement sa pensée et sont choisis de sorte à être comprise sans équivoque de son auditoire.

Aussi quand Marie demande à Lucie de « continuer à bien dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix car elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est, d’une part, sa volonté mais aussi parce qu’il en est ainsi et non autrement. La paix est une grâce que Dieu a confiée à Marie et qui doit nous être accordée en réponse à la prière fervente et constante du chapelet. Si Dieu n’avait pas souverainement décidé que la paix sur terre dépendra de cette seule et unique condition, jamais Marie n’aurait tenu un tel langage en s’élevant à une position aussi éminente que celle de médiatrice de la paix. Marie est l’humble servante du Seigneur et ne veut rien que Dieu ne veuille. Aussi, si elle sort de sa réserve et déclare « qu’elle seule peut nous secourir » c’est parce que telle est la volonté du Seigneur qu’elle entend servir sans cesse et sans réserve.

Dans les mots de Marie, nous sentons l’urgence de la situation et à quel point elle nous presse de répondre à son appel. A Lucie, elle dit : « dites bien le chapelet tous les jours. » Et elle dira la même chose à chacune de ses apparitions. En disant « seule Notre-Dame du Rosaire peut vous secourir », elle insinue que tous les autres moyens sont épuisés et que Dieu n’accordera la paix qu’à la prière de Notre-Dame du Rosaire qui se présentera au nom de son peuple devant Lui les mains remplies de nos chapelets priés avec ferveur. Elle insinue qu’il n’y a pas lieu de négocier avec Dieu d’autres moyens pour obtenir la paix parce que c’est uniquement par ce moyen qu’Il veut nous exaucer. Enfin, Marie nous fait comprendre que la paix ne viendra pas par la puissance des armes ou l’habileté de la diplomatie mais uniquement par la prière du chapelet. Et pour cause, aussi bien les stratégies militaires que les efforts du pape Benoit XV et avant lui de saint Pie X, mort de chagrin de n’avoir pu empêcher le conflit, ont tous échoués.

A Pontmain, le 17 janvier 1871, Marie exprimait déjà la même idée. En effet, pendant l’apparition, alors qu’on récite le chapelet, la Vierge dans le ciel ne cesse de grandir montrant ainsi que sa puissance d’intercession augmente avec nos prières notamment du rosaire. Juste après, elle faisait écrire dans le ciel étoilé : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera sous peu. Mon Fils se laisse toucher. »  L’armistice était signée en France le 28 janvier soit 11 jours après l’apparition à Pontmain…   

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La troisième apparition de Marie

Contemplons

Lucie au temps des apparitions

Ecoutons

La plus importante des apparitions de la Cova da Iria, l’apparition clé, le fondement de tout le message de Fatima, est la troisième apparition, celle du 13 juillet. Écoutons une fois de plus la description de Lucia :

« Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez ici le 13 du mois prochain, que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours, en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’elle seule peut vous secourir.

Je voudrais vous demander de nous dire qui vous êtes et de faire un miracle pour que tous croient que Vous nous apparaissez.

Continuez à venir ici tous les mois. En octobre je dirai qui je suis, ce que je veux et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.

Là, elle formula quelques demandes dont je ne me rappelle plus très bien. Ce dont je me souviens c’est que Notre-Dame a dit qu’il fallait réciter le chapelet pour obtenir les grâces durant l’année. Et elle continua :

Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites plusieurs fois, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : Ô ! Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur immaculé de Marie.

En disant ces paroles, elle ouvrit de nouveau les mains comme lors des deux mois passés. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes quelque chose comme une mer de feu. Plongés dans ce feu, les démons et les âmes ressemblaient à des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine, qui flottaient dans le brasier, portées par les flammes qui sortaient d’elles, avec des nuages de fumée tombant de tous côtés, ressemblant à la chute des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir, qui horrifiaient et faisaient trembler d’effroi. Les démons se distinguaient par des formes horribles et sordides d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des braises de charbons noirs.

Effrayés et comme pour appeler au secours, nous avons dirigé notre regard vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse :

Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, de nombreuses âmes obtiendront le salut et auront la paix. La guerre va finir, mais si on ne cesse pas d’offenser Dieu… une autre, bien pire, commencera. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez qu’il s’agit du grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. Finalement, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. Etc. Cela ne le dites à personne. À Francisco, oui, vous pouvez le dire.

Quand vous récitez le chapelet, dites après chaque dizaine : Ô ! mon Jésus pardonnez-nous, délivrez-nous du feu de l’enfer, attirez toutes les âmes vers le Ciel, principalement celles qui en ont le plus besoin.

Après un instant de silence, j’ai demandé :

Vous ne me demandez rien d’autre ?

Non, aujourd’hui je ne te demande rien d’autre.

Et, comme d’habitude, elle commença à s’élever en direction du levant jusqu’à disparaître dans l’immensité du firmament.»

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Je ne t’abandonnerai jamais »

Contemplons

La tombe de Jacinthe et de Lucie

Méditons

François et Jacinthe sont pris dans une lumière qui se projette vers le Ciel, et Lucie dans une lumière qui se répand sur la terre. En effet, François et Jacinthe iront bientôt au Ciel et Lucie restera ici-bas, chargée de répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. C’est une cause de tristesse pour Lucie car elle sera séparée de ses cousins qu’elle aime tendrement et, pour elle, le Ciel est différé. Et, il le sera pour un moment car elle mourra à l’âge de 97 ans, le 13 février 2005 soit près de 87 années après cette annonce.

Lucie doit rester sur terre pour faire connaitre et aimer Notre-Dame, pour répandre son message et œuvrer à l’instauration de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, le moyen choisi par Dieu pour sauver de l’enfer les âmes des pauvres pécheurs. Et toute la vie de Lucie, y sera consacrée. A cette fin, Marie demande à Lucie, en cette apparition du 13 juin 1917, d’apprendre à lire. Elle n’avait pas beaucoup fréquenté l’école tenue par la nécessité d’aider sa famille notamment par la garde du troupeau de brebis. A la maison, la demande de Lucie d’apprendre à lire sera d’abord assimilée à de l’orgueil surtout que dans son milieu on n’avait pas beaucoup le souci d’instruire les filles. Et d’apprendre à lire et à écrire lui sera nécessaire pour diffuser le message de Marie. Pensons à la nombreuse correspondance qu’elle entretint avec ses évêques, ses pères spirituels, tous les papes notamment à partir de Pie XII et surtout avec Jean-Paul II.

A chacun des enfants, Marie confie une mission qui dépasse les forces humaines surtout celles de faibles enfants. Pourtant, ils la rempliront tous les trois. François et Jacinthe accepteront de mourir en sacrifice pour les pécheurs, Lucie acceptera et surmontera toutes les difficultés et contradictions qui se dresseront en travers de sa mission et qui feront, si l’on peut dire, son martyr. Aussi, à Lucie, Marie fait une promesse supplémentaire. Si elle promet aux trois enfants de la rejoindre un jour au Ciel, elle promet à Lucie « qu’elle ne l’abandonnera jamais, que son Cœur Immaculé sera son refuge et le chemin qui la mènera jusqu’à Dieu. » Et elle écrira à ce sujet au père Aparicio : «  Là, je suis toujours en sécurité, c’est le Cœur de la meilleure des mères  ; il est toujours attentif et il veille sur la dernière de ses filles. Combien cette certitude m’encourage et me réconforte  ! En Elle, je trouve force et consolation. Ce Cœur Immaculé est le canal par lequel Dieu fait jaillir sur mon âme la multitude de ses grâces. Aidez-moi à en être reconnaissante et à correspondre à tant de miséricordes.  »

Au-delà de Lucie, cette promesse, nous est faite à tous si, comme elle, nous nous confions au Cœur Immaculé de Marie. Lucie n’a pas coulé que des jours paisibles au couvent. Au contraire, vu l’enjeu du message, Satan s’est même déchainé contre elle. Mais elle a toujours éprouvé l’assistance de Notre-Dame et ne s’est jamais laissé vaincre par la démesure de la mission qui lui était confiée. En 1945, Lucie écrit à ce sujet à sa supérieure Dorothée, Mère Cunha Matos  : «  je me souviens toujours de la grande promesse qui me remplit de joie  : “ Je ne te laisserai jamais seule. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. ” Je crois que cette promesse n’est pas pour moi seule, mais pour toutes les âmes qui veulent se réfugier dans le Cœur de leur Mère du Ciel et se laisser conduire par les chemins tracés par Elle… Il me semble que telles sont aussi les intentions du Cœur Immaculé de Marie  : faire briller devant les âmes encore ce rayon de lumière, leur montrer encore ce port du salut, toujours prêt à accueillir tous les naufragés de ce monde… Quant à moi tout en savourant les fruits délicieux de ce beau jardin, je m’efforce d’en faciliter l’accès aux âmes, pour qu’elles y rassasient leur faim et leur soif de grâce, de réconfort et de secours.  »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Oui, Jacinta et Francisco, je les emmenerai bientôt au Ciel »

Contemplons

La tombe de François Marto

Méditons

En ce 13 juin, Marie annonce aux enfants la mort prochaine de François et de Jacinthe. A nos contemporains, une telle annonce peut paraitre cruelle et un tel discours insupportable. Pourtant, elle répond aux vœux des enfants qui se prépareront à cette échéance par nombre de prières et de sacrifices héroïques.

Dès la première apparition, Jacinthe dit que la dame « est tellement belle qu’on voudrait mourir pour la revoir. » D’ailleurs, la conversation du 13 mai s’engage sur le Ciel et sur la possibilité qu’ils y aillent un jour. Marie leur promit à la première rencontre qu’ils y iront. Que pourraient-ils alors craindre ? Même si pour François, Marie a mis un bémol à savoir qu’il devra auparavant dire beaucoup de chapelets. Et il en dira beaucoup, et avec quelle piété, jusqu’à 9 par jour.

En même temps que s’approche pour François et Jacinthe l’heure de la mort, se creuse en eux aussi le désir du ciel. En effet, François ne pense qu’à une seule chose : aller voir le Seigneur pour le consoler de la tristesse dans laquelle le met la perte des âmes. Quant à Jacinthe, elle ne pense qu’à se « tenir devant les portes de l’enfer » pour empêcher les âmes de se perdre éternellement. Depuis la vision de l’enfer du 13 juillet, elle ne cesse de penser à ces âmes et de nourrir pour elles une grande compassion. A Lucie, elle demandera souvent : « mais l’enfer ne finira donc jamais ? …jamais ? … que j’aie compassion de ces pauvres pécheurs… » Au père Aparicio, Lucie écrira au sujet de ses cousins : « Dites-leur aussi, Père, que mes cousins François et Jacinthe se sont sacrifiés parce qu’ils ont toujours vu la très Sainte Vierge très triste en toutes ses apparitions. Elle n’a jamais souri avec nous et cette tristesse, cette angoisse, que nous remarquions chez elle, à cause des offenses à Dieu et des châtiments qui menacent les pécheurs, pénétrait notre âme et nous ne savions qu’inventer en notre petite imagination enfantine comme moyens pour prier et faire des sacrifices. L’autre chose qui sanctifia les enfants vint de la vision de l’enfer. Voilà pourquoi, Père, ma mission n’est pas d’indiquer au monde les châtiments matériels qui arriveront certainement si, auparavant, le monde ne prie pas et ne fait pas pénitence. Non. Ma mission est d’indiquer à tous l’imminent danger où nous sommes de perdre notre âme à jamais si nous restons obstinés dans le péché. »

Marie plonge les trois enfants dans une lumière intense qui émane de ses mains et dans laquelle, ils se voient comme Dieu les voit. La lumière dans laquelle sont plongés François et Jacinthe, monte vers le Ciel, celle dans laquelle Lucie est immergée se répand sur la terre. Cette lumière, c’est la grâce. Marie leur communique toutes les grâces nécessaires à leur mission. Celle de François et Jacinthe consistera dans l’exemple d’une mort héroïque de sainteté en sacrifice pour la conversion des pécheurs qui doit les conduire au Ciel, à la manière du grain de blé jeté en terre qui meurt et porte beaucoup de fruit. Dans cette lumière, leur est donné de considérer toute chose du point de vue de l’éternité : la valeur de la prière, du sacrifice pour la conversion des pécheurs, la sainteté de Dieu, sa miséricorde et surtout l’état de leur âme. « Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. » Après cet épisode, les enfants ne seront plus jamais les mêmes mais deviendront des héros de la sainteté. Qu’on pense à la manière héroïque, pour des enfants de leur âge, dont ils ont traversé l’épreuve de l’arrestation du mois d’août et de la maladie qui les emportera.

François mourra le 4 avril 1919 et Jacinthe le 20 février 1920 emportés tous deux par la grippe espagnole, moins de trois ans après les apparitions. Il ne fallut pas plus de temps pour conduire de faibles enfants à la sainteté la plus accomplie. Pour notre monde d’aujourd’hui, c’est une chose insupportable. Pourtant c’est le plus beau cadeau que Marie pouvait leur faire car ils sont au Ciel où ils jouissent d’un bonheur sans déclin. C’est aussi un beau cadeau pour nous car de là où ils sont, ils ne cessent de prier pour nous afin que nous ayons part au même destin d’immortalité. Heureux pauvres pécheurs que nous sommes…

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Les signes de la présence de Marie

Contemplons

Vitrail représentant l’apparition de Marie à Lucie, François et Jacinthe.

Méditons

A sa première apparition, Marie annonce sa venue chaque 13 du mois jusqu’en octobre. Et, la nouvelle de ces apparitions annoncées, se répand comme une trainée de poudre. En ce 13 juin, qui a Fatima est un jour de grandes réjouissances car c’est la fête patronale, jour où les familles ont coutume de se rassembler, des dizaines de personnes sont présentes à la Cova da Iria, près du chêne-vert. Et, si Marie n’apparait qu’aux trois pastoureaux, elle donne néanmoins aux pèlerins des signes de sa présence.

En effet, nombreuses sont les personnes qui attestent que pendant l’apparition, tandis que les enfants seuls voient Marie, les petites branches du sommet de l’arbre, qui auparavant sont droites, s’inclinent comme si elles sont réellement foulées par quelqu’un. Et, pendant toute l’apparition, ces branches s’incurvent de tous les côtés, comme si elles portaient réellement le poids d’une personne. De même, à la fin de l’apparition, qui dure une dizaine de minutes, lorsque Marie repart, tous les rameaux se ramassent et s’infléchissent en direction de l’est, comme si elle laissait traîner sa robe sur la ramure.

Par ailleurs, tout le monde peut observer qu’il y a, au moment du départ de Notre-Dame, comme un souffle de fusée d’artifice quand on l’entend monter au loin, puis un petit nuage qui s’élève de l’arbre vers l’orient, jusqu’à disparaître complètement.

Ces faits sont attestés par tous les pèlerins qui en ont été tellement impressionnés qu’ils les ont racontés partout. On comprend mieux pourquoi le nombre des pèlerins et de curieux a augmenté aussi vite pour atteindre, selon les estimations les plus basses, 70 000 personnes en octobre.

« Cette seconde visite, écrit sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre combien Dieu est grand, combien il est nécessaire de réparer ses droits violés, combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La seconde apparition de Marie

Contemplons

L’église paroissiale de Fatima dédiée à saint Antoine de Padoue

Ecoutons

Malgré la fête de saint Antoine, la plus populaire et la plus courue de la paroisse, les trois enfants se présentèrent à la Cova da Iria, faisant le sacrifice de ne pas participer aux réjouissances particulières de cette journée.

Voici comment s’engagea le dialogue entre Marie et ses confidents.

Lucia raconte :

« Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez ici le 13 du mois qui vient, que vous récitiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite je vous dirai ce que je veux.

J’ai demandé la guérison d’un malade.

S’il se convertit, il guérira durant l’année.

Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel.

Oui, Jacinta et Francisco, je vais les emmener bientôt. Mais toi tu restes ici encore quelque temps. Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. À ceux qui s’y adonneront, je promets le salut et ces âmes seront chéries par Dieu, comme des fleurs posées par moi pour orner son trône.

Je vais rester seule ici ?

Non ma fille. Cela te fait beaucoup souffrir ? Ne te décourage pas. Je ne t’abandonnerai jamais. Mon Cœur immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Ce fut au moment où elle dit ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua pour la seconde fois le reflet de cette lumière immense. En elle nous nous sommes vus comme engloutis en Dieu. Jacinta et Francisco paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le Ciel et moi dans celle qui se répandait sur la Terre. Devant la paume de la main droite de Notre-Dame, il y avait un Cœur qui semblait percé par les épines qui l’entouraient. Nous comprîmes qu’il s’agissait du Cœur immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité et qui demandait réparation. »

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

La rhétorique du Ciel

Contemplons

C’est à genoux et en disant le chapelet que de nombreux pèlerins se rendent aux pieds de Notre-Dame.

Méditons

On peut être surpris par la manière dont s’exprime la Vierge Marie. En effet, sa façon n’a rien à voir avec la nôtre car empreinte de parcimonie, de simplicité, de clarté et surtout de vérité sans concession.

Si l’on veut savoir comment s’exprime un saint, il faut se pencher sur l’art oratoire de Marie. En effet, si nous avons tendance à multiplier aussi bien les mots que les effets stylistiques dans le souci d’être compris, de convaincre, de persuader, Marie, elle, n’emploie que peu de paroles pour n’en être que plus compréhensible et plus crédible. Dans le discours, de Marie, il n’y a rien qu’il faille rajouter et rien qui ne puisse être retiré. Marie nous montre que point n’est besoin d’être volubile pour convaincre. Point n’est besoin de chercher à manipuler son auditoire par des artifices pour convaincre. Ce qu’il faut, c’est se faire le porteur de la Vérité.

Parce que Marie énonce la Vérité, son message est empreint d’autorité, l’autorité même de la Vérité. Et, sa simplicité, sa clarté d’expression ne font que renforcer encore l’autorité de son message. Marie est entièrement pénétrée de la Vérité qui n’est autre qu’une personne, Jésus-Christ Lui-même, et totalement à son service. Quand à Cana, Marie nous dit « faites tout ce que Jésus vous dira » elle insinue qu’elle sera la première à faire ce qu’Il ordonnera. Comme servante du Seigneur, elle rappelle sans concession le message évangélique. Aussi ne craint-elle pas de parler et du purgatoire et de l’enfer, de toutes ces notions dont nous ne voulons plus parler et dont nous voudrions croire qu’elles n’existent pas.

Le discours de Marie est à l’image de ce qu’elle est et de tout ce que doit être un véritable chrétien : sans ambiguïté sur ce qu’il est, déterminé à réaliser son salut et celui de son prochain, toujours du côté de la Vérité avec un V majuscule, pénétré de charité chrétienne. Même si elle s’exprime avec une charité infinie, elle reste sans concession sur la Vérité qui est charité. Parce qu’elle aime Dieu et parce qu’elle nous aime, elle proclame la vérité avec autant de clarté que de simplicité afin d’être comprise de tous ses enfants, desquels elle est déterminée à réaliser le salut. Ne croyons jamais que parce que Marie se dit « l’humble servante du Seigneur », elle est une femme naïve de qui nous pouvons obtenir tout ce que Jésus nous refuse. Bien au contraire, elle se fait général de guerre contre les forces de l’enfer quand il s’agit de la gloire de Dieu et du salut du monde. En cela, elle est terrible au démon et ce n’est pas pour rien que la tradition catholique l’a appelée « victorieuse dans toutes batailles de Dieu. »

Vouloir être un saint, c’est vouloir être comme Marie. Aussi, imitons-la : parlons moins mais toujours avec simplicité, clarté quand il s’agit d’annoncer la Vérité. Ne cherchons pas à convaincre de la vérité mais laissons la Vérité que nous proclamons faire son œuvre de vérité. « La vérité vous rendra libre » a dit Jésus (Jean 8,32). La preuve, personne n’est plus libre que Marie.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

« Récitez le chapelet tous les jours »

Contemplons

La foule en prière autour de Notre-Dame du Rosaire

Méditons

A chacune de ses six apparitions, Marie demande instamment aux trois pastoureaux de « bien dire leur chapelet chaque jour en l’honneur de Notre-Dame du rosaire pour obtenir la paix car elle seule peut vous secourir. » Au-delà de ses trois confidents, c’est à nous tous qu’elle s’adresse et à qui elle demande de donner suite à cette demande.

Ne profitons pas de l’occasion pour dresser la liste exhaustive de toutes les excellentes raisons de dire le chapelet : non seulement la liste est trop longue mais en plus nous les connaissons déjà toutes sans qu’elles ne nous motivent à prendre cette demande à cœur. Dégageons-en simplement trois.

Si Marie demande qu’on dise le chapelet chaque jour, c’est parce que Dieu le veut. Comme l’humble servante qu’elle est toujours restée, Marie ne demande jamais rien pour elle mais se soumet à la volonté de Dieu en se mettant au service de notre salut. Quand Marie demande qu’on pratique une dévotion que nous lui attribuons, c’est parce que Dieu a décidé souverainement que Marie qui, en tout, lui a été si fidèle, doit avoir une place reconnue dans l’économie du salut et que par sa volonté expresse, elle doit être incontournable dans la distribution de toutes les grâces accordées à l’humanité. Lucie écrit à ce sujet : « Puisque nous avons tous besoin de prier, Dieu attend de nous, comme une sorte de redevance quotidienne, une prière qui soit à notre portée : le rosaire, qui peut être récité en groupe ou en privé, à l’église en présence du Saint-Sacrement ou à la maison, en famille ou bien seul, en voyage ou en se promenant dans les champs. Une mère de famille peut dire le rosaire en berçant son enfant ou en accomplissant les tâches ménagères. Nos journées comptent 24 heures. Ce n’est pas beaucoup demander que de dégager un quart d’heure pour sa vie spirituelle, pour une conversation intime et familière avec Dieu. »

L’une des grâces obtenues par la prière du rosaire, et nous voilà rendus à la deuxième raison, c’est la paix. Marie le dit sans détours : « seule Notre-Dame du rosaire peut vous secourir. » Si on veut la paix, il faut dire le chapelet. En 1917, nous sommes à un tournant de la guerre et les dirigeants des pays ne parviennent pas à s’accorder pour faire la paix. Notre-Dame l’insinue dans ses mots : la paix est un don de la charité infinie du Christ qui l’accordera en réponse à la prière du chapelet. Nul doute que le surcroit de prière des enfants comme des pèlerins de Fatima pendant les six mois des apparitions ont eu un rôle déterminent dans la fin de la guerre. D’ailleurs, en octobre Marie dira : « la guerre va finir et les soldats rentreront bientôt. »

Pour Marie, le chapelet est la réponse à toutes les nécessités et la solution à tous les problèmes. Lorsque Lucie, intercède pour un malade, Marie répond : « qu’il dise le chapelet tous les jours et il guérira dans l’année. » A une autre malade : « elle ne guérira pas mais qu’elle dise le chapelet tous les jours et je lui donnerai le moyen de gagner sa vie. » On pourrait citer bien d’autres exemples du même style : le chapelet est la réponse et la solution à tous les problèmes. Lucie précise : « La Vierge la plus sainte a, en ces temps où nous vivons, donné une efficacité nouvelle à la récitation du rosaire à tel point qu’il n’y a pas un problème, même des plus difficiles, temporel mais surtout spirituel, nous touchant dans nos vies personnelles ou dans nos familles… qui ne puisse être résolu par le rosaire. Il n’existe pas de problème, je vous le répète, même le plus difficile qui soit, qui ne puisse être résolu par la prière du saint rosaire. »

Alors, nous nous y mettons quand ?

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucia, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.

Le Purgatoire

Contemplons

Mosaïque représentant Notre-Dame de Fatima avec saints Francisco et Jacinta Marto

Méditons

A la demande de Lucie si Amélia est au Ciel, Marie répond qu’elle « sera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. »  Après avoir rappelé la réalité du Ciel et la nécessité d’œuvrer à son salut, Marie attire notre attention sur une autre réalité que beaucoup voudraient reléguer à un passé obscurantiste, voire ignorer, celle du purgatoire.

Le catéchisme de l’Eglise catholique définit le purgatoire comme « l’état de ceux qui meurent dans l’amitié de Dieu, assuré de leur salut éternel, mais qui ont encore besoin de purification pour entrer dans le bonheur du Ciel. » Le péché doit non seulement être absout mais aussi être réparé par une juste pénitence. Par nos péchés, nous ne faisons pas qu’offenser Dieu mais nous contractons à son égard une dette qu’il nous faut acquitter en unissant nos propres efforts aux mérites surabondants de Jésus-Christ qui nous a acquis le salut. Aucune âme, après avoir entrevu une étincelle de l’infinie sainteté divine lors du jugement particulier, ne saurait vouloir s’approcher du Dieu trois fois saint et entrer en possession du bonheur du Ciel sans en être totalement digne. Aussi, les péchés pardonnés mais non expiés en cette vie, doivent-ils l’être dans l’autre. Et Marie est claire sur ce point puisqu’Amélia restera en purgatoire jusqu’à la fin du monde. Oui, il est des âmes qui, à moins qu’on ne vienne à leur secours par nos prières, resteront en purgatoire jusqu’à la fin du monde… Cette Amélia fait-elle partie de ces âmes qui ont évité l’enfer de justesse et doivent compenser dans l’autre vie pour toute une vie passée dans l’impénitence ?

Lorsque Lucie demande si Francisco ira au Ciel, lui aussi, Marie répond : « oui, il ira mais il devra dire beaucoup de chapelets. » Par ces mots, Marie rappelle une promesse qu’elle a faite il y a très longtemps à saint Simon Stock et que l’Eglise a rappelée à ses enfants à temps et à contretemps, à savoir qu’elle préservera de l’enfer tous les dévots du rosaire et qu’elle les délivrera promptement du purgatoire si, en gardant la chasteté de leur état, ils récitent le chapelet chaque jour. Dans son insouciance enfantine, Francisco avait l’habitude d’expédier son chapelet voire d’éviter de le dire. En lui faisant remarquer ses entorses, Marie lui montre qu’elle est attentive à ses prières et qu’elle les attend. Par ailleurs, elle témoigne de son souci qu’il aille au Ciel, mais qu’en plus il soit à sa mort trouvé digne d’entrer au paradis sans passer par le purgatoire. L’enjeu de la prière du chapelet est non seulement d’assurer notre salut mais aussi de payer par ce moyen toutes nos dettes contractées par nos péchés. Enfin, par la prière du chapelet, Marie attend que nous portions secours à toutes les âmes qui, au purgatoire, attendent l’aide de nos suffrages. Francisco, c’est chacun de nous… Considérons que cette leçon nous est destinée plus encore qu’à lui…

Si Marie a voulu que les enfants évoquent le destin d’Amélia lors de la première apparition, ce n’est pas pour blâmer Amélia mais pour appeler l’attention des enfants, et dans leur sillage, de nous tous, sur la nécessité de la prière pour les défunts. Nul doute que les enfants, si héroïques quand il s’agit d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs, ont prié ardemment pour abréger le purgatoire d’Amélia et qu’aujourd’hui, elle intercède pour nous dans la gloire du Ciel.

Prions

Une dizaine du chapelet (Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père)

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre très cher Fils Notre-Seigneur Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est lui-même offensé.

Par les mérites infinis de son très saint Cœur unis aux mérites du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion de tous les pauvres pécheurs.

Saint Joseph, Père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et chaste époux de la Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous et pour tous les agonisants.

Saints Francisco et Jacinta Marto, priez pour nous.

Chère sœur Lucie, priez pour nous.

Tous les saints, tous les anges, tous les esprits bienheureux, priez pour nous.

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles défunts reposent en paix. Amen.